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Afghanistan : deux services de néonatalogie opérationnels à Mehterlam et Asad Abad

entretien avec Sophie Chuette, infirmière puéricultrice

Infirmière puéricultrice, Sophie Chuette a exercé en milieu hospitalier en France, avant de participer à différentes missions humanitaires de courte durée, en Indonésie et au Pakistan. À la fin de l’année 2005, elle est partie avec Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar, pour y exercer les fonctions de référente médicale auprès des personnels de santé de l’Etat Shan travaillant auprès des populations Wa. Revenue en France en 2007, elle vient d’assurer une nouvelle mission pour AMI en Afghanistan.

Vous revenez d’Afghanistan, quel y a été votre travail pour Aide Médicale Internationale ?
Il s’agissait d’une mission courte d’un mois, de début mai à début juin, menée dans deux hôpitaux appuyés par AMI, à Mehterlam (dans la province du Laghman et Asad Abad (dans la province de la Kunar). En qualité d’infirmière puéricultrice, j’étais chargée de contribuer à la mise en place des services de néonatalogie de ces deux hôpitaux. À Mehterlam, l’installation du service avait tout juste été commencée, et mon rôle a consisté à soutenir et accompagner les membres du service dans la définition de son organisation, dans la mise en œuvre de procédures et la validation ou la correction de pratiques.
À Asad Abad, la situation était différente puisque j’ai véritablement « monté » le service avec les personnels sur place. Nous avons donc installé les couveuses, les appareils de photothérapie, etc., jusqu’aux stabilisateurs. Les premiers bébés ont pu être accueillis juste avant mon départ.

Quel est le dispositif mis en place actuellement par AMI en matière de néonatalogie ?
Dans les deux hôpitaux dans lesquels j’ai travaillé, AMI appuie et soutient la création et le fonctionnement de services de néonatalogie. Cela concerne tout autant les personnels que le matériel de services qui peuvent accueillir chacun jusqu’à 14 très jeunes patients.
Au sein de ces services, les équipes ont été préparées et formées bien avant mon arrivée. Ainsi, à Mehterlam, le service est composé d’un médecin pédiatre et de trois infirmières ; et à Asad Abad, d’un médecin pédiatre et de deux infirmières. Notre rôle est de renforcer leurs compétences par l’apprentissage de techniques ou la mise en place de procédures. L’ouverture de ces nouveaux services générait un certain stress chez les équipes locales, et les sessions de training que j’ai pu réaliser (et qui continuent à l’être) ont pour objet de réduire ce stress et de permettre une prise en charge optimale des bébés.
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les effectifs sont très réduits au regard de la charge de travail. Lorsque le médecin spécialiste n’est pas présent (il ne travaille pas 24 heures sur 24), des médecins de garde, qui ne sont pas spécialement affectés au service et ne sont pas spécialistes de la pédiatrie, peuvent être amenés à intervenir auprès des patients. Pour cette raison, nous souhaitons proposer des formations courtes à ces médecins sur les savoirs et techniques essentiels de la néonatalogie.
S’agissant du matériel, couveuses, couveuses ouvertes, appareils de photothérapie, notre travail consiste à bien en exposer les principes de fonctionnement et d’entretien.

Quels sont les problèmes et pathologies fréquemment rencontrés dans ces services, et en quoi consiste le travail ?
Les problèmes et pathologies les plus fréquents sont des infections, la malnutrition et la déshydratation, ainsi que les conséquences de la naissance d’enfants prématurés (jaunisse, difficultés à se nourrir, infections, etc). Les équipes recourent ainsi à la photothérapie (contre la jaunisse), aux antibiotiques, à l’oxygénothérapie. Pour répondre aux problèmes d’alimentation ou de déshydratation, les personnels afghans aident les mères pour allaiter, ou utilisent des sondes de gavage (de lait maternel ou de lait en poudre).
Tous les jours, les jeunes patients sont pesés, et toutes les trois heures, une surveillance des constantes (rythme des pulsations cardiaques, fréquence respiratoire, température, saturation en oxygène, etc.) est réalisée. Chaque jour, le médecin établit les prescriptions nécessaires, qui seront suivies par les infirmières.

Quelles sont les perspectives des dispositifs à la création desquels vous avez contribué ?
Avant de parler de perspectives, un constat – positif – s’impose : les services de néonatalogie des hôpitaux de Mehterlam et Asad Abad sont aujourd’hui opérationnels. Jusqu’à neuf bébés ont été accueillis à Mehterlam, tandis que le service d’Asad Abad en a accueilli jusqu’à quatre simultanément.
Cela étant, le travail n’est pas terminé. Les moyens matériels et financiers sont réels, mais limités, et il importe de les exploiter au mieux. Cela nécessite notamment la formation continue des personnels. La préparation d’un « handbook » que j’ai réalisé (manuel reprenant l’ensemble des protocoles sur les soins infirmiers, les soins de confort de l’enfant et les soins d’hygiène) contribuera à cette formation. Une autre infirmière poursuivra le travail engagé auprès des équipes locales. De plus, Christelle Almanric, pédiatre pour AMI, qui est arrivée peu de temps après moi pour travailler dans les hôpitaux de Mehterlam et Asad Abad, est déjà très active sur la mise en place de sessions de formation et de protocoles pour les médecins et les sages-femmes.
Toutes ces actions s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue des compétences locales. Voilà ce qui a constitué le cœur de la mission que je viens d’effectuer.

Sophie Chuette conseille une maman afghane lors du bain donné à son bébé.
Sophie Chuette conseille une maman afghane
lors du bain donné à son bébé


NB : samedi 21 juin, une roquette est tombée sur l’hôpital d’Asad Abad. La roquette a frappé un bâtiment en cours de construction, à quelques mètres seulement du service de néonatalogie, dont toutes les vitres ont été soufflées. Si l’on déplore un décès, un blessé grave et un blessé léger parmi les ouvriers du chantier, les jeunes patients du service ont heureusement été épargnés.

Posté le 9 juillet 2008
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Assemblée générale d’Aide Médicale Internationale : un conseil d’administration étoffé


À l’issue d’un vote organisé lors de son assemblée générale annuelle, le 21 juin dernier, Aide Médicale Internationale s’est dotée d’un nouveau conseil d’administration. L’arrivée de nouveaux membres marque le renforcement de cette instance. Désormais présidée par le Dr Philippe Augoyard, Aide Médicale Internationale compte treize membres au sein de son conseil d’administration.

Celui-ci est composé comme suit :

Bureau
Président : Dr Philippe Augoyard (president@amifrance.org)
Vice-Présidente : Dr Chantal Aubert-Fourmy
Secrétaire générale : Dr Catherine Bilger
Trésorier : Geoffroy Malcor

Administrateurs
Marie-Amélie Degail
Thomas Guillemin
Guillaume Fest
Benoît Lagente
Geoffroy Malcor
Dr Hélène Tevissen

Suppléants
Dr Omolade Alao
Jean-Michel Pourvis
Laurence Sassone


Posté le 8 juillet 2008
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Birmanie : deux mois après le cyclone, Aide Médicale Internationale poursuit son action auprès des sinistrés


Deux mois après le passage du cyclone Nargis sur le territoire de la Birmanie, le désastre qui a frappé les populations a laissé d’importants stigmates. Le bilan en pertes en vies humaines et en dégâts matériels établi durant les semaines qui ont suivi la nuit du 2 au 3 mai dernier (134 000 habitants de la région du delta auraient péri) n’a pas connu récemment d’évolution majeure. Après huit semaines d’intervention humanitaire consécutive à la catastrophe, la situation des 2,4 millions de personnes affectées par le cyclone reste extrêmement précaire, et nécessite une mobilisation continue des équipes humanitaires.

Dans ce contexte, les équipes d’Aide Médicale Internationale poursuivent leur action auprès des sinistrés des townships de Dala, Twantay et Seikki, dans la banlieue de Yangon. Dans les premiers jours qui avaient suivi le passage du cyclone, les évaluations des équipes d’Aide Médicale Internationale avaient permis de mesurer l’ampleur des destructions et des besoins, et d’identifier les personnes les plus touchées parmi les 260 000 habitants des trois townships.

« Plus de 150 tonnes de riz ont été distribuées »

Depuis la mise en œuvre d’un plan d’action à six mois défini à la mi-mai, les équipes d’AMI ont distribué de la nourriture (plus de 150 tonnes de riz, près de 11 tonnes de haricots, 890 kg de sel et plus de 4 500 litres d’huile ont été distribués à 92 000 personnes), 9 000 bâches plastiques et plus de 6 600 kits bambous destinés à la confection d’abris temporaires (le choix du matériau dépendant de sa disponibilité selon les zones). Dans le cadre d’actions de prévention du paludisme, près de 3 200 moustiquaires imprégnées d’insecticide et autant de couvertures ont été remises à des familles. Enfin, la réhabilitation de 55 réservoirs d’eau a débuté et des analyses de la qualité de l’eau sont régulièrement assurées.

« Dans les écoles, des sessions d’éducation à la santé et à l’hygiène ont été organisées »

Dans 79 écoles des townships, dans lesquelles 36 400 enfants sont scolarisés, AMI a engagé un programme de réhabilitation des collecteurs d’eau et des latrines (à ce jour, plus de 15 écoles ont déjà été équipées). En complément à cette intervention, les équipes ont organisé des sessions d’éducation à la santé et à l’hygiène, à l’occasion desquelles des « kits hygiène » ont été remis aux différentes classes.

Enfin, le travail de réhabilitation de 44 structures de santé a débuté. En parallèle, des équipes médicales mobiles assurent sept jours sur sept des consultations de soins de santé primaire et une surveillance épidémiologique à Dala, Twantay et Seikki.

D’autres activités viennent tout juste de débuter ou seront mise en œuvre prochainement. Il s’agit notamment de la réhabilitation de 3 000 latrines (nécessitant l’identification des bénéficiaires prioritaires, et de la distribution de kits de réhabilitation), de la distribution de chlorine (chlore) à plus de 7 000 volontaires responsables de la qualité de l’eau, ou de la distribution de kits de prévention de la dengue.

Si, grâce à ces actions, et à celles entreprises par d’autres organisations de solidarité internationale, la situation des victimes du cyclone a pu être stabilisée, leurs besoins nécessitent que perdurent, le temps qu’il sera nécessaire, les actions aujourd’hui en cours.

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Posté le 2 juillet 2008
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République Centrafricaine : accès aux soins de santé primaire et accès à l’information sur le VIH/SIDA dans la préfecture de Bamingui Bangoran


Depuis avril 2007, Aide Médicale Internationale (AMI) a mis en œuvre deux projets dans la préfecture de Bamingui Bangoran, au nord de la RCA afin de rétablir l’accès des populations aux soins de santé primaire et l’accès à l’information sur le VIH/SIDA. Sylvain Rouaud, responsable de projet pour AMI rappelle la situation sanitaire de la préfecture et revient en détail sur les activités en cours et les perspectives des équipes sur place.

Quelles sont les activités qu’Aide Médicale Internationale met en œuvre à N’Délé ?
Dans le Bamingui Bangoran, au nord de la RCA, AMI mène deux projets. L’un a pour objectif de rétablir l’accès aux soins de santé primaire, l’autre de permettre l’accès à l’information sur le VIH/SIDA.
Depuis fin 2007, AMI soutient l’hôpital préfectoral de N’Délé en soins de santé primaire, et appuie 15 maternités et centre PEV (programme élargi de vaccination) dans le cadre de la relance de la vaccination de routine et la réduction de la mortalité et morbidité materno-infantile.
En matière de VIH/SIDA, il importe de savoir que dans la préfecture du Bamingui Bangoran, la prévalence du VIH a atteint le taux alarmant de 10,7 %. Ce taux est estimé à 15,1% pour les femmes (enquête à indicateurs multiples MICS 2006). Par ailleurs, aucune structure d’accueil, de dépistage ou de prise en charge des personnes affectées n’est fonctionnelle sur le territoire de la préfecture.
C’est dans ce contexte, qu’AMI a réalisé, en partenariat avec le CNLS (Comité National de Lutte contre le VIH/SIDA) et l’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population), un diagnostic de l’état des connaissances, comportements et des réponses locales à la maladie. À la suite de cette étude, un projet de sensibilisation sur la problématique du VIH SIDA, destiné principalement aux jeunes et aux femmes du Bamingui Bangoran, a été initié au début de l’année 2008 auprès des habitants de 10 villages et de la ville de Ndélé
Dans le cadre de ce projet, AMI renforce les capacités des agents socio-sanitaires, matrones et infirmiers de trois centres de santé (CS) et de huit postes de santé (PS). Une attention particulière est portée à la transmission parent-enfant (PTPE). AMI a également procédé à la formation et à la sensibilisation des membres des comités de gestion (COGES) de cette même zone d’activité qui sont en charge de la gestion sanitaire des populations. Les membres de ces COGES peuvent ainsi jouer le rôle de relais d’information au sein de chaque village ciblé.
En dernier lieu, les capacités des pairs éducateurs des dix villages ciblés et de Ndélé, identifiés au sein des associations actives dans la lutte contre le VIH/SIDA, ont été renforcées. Ceci doit leur permettre de sensibiliser et d’appuyer les jeunes et les femmes en matière de prévention du VIH/SIDA. Dans ce cadre, AMI a doté ces organismes en matériels didactiques et en préservatifs.
L’ensemble de ce projet se déroule jusqu’à la fin juin 2008. AMI souhaite pouvoir assurer l’indispensable continuum des activités entreprises, et ce de manière beaucoup plus large en touchant l’ensemble de la préfecture. Nous avons déposé des projets en ce sens.

Comment évaluez vous les activités entreprises par AMI auprès de l’hôpital de N’Délé ?
À notre arrivée à N’Délé, la fréquentation de l’hôpital était quasi nulle. Ceci était majoritairement dû aux circonstances sécuritaires qui avaient contraint une partie de la population à se réfugier dans la brousse, et à l’impossibilité de la population de participer financièrement au système de recouvrement des coûts. En raison de cette situation, la population avait essentiellement recours à la médecine traditionnelle.
Dans ces conditions, le regain de fréquentation de l’hôpital est un premier élément d’évaluation de notre action. Actuellement, la population fréquente de nouveau l’hôpital et ce de manière importante (on comptabilise environ 800 consultations par mois, soit 7 fois plus qu’avant l’appui d’AMI). La nouvelle organisation de l’hôpital et la gratuité des médicaments ont permis de rétablir l’accès à des soins de santé primaire de qualité. Un véritable lien de confiance entre la population et le système de santé a été rétabli.
Toutefois, des difficultés, sur lesquelles AMI travaille, persistent. Ces difficultés sont :

  • le faible niveau de formation des agents de santé, qui sont pour la plupart des infirmiers secouristes. Grâce à une action de plaidoyer importante auprès du ministère de la Santé, sept professionnels qualifiés, dont un médecin directeur de l’hôpital, ont été affectés à la préfecture du Bamingui Bangoran. Ceci reste encore insuffisant, mais permet de renouveler le personnel parti à la retraite. Parallèlement, les formations et supervisions organisées permettent d’actualiser le niveau de connaissance des agents de santé.
  • des difficultés sanitaires telles que l’accès à l’eau persistent au niveau de l’hôpital. AMI, en collaboration avec l’ONG Solidarités, s’est fixé comme priorité l’amélioration de cette situation.
  • le niveau d’équipement de l’hôpital. Celui-ci nécessite d’être réhabilité durablement et d’être davantage équipé.
  • l’absence de services de dépistage et de traitement des personnes affectées par le VIH/SIDA.
Pairs éducateurs sur le SIDA en formation à Ndélé

L’identification de ces difficultés permettra à l’avenir de lutter plus efficacement contre. À titre d’exemple, AMI met fortement l’accent sur la formation. L’objectif est de redynamiser le système de santé en l’accompagnant à chaque étape (urgence, transition, développement). Aujourd’hui, il reste beaucoup à faire, mais la collaboration avec la préfecture sanitaire permet réellement d’avancer et de progresser ensemble.

Comment l’action d’AMI s’inscrit-elle dans la réalité du territoire de N’Délé et des besoins des populations ?
AMI est une ONG spécialisée dans le domaine médical. Bien évidemment, pour atteindre une efficacité optimale, ses actions doivent être complétées par d’autres activités touchant à l’assainissement, à l’hygiène ou encore à la sécurité alimentaire, axes de travail qui sont tous inéluctablement rattachés au domaine sanitaire. Une récente coopération, entreprise avec l’ONG Solidarités s’inscrit dans ce sens pour le Bamingui Bangoran.
Suivant une même volonté d’initier des coopérations, AMI a réalisé un travail de plaidoyer en direction d’ONG spécialisées dans le domaine de la réfection des routes et des ouvrages. En effet, la préfecture souffre d’un véritable enclavement notamment dû au mauvais état des infrastructures routières.

Quelle est l’incidence des conditions sécuritaires sur la conduite de vos activités ?
L’aspect sécuritaire est un élément important dans la réalisation des activités d’AMI. La stratégie des projets mis en œuvre, qui met en exergue la formation et l’accompagnement par le biais des supervisions réalisées sur le terrain, au sein même des villages, implique un grand nombre de déplacements. À l’heure actuelle, les activités des braconniers, et plus récemment de coupeurs de route, posent problème et handicapent fortement les activités.
Ainsi, l’accès à certains villages très enclavés se révèle parfois impossible, privant la population de soins, d’information ou de matériel nécessaire à leur prise en charge.
Cela étant, et bien que l’intervention d’AMI dans les villages périphériques demande à être intensifiée (ce à quoi nous nous employons activement), l’action conjointe d’AMI et des autorités sanitaires dans le Bamingui Bangoran est efficace. La population a effectivement de plus en plus accès à des soins de santé primaire de qualité.


NB : ce texte a été rédigé sur la base d’une interview menée par et pour le bulletin d’information de HDPT-CAR (Humanitarian and Development Partnership Team – Central African Republic).

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Posté le 25 juin 2008
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Dans le cadre de la deuxième édition du Salon des Solidarités

Le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne : la maladie comme facteur déstabilisant pour la société

Dans le cadre d’un partenariat mené avec la Mairie de Paris, Aide Médicale Internationale organise un cycle de trois conférences dont l’objectif est de contribuer à la réflexion sur la question du VIH/SIDA en Afrique subsaharienne, notamment en termes de santé publique et d’impact économique et social.


Une première conférence a eu lieu le vendredi 6 juin dernier, dans le cadre de la deuxième édition du Salon des solidarités. Modéré par Igor Strauss, journaliste à Radio France Internationale (RFI), cet atelier intitulé « Le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne : la maladie comme facteur déstabilisant pour la société » a permis à Claire Ganne (Aide Médicale Internationale), au Dr Philippe Msellati (Institut de Recherche et de Développement) et à Julien Potet (Sidaction) de présenter et partager le fruit de leurs recherches et expériences avec un public attentif et réactif.

A noter : deux prochaines conférences auront lieu aux mois d’octobre et de novembre 2008.

Si vous souhaitez être informé des dates et lieux des prochains rendez-vous, nous vous invitons à vous inscrire à notre newsletter.

Télécharger le compte-rendu de l’atelier (au format pdf) :

PDF - 99.5 ko
Posté le 20 juin 2008
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Portrait d’un membre de l’équipe AMI en Afghanistan

Afghanistan : "je suis fier de participer au projet Health Messenger"


« Afin de permettre à la population d’être en bonne santé, le gouvernement devrait employer au moins un agent de santé dans chaque école. » Fort de sa grande expérience avec Aide Médicale Internationale, M. Latif, superviseur d’un dispositif de santé communautaire dans le Laghman, traduit avec ces quelques mots son dynamisme et son engagement dans un programme dont il est un des plus actifs volontaires.

Alors qu’il examine un enfant dans le poste de santé de son village, il raconte ses expériences passées pour le Comité suédois pour l’Afghanistan (Swedish Committee), le Programme alimentaire mondial et pour AMI. M. Latif a notamment travaillé sur des programmes de nutrition dans Nouristan, et il se souvient avec émotion de l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment à la suite de sessions d’éducation à la santé qui leur permettait d’acquérir de bonnes pratiques.

Il a suivi la formation des agents de santé communautaire (Community Health Workers) et assure aujourd’hui sa deuxième mission pour Aide Médicale Internationale. En raison de la qualité de son travail, il a été choisi pour coordonner la récente campagne « Journée nationale de vaccination contre la poliomyélite ».

Très fier de contribuer, en qualité d’être humain, à la bonne santé des populations, il remercie Dieu pour être lui-même en bonne santé. « Je suis fier d’être un messager de santé dans ma communauté. Je ressens une grande joie de pouvoir redonner du bonheur aux gens autour de moi. Vous savez, maintenant, tout le monde me reconnaît ; et chacun sait, quand il me voit, que le moment de la vaccination est venu ! »

Récemment, dans le cadre de ses visites de routine aux familles, il a détecté douze cas nécessitant un référencement vers une structure de santé, et a identifié quatre cas de rougeole dans le village de Shamatu. Son sérieux et son application font de lui un des agents de santé les plus actifs et efficaces dans le Laghman.

M. Latif estime à juste titre que les agents de santé sont la pierre angulaire du système de santé afghan. Il assure la supervision de dix postes de santé, et participe ainsi, aux cotés d’autres agents de santé, à l’amélioration quotidienne du système de santé dans la province du Laghman.

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Posté le 17 juin 2008
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Développement et paix civile en Afghanistan : AMI et les ONG françaises contribuent au débat sur l’avenir du pays


Alors que la Conférence Internationale sur l’Afghanistan se tient aujourd’hui 12 juin à Paris, des ONG françaises travaillant en Afghanistan ont entendu participer à la réflexion sur l’avenir du développement et de la paix civile en Afghanistan.

Après un colloque, organisé le 22 mai dernier, durant lequel des membres de ces organisations et des invités afghans ont analysé la situation du pays, et réfléchi aux conditions de son amélioration, huit recommandations ont été formulées à l’issue de différentes tables rondes. Leur objectif est d’améliorer l’efficacité de l’aide, d’accélérer la reconstruction du pays, de favoriser son développement économique et de contribuer au retour de la paix civile.

Dans le contexte économique, politique et social actuel de l’Afghanistan, l’engagement de la Communauté internationale (organismes internationaux, gouvernement afghan, ONG internationales et afghanes) aux côtés des populations doit s’inscrire sur le long terme pour retisser des liens sociaux empreints de confiance, instaurer un État de droit efficace et crédible, et rebâtir une économie saine.

C’est par ce message que les ONG françaises ont entendu contribuer aux échanges qui se tiendront aujourd’hui dans le cadre de la Conférence Internationale sur l’Afghanistan.


Les recommandations des ONG françaises présentes en Afghanistan :
1. les besoins essentiels des populations doivent être couverts en priorité,
2. les populations sont le moteur de la reconstruction et du développement de l’Afghanistan,
3. le renforcement d’un État afghan ayant une représentation forte en province est, à la fois, un des éléments de la stabilisation du pays et une nécessité pour son développement,
4. le retour de la paix civile nécessite une réflexion sur l’ensemble des malaises dont souffre la société afghane,
5. une séparation nette entre soutien militaire et aide à la reconstruction est nécessaire,
6. le gouvernement français doit renforcer son soutien à la reconstruction,
7. la Communauté Internationale doit avoir une lecture régionale de la problématique afghane,
8. dans la phase actuelle, l’action des ONG reste indispensable et doit être soutenue.


ONG signataires : Action contre la faim, Acted, Afghanistan demain, Afghanistan libre, Afrane, Aide Médicale Internationale, Enfants du Monde-Droits de l’homme, Madera, Mères pour la paix, Médecins du Monde, MRCA, Solidarités, Sport sans frontières, Groupe URD.

Le texte des recommandations des ONG françaises présentes en Afghanistan est accessible à l’adresse suivante
Posté le 12 juin 2008
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Afghanistan : le nouveau Salamati, consacré à la nutrition, vient de paraître


Dans le cadre de son objectif de formation du personnel de santé local, Aide Médicale Internationale publie des magazines de formation médicale continue à destination des agents de santé locaux. Depuis 1994, la revue médicale Salamati (« bonne santé », en Dari) fournit aux agents de santé afghans un outil de formation continue. Son numéro 37 (second semestre 2008), consacré à la nutrition, vient de paraître.

L’un des 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (énoncés par les Nations Unies), « réduire l’extrême pauvreté et la faim », compte parmi les priorités pour l’humanité, et particulièrement de l’Afghanistan. Le nouveau numéro du Salamati, dédié à la nutrition et la malnutrition, va au plus profond du problème, du niveau international à l’échelon communautaire. Les communautés jouent en effet un rôle crucial car ce sont elles qui sont principalement touchées par les difficultés nutritionnelles.

Elaboré pour les agents de santé communautaires, qui tiennent une place très stratégique dans ce combat, le magazine peut être lu à tous, car la malnutrition nous concerne tous.

Parmi les sujets traités pour expliquer ses problèmes et solutions, le Salamati énumère les bénéfices d’une nutrition saine, avant de passer au crible les signes et symptômes de la malnutrition. En insistant sur l’importance de l’allaitement, ce numéro est plus qu’un outil de formation continue, mais est de plus un guide quotidien aux réflexes maternels à adopter, dans tout le pays.

À côté de faits et chiffres sur la situation actuelle du pays, le magazine apporte également une touche plus légère, avec un guide photographique pas-à-pas pour les familles souffrant d’insuffisances de nutriments, des recettes saines. Enfin, des histoires vraies relevées dans les provinces illustrent le combat quotidien de certaines communautés pour l’accès à une nourriture suffisante et adaptée à leurs besoins.


Posté le 6 juin 2008
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République Centrafricaine : une deuxième base AMI opérationnelle dans la sous-préfecture des Mbrés


Depuis novembre 2007, une deuxième base d’Aide Médicale Internationale est opérationnelle dans la sous-préfecture des M’brés, en République Centrafricaine. Dans ce territoire délaissé de la préfecture de la Nana Gribizi, AMI est la seule association active auprès des populations. Alors que le dispositif sanitaire local, saccagé et ravagé par plus de 20 années de conflit, est quasi-inexistant, notre ONG apporte un appui sanitaire d’urgence à 27 000 personnes isolées vivant une crise humanitaire oubliée.

La stratégie mise en œuvre par l’équipe consiste tout d’abord à renforcer les capacités sanitaires du centre de santé de référence (CSR) encore existant, afin qu’il soit en mesure de répondre effectivement aux besoins de la population. Aide Médicale Internationale entend aussi, en s’appuyant sur des postes de santé, mettre en place une clinique mobile pour soigner la population vulnérable vivant dans les zones les plus isolées.

(formation hygiène au CSR des Mbrés)

Ainsi, par la formation des personnels locaux, l’approvisionnement en médicaments, matériels de laboratoire et médical, AMI contribue à l’amélioration du dispositif de santé des M’brés.

Les actions en œuvre portent sur :
• des soins de santé primaire,
• la sensibilisation et l’éducation à la santé dans 59 villages,
• la protection materno-infantile (suivi nutritionnel et consultations pré/post-natales),
• le soutien sanitaire à la préfecture dans le cadre du Programme élargi de vaccination (PEV),
• le référencement des patients vers le centre de santé de référence,
• le renforcement des compétences et capacités locales pour la mise en place de laboratoires et la transfusion sanguine d’urgence.

Le développement de ces activités fait écho à la permanence des besoins des populations oubliées de République Centrafricaine et traduit le renforcement du programme d’Aide Médicale Internationale auprès d’elles.

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Posté le 4 juin 2008
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20 jours après le passage de Nargis

Birmanie/Myanmar : Aide Médicale Internationale intensifie ses actions auprès des victimes du cyclone


Benoît-Xavier Loridon, délégué général d’Aide Médicale Internationale, s’est rendu en Birmanie/Mynamar du 17 au 24 mai dernier, auprès des équipes de l’association et des populations victimes du cyclone Nargis. De retour du terrain, il dresse un état des lieux de la situation au nord-est du delta de l’Irrawady, et fait le point sur les actions en cours et à venir.

Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous rendre en Birmanie/Myanmar auprès des équipes d’Aide Médicale Internationale et de la population des townships de Dala, Twantay et Seikki ?
Les raisons de cette mission sont multiples. Trois semaines après la catastrophe qui a frappé la Birmanie/Myanmar, il était nécessaire qu’Aide Médicale Internationale témoigne du soutien du siège aux équipes expatriés et locales ainsi qu’aux populations victimes du passage du cyclone.
Au-delà de ce témoignage de solidarité, ma mission avait notamment pour but d’assurer la coordination de l’action entre le terrain et le siège, l’objectif étant de ne pas laisser un décalage s’instaurer entre la réalité à laquelle les équipes sur place sont confrontées, et la vision de la situation depuis le siège. Ce risque est réel en situation de crise comme celle que nous rencontrons, or tous les acteurs, sur le terrain comme au siège, doivent partager une même analyse afin de travailler à la définition de la stratégie d’intervention la plus adaptée et la plus efficace possible.

Où les équipes d’Aide Médicale Internationale sont-elles implantées et quelle y est la situation, trois semaines après le passage du cyclone Nargis ?
Depuis 2001, les équipes d’AMI sont implantées sur trois secteurs à l’ouest de Yangon, Dala, Twantay, et Seikki, qui ont été frappés par le cyclone. Dans les premiers jours qui ont suivi le passage de Nargis, de nombreuses familles s’étaient regroupées en camps de fortune autour d’écoles et de monastères. Aujourd’hui, une grande partie d’entre elles sont retournées dans leurs villages pour tenter d’y reconstruire des abris.
C’est étonnant de constater à quel point le cyclone n’a pas frappé de manière uniforme les zones sur lesquelles il s’est abattu. Le paysage que l’on découvre est ainsi très surprenant. Quelques maisons en apparent bon état côtoient souvent des habitations totalement détruites.
Cela étant, la situation sur place est préoccupante. À Dala où je me suis rendu, les conditions sanitaires sont déplorables, des familles entières vivent dans des constructions aux toits arrachés, sans lits pour coucher les enfants, sans aucun équipement d’hygiène. Certaines zones du delta de l’Irrawady ont été davantage dévastées par le cyclone, et je suis inquiet des conditions de vie des populations qui s’y trouvent.


Comment Aide Médicale Internationale a pu accéder à ces zones sinistrées ?
Aide Médicale Internationale travaillait déjà à Dala, Twantay et Seikki avant le passage du cyclone et disposait des autorisations administratives nécessaires à la conduite d’actions de solidarité. Dans le nouveau contexte d’urgence auquel nous faisons face, les autorisations demeurent valables, et nos équipes (expatriés comme salariés birmans) peuvent circuler et travailler sur l’ensemble des trois zones. De plus, les autorités locales souhaitent que l’aide parviennent au plus vite aux populations des secteurs qu’elles administrent.

Quels sont les besoins de la population, deux semaines après le passage du cyclone ?
Les besoins de la population portent toujours, pour une bonne partie, sur des abris : « plastic sheeting » (bâches en plastique) et kits bambous, selon les lieux (sur Twantay où l’on trouve des bambous dans les champs, la taille se fait localement). Le besoin en eau est également important. Avec la saison des pluies, il devient utile de recueillir l’eau, ce pour quoi il est indispensable de mettre en place des collecteurs, et de disposer de capacité de traitement pour rendre cette eau propre à l’usage. Le traitement des eaux usées compte également parmi les priorités.
Les populations manquent aussi de vêtements, de couvertures. Enfin, la nourriture est un grave sujet de préoccupation, tant les besoins en la matière sont importants.

Quelles actions AMI met en œuvre pour venir en aide aux victimes du cyclone ?
Environ 260 000 personnes vivent dans les trois zones d’intervention d’Aide Médicale Internationale. Parmi elles, nous avons identifié 30 000 familles particulièrement vulnérables (soit environ 150 000 personnes).
A ce jour, nos équipes ont distribué 160 tonnes de nourriture (du Programme alimentaire mondial, PAM), 1 200 moustiquaires, plus de 2 800 « plastic sheeting » ainsi que des kits bambous. Près de 80 latrines ont également été construites.
Le système de santé local est peu ou pas réactivité, et nous y apportons un appui, sans déstabiliser les repères de la population par rapport au système de soins qui préexistait. Ainsi, à Twantay, grâce à deux cliniques mobiles, dont un bateau-clinique mobile, nous assurons des consultations (soins de santé primaire) et une surveillance épidémiologique. Une troisième clinique mobile assure les mêmes missions à Seikki et Dala. Nous veillons à atteindre les personnes dont les besoins en la matière sont les plus criants, même si l’accès à certaines familles reste difficile pour des raisons logistiques (ainsi, à Twantay, nos activités s’étendent à 70 % de la population répartie sur 50 % du territoire)

Y a-t-il de nouveaux risques pour la population, et comment envisagez-vous les prochaines semaines de travail ?
Depuis une quinzaine de jours, la saison des pluies a commencé, ce qui rend encore plus aigu le besoin en abris.
Les risques de malnutrition sont réels, et nous portons une attention particulière aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Nous sommes aussi vigilants quant aux risques d’épidémie (choléra, dengue), ce pourquoi nous menons une surveillance attentive. Les populations touchées par le passage du cyclone affrontent une situation très précaire, et il est indispensable de mener un travail efficace dans les semaines et les mois qui vont venir.
Ainsi, nous avons établi un plan d’action à six mois, qui porte notamment sur la veille épidémiologique, sur des activités de soins avec les cliniques mobiles, sur l’appui aux centres de santé (approvisionnement en médicaments, réhabilitation) et sur l’accès à l’eau et la gestion des eaux usées, y compris dans les écoles, puisque la rentrée est prévue début juin. Pour ce faire, il nous faudra renforcer nos équipes sur place, ce à quoi nous nous employons.

Que vous inspire la tenue, le 25 mai dernier, d’une conférence des donateurs ?
Aujourd’hui, les besoins des populations sont immenses. La mobilisation des États et des organisations internationales est indispensable pour faire face à l’ampleur de la catastrophe, et éviter que son bilan s’alourdisse. La saison des pluies a débuté, et la mobilisation humanitaire d’urgence demeure un impératif.

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Posté le 28 mai 2008
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Dans le cadre des opérations d’urgence menées après le passage du cyclone Nargis en Birmanie/Myanmar

Aide Médicale Internationale en Birmanie : 10 jours d’intervention auprès des victimes du cyclone Nargis


Implantée dans les townships de Dala, Twantay et Seikki, zones parmi les plus touchées par le passage du cyclone Nargis, l’équipe d’Aide Médicale Internationale travaille depuis 10 jours auprès des populations touchées par le cyclone. AMI assure depuis près d’une semaine la distribution de nourriture, d’abris d’urgence et de médi-caments, l’approvisionnement en eau propre à la consommation, et la construction de latrines.

Dix jours après la catastrophe, un bilan lourd... et provisoire
Près de deux semaines après la catastrophe, les observations concordantes de l’ensemble des acteurs présents dans le delta de l’Irrawady font état de dégâts matériels considérables, et de nombreuses pertes humaines. Dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikki (banlieue de Yangon) où elles sont implantées depuis 2001, les équipes d’Aide Médicale Internationale ont évalué, en début de semaine dernière, la proportion de maisons détruites ou endommagées à près de 70 %. À Dala, ce sont 91 000 personnes (70 % de la population) qui ont été affectées par le cyclone, à Twantay, 44 000 (soit environ 50 % de la population du Township), et à Seikki, 24 000 personnes (85 % de la population environ). Pour toutes les familles vivant dans ces territoires (soit 260 000 personnes), les besoins immédiats portent sur la nourriture, la construction de latrines, des kits d’hygiène, des abris, des vêtements et, après l’apparition de quelques cas de fièvre et de diarrhées, des médicaments et des soins, notamment pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge (plus de 8 600 enfants de moins de cinq ans vivent dans ces trois townships).

Des risques sanitaires
Les conditions sanitaires actuelles ainsi que la malnutrition accroissent les risques de maladies diarrhéiques, de paludisme, de dengue, d’infection aiguë des voies respiratoires. Choléra et typhoïde sont susceptibles de se répandre à la faveur de déplacements de populations. Les sources d’eau habituelles peuvent devenir vecteurs de maladies en raison des inondations et des dommages subis par les systèmes d’assainissement.

Aide Médicale Internationale : une action rapide et maîtrisée
Après avoir déterminé les objectifs prioritaires de son intervention, Aide Médicale Internationale tente depuis une semaine de stabiliser la situation des 260 000 habitants des townships de Dala, Twantay et Seikki durement frappés par le cyclone. Les équipes, composée de sept expatriés et de soixante Birmans, ont assuré le 9 mai dernier la distribution de nourriture pour trois jours pour plus de 29 000 personnes (28 tonnes de riz à Dala, et 12 tonnes de riz à Seikki) et remettent à la population des kits pour la construction d’abris en bambou, des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des kits d’hygiène (seau avec couvercle, savon, etc.). Elles ont également construit 20 latrines à Dala et débuté la construction de 20 autres à Twantay et 20 à Seikki. Aide Médicale Internationale a également distribué des médicaments dans les quelques centres de santé de la zone qui peuvent encore recevoir des patients.

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Posté le 13 mai 2008
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Après le passage du cyclone Nargis au Myanmar

Birmanie/Myanmar : Aide Médicale Internationale assure ses premières interventions d’urgence auprès des populations de Dala, Twantay et Seikgyi


Rapidement mobilisée après le passage du cyclone Nargis sur le territoire de la Birmanie/Myanmar, Aide Médicale Internationale assure ses premières interventions auprès des populations sinistrées des townships de Dala, Twantay et Seikgyi. Lundi 5 et mardi 6 mai, les équipes d’Aide Médicale Internationale se sont rendues dans ces zones les plus touchées pour constater l’ampleur des destructions et évaluer précisément les besoins des populations qui tentent de survivre. Aujourd’hui 8 mai, Aide Médicale Internationale met en oeuvre un plan d’action d’urgence destiné à répondre aux besoins essentiels des victimes du cyclone des zones de Dala, Twantay et Seikgyi.


Des pertes humaines et des dégâts matériels de grande ampleur

Présente au Myanmar dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (banlieue de Yangon) depuis 2001, les équipes d’Aide Médicale Internationale se sont rapidement rendues dans certaines des zones les plus touchées par le passage du cyclone Nargis, pour évaluer la situation des populations. Dans ces zones auxquelles elles ont pu accéder, nos équipes évaluent la proportion de maisons détruites ou endommagées à près de 70 %. À Dala, ce sont 91 000 personnes (70 % de la population) qui ont été affectées par le cyclone, à Twantay, 44 000 (50 % de la population du Township), et à Seikgyi, 24 000 personnes (85 % de la population environ). Dans les trois townships, de nombreuses familles se sont réunies en camps de fortune, autour d’écoles et de monastères. Un des plus importants camps, à Dala, regroupe plus de 3 000 personnes, qui ne disposent que d’un ou deux jours de réserves alimentaires, n’ont quasiment aucun accès à des soins et vivent dans des conditions d’hygiène déplorables (seules six latrines leur sont accessibles). D’autres familles, dont les maisons ont été endommagées ou détruites, n’ont pas rejoint ces camps, et survivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Le bilan humain, pour le moment difficile à évaluer avec précision, risque de s’aggraver dans les heures et les jours à venir, d’autant que sur toutes les zones, les centres de santé ont été pour la plupart détériorés ou détruits.

La stratégie d’intervention d’Aide Médicale Internationale

Les besoins immédiats, pour toutes les familles, portent sur la nourriture, les latrines, des kits d’hygiène, des abris, des vêtements et, après l’apparition de quelques cas de fièvre et de diarrhées, des soins, notamment pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes.

Après trois journées consacrées au recueil des données et à la définition d’un programme d’action, les équipes d’Aide Médicale Internationale, composées de personnels expatriés et birmans, mettent en oeuvre, depuis ce jeudi, les premières actions en faveur des habitants de Dala, Twantay et Seikgyi. Elles assurent ainsi la construction de latrines, notamment auprès des personnes déplacées qui se sont rassemblées en camps et distriburont demain 40 tonnes de nourriture. La distribution d’abris, notamment de kits de construction en bambou, est prévue dans les prochains jours. L’accès à des soins de santé primaire est également assuré par les personnels médicaux et paramédicaux des équipes.
Aide Médicale Internationale tente ainsi de stabiliser la situation des 265 000 habitants des townships de Dala, Twantay et Seikgyi durement frappés par le cyclone, et prévenir de nouvelles pertes humaines.

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Posté le 8 mai 2008
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Premières observations de l’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar après le passage du cyclone Nargis


L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar s’est rendue lundi 5 et mardi 6 mai dans certaines des zones les plus touchées par le cyclone Nargis. La région du delta de l’Irrawaddy, par laquelle le cyclone s’est engouffré sur le territoire birman, a subi d’énormes dégâts. Plusieurs zones proches de la ville de Yangon, parmi lesquelles le township de Maputa, mais également Dala (où AMI travaille depuis 2001) et Twantay ont été considérées comme prioritaires pour l’accès aux opérations humanitaires.

À Dala, et Twantay, l’équipe d’Aide Médicale Internationale a pu observer les importants dégâts occasionnés par le cyclone. Eau et électricité n’étaient pas rétablies sur toutes les zones. Les pertes humaines, nombreuses, restent difficiles à évaluer avec précision.

De nombreux Birmans ont perdu leurs habitations, et des familles entières ne disposent pas d’abri. Quelques « camps de sans domicile » se sont spontanément formés, rassemblant autour d’écoles, ou d’autres bâtiments collectifs des centaines, ou milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

Les besoins essentiels portent aujourd’hui sur la distribution de nourriture, d’eau, de tentes, sur la mise en place de latrines et la prévention des épidémies. Des mouvements spontanés de solidarité ont été observés : ainsi, des familles riches et des moines ont donné de la nourriture aux personnes rassemblées dans les camps. Cependant, cette aide est sporadique et non durable, alors que les besoins sont très importants et nécessitent la coordination des actions des acteurs en présence.

L’aide humanitaire aux victimes du cyclone Nargis est indispensable. Depuis maintenant plus de trois jours, l’équipe d’Aide Médicale Internationale travaille, en coordination avec les organisations internationales présentes sur place, et les organisations et autorités locales, à la définition et la mise en œuvre d’un plan d’action cohérent et efficace. La réponse à la catastrophe qui frappe la Birmanie/Myanmar devra être rapide, adaptée, et coordonnée pour éviter que son ampleur s’aggrave.

Les programmes mis en œuvre par Aide Médicale Internationale couvrent jusqu’à présent une population de plus de 500 000 personnes particulièrement vulnérables : minorités (Karens, ethnies montagnardes de l’Etat Shan, les Lahu, Akha, Wa, Royingas dans l’Etat du Rakhine), ainsi que déplacés ou « relocalisés ». AMI est présente sur trois terrains d’intervention :
  • la région Wa : accès aux soins des populations Was. Depuis 2003, AMI travaille à la frontière birmano-chinoise, dans la partie Nord de l’Etat Shan.
  • la région de Buthidaung : accès aux soins des populations Royingas. (AMI est présente dans le Township de Buthidaung (État de l’Arakan au nord-ouest du pays) où vit une importante minorité musulmane, les Royingas).
  • Yangon : depuis juillet 2001, AMI est présente dans le Township de Dala (banlieue de Yangon), “dortoir-marécage” où vivent plus de 100 000 personnes. Depuis 2005, AMI travaille également dans les townships adjacents de Twantay et de Seikgyi sur deux principaux volets d’intervention : distribution d’eau et programme HIV.

Sur les trois zones d’intervention, les activités en œuvre portent sur :

  • les soins de santé primaire,
  • la prévention et l’éducation à la santé,
  • le développement communautaire,
  • la santé materno-infantile.

D’autres programmes spécifiques (lutte contre le VIH/SIDA, formation d’agents de santé communautaire, construction et réhabilitation d’infrastructures d’eau et d’assainissement, etc.) sont développés dans chacune des zones d’intervention : plus d’informations sur nos programmes au Myanmar.

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Posté le 7 mai 2008
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Aide Médicale Internationale mobilisée pour évaluer la situation des populations victimes du cyclone Nargis en Birmanie/Myanmar


Présentes en Birmanie/Myanmar depuis 2001 dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (dans la banlieue de Yangon), ainsi que dans la région des Was (État Shan) et celle de Buthidaung (État de l’Arakan), l’équipe d’Aide Médicale Internationale s’est rapidement rendue dans certaines des zones touchées par le passage du cyclone Nargis, pour évaluer la situation des populations victimes.

L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar a constaté, dans les zones de Dala et de Twantay, la réalité des dégâts consécutifs au passage du cyclone. Les premières observations vont permettre d’évaluer la nature et l’ampleur des besoins des populations. Dans le « dortoir-marécage » de Dala où vivent plus de 100 000 personnes auprès desquelles AMI travaille depuis 2001, les conditions sanitaires étaient déjà très précaires avant le passage du cyclone. Aujourd’hui, les ravages provoqués par Nargis rendent indispensable une nouvelle action humanitaire rapide, adaptée, et coordonnée.

Les programmes mis en œuvre par Aide Médicale Internationale couvrent jusqu’à présent une population de plus de 500 000 personnes particulièrement vulnérables : minorités (Karens, ethnies montagnardes de l’Etat Shan, les Lahu, Akha, Wa, Royingas dans l’Etat du Rakhine), ainsi que déplacés ou « relocalisés ». AMI est présente sur trois terrains d’intervention :
  • la région Wa : accès aux soins des populations Was. Depuis 2003, AMI travaille à la frontière birmano-chinoise, dans la partie Nord de l’Etat Shan.
  • la région de Buthidaung : accès aux soins des populations Royingas. (AMI est présente dans le Township de Buthidaung (État de l’Arakan au nord-ouest du pays) où vit une importante minorité musulmane, les Royingas).
  • Yangon : depuis juillet 2001, AMI est présente dans le Township de Dala (banlieue de Yangon), “dortoir-marécage” où vivent plus de 100 000 personnes. Depuis 2005, AMI travaille également dans les townships adjacents de Twantay et de Seikgyi sur deux principaux volets d’intervention : distribution d’eau et programme HIV.

Sur les trois zones d’intervention, les activités en œuvre portent sur :

  • les soins de santé primaire,
  • la prévention et l’éducation à la santé,
  • le développement communautaire,
  • la santé materno-infantile.

D’autres programmes spécifiques (lutte contre le VIH/SIDA, formation d’agents de santé communautaire, construction et réhabilitation d’infrastructures d’eau et d’assainissement, etc.) sont développés dans chacune des zones d’intervention : plus d’informations sur nos programmes au Myanmar.

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Posté le 6 mai 2008
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Aide Médicale Internationale rejoint la Coalition française contre le paludisme


Le 17 avril dernier, Aide Médicale Internationale a été admise au nombre des organisations membres de la Coalition française contre le paludisme.

Créée en novembre 2006 à l’initiative des Amis du Fonds Mondial Europe, cette coalition regroupe des acteurs publics et privés – ONG, entreprises, instituts de recherche, pouvoirs publics et organisations internationales –, investis dans la lutte contre le paludisme. Constituant un espace de dialogue et de travail entre les acteurs la composant, son objectif est de sensibiliser l’opinion publique et de lutter contre cette maladie. Aide Médicale Internationale entend contribuer aux échanges menés au sein de la Coalition en y faisant part de ses expériences, et échanger avec l’ensemble des structures qui concourent à la lutte contre la maladie.

Quelques rappels sur le paludisme
Le paludisme (ou « malaria »), est une maladie parasitaire qui sévit dans les zones tropicales et sub-tropicales. Cette maladie est provoquée par des parasites microscopiques, les plasmodium, et est transmise d’homme à homme par la piqûre de moustiques vecteurs : les anophèles femelles. Les symptômes de cette maladie sont divers : fièvre, frissons, courbatures, céphalées, troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), voire complications neurologiques. Ces symptômes peuvent s’aggraver très rapidement, et entraîner le décès du malade.
Le paludisme compte parmi les maladies parasitaires les plus répandues dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 40 % de la population mondiale, vivant essentiellement dans les pays les plus pauvres, est exposée au paludisme. L’OMS estime que près de 500 millions de personnes sont infectées chaque année par le paludisme. Le paludisme reste dans beaucoup de pays la première cause de décès, et motive 30 % à 50 % des consultations hospitalières. La plupart des cas et des décès surviennent en Afrique subsaharienne. Néanmoins, l’Asie, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Europe sont également touchées.
Le paludisme est une maladie évitable et guérissable. Pour lutter contre le paludisme, l’OMS recommande trois types d’actions distinctes et complémentaires : 1. la protection et la prévention, qui passe notamment par la distribution gratuite (ou à des prix fortement subventionnés), de moustiquaires imprégnées d’insecticide à tous ceux qui en ont besoin. 2. le recours à la pulvérisation contrôlée à effet rémanent à l’intérieur des habitations pour réduire le nombre des moustiques vecteurs. 3. Enfin, en matière de prophylaxie, le protocole ACT, une combinaison médicamenteuse comportant de l’artémisinine, est encouragé et favorisé. Aucune résistance n’étant répertoriée, c’est aujourd’hui le traitement le mieux adapté (mais dont le prix le rend inaccessible à de nombreux pays en voie de développement).

AMI et la lutte contre le paludisme
Sur l’ensemble de ses pays d’intervention, qu’ils se situent les zones d’endémie ou dans les zones de prolifération saisonnière, AMI entreprend des actions de lutte contre le paludisme. AMI travaille en collaboration avec les autorités sanitaires des pays dans lesquels elle intervient, et respecte avant tout les protocoles nationaux.
AMI se positionne dans une démarche tant prophylactique que curative. Les objectifs d’Aide Médicale Internationale en matière de lutte contre le paludisme sont les suivants :

  • réduire l’incidence des formes sévères du paludisme,
  • améliorer les compétences du personnel impliqué dans la lutte antipaludique afin d’optimiser les performances,
  • sensibiliser et éduquer les communautés au problème du paludisme, afin d’obtenir leur adhésion et leur participation,
  • promouvoir les mesures d’hygiène dans le cadre de la lutte anti vectorielle,
  • harmoniser les interventions des différents acteurs impliqués dans la lutte antipaludique.

Plus d’informations sur la Coalition française contre le paludisme : www.coalitionpaludisme.org

Posté le 29 avril 2008
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Haïti : espoirs et projets d’une bénéficiaire



Marie-Lande, 24 ans(1), bénéficiaire du programme Enfants et jeunes des rues d’AMI en Haïti, témoigne de son parcours et ses activités avec AMI. En phase de transition(2) dans le cadre du dispositif, elle exprime aussi ses espoirs et ses projets.



Quelles sont les activités qu’AMI vous propose ?
Depuis longtemps, je me rendais à des ateliers de sensibilisation sur les comportements sexuels et sur le SIDA ; on nous montrait par exemple comment utiliser les préservatifs. Je rencontrais aussi des personnels soignant lors des consultations assurées à l’occasion des visites de la clinique mobile dans la base « cimetière » (3). De plus, j’étais pair éducateur, et l’on me formait pour que je travaille avec les autres dans la base. J’ai également suivi des activités artistiques, d’art floral, de broderie et de discussion de groupe à Pétion ville. Depuis octobre dernier, je participe aux activités de cuisine et de ménage. Lorsque je m’y rends, j’emmène mes enfants à la crèche d’AMI.

En quoi pensez-vous que ces activités vous préparent à une réinsertion ?
Grâce à l’indemnité qu’on me donne aujourd’hui, j’ai pu mettre ma fille de six ans à l’école, j’arrive à prendre soin de ma famille, et je pense qu’un jour prochain je deviendrai quelqu’un comme tout le monde. Ce qui m’aide aussi à me réinsérer, c’est qu’aujourd’hui, les gens qui ne me connaissent pas ne peuvent pas deviner que je suis une fille des rues.

Qu’avez-vous appris depuis que vous avez intégré le programme de stages ?
J’ai beaucoup appris depuis que j’ai intégré le programme de stages. Par exemple, je sais aujourd’hui qu’il faut se protéger des microbes qu’on a chez soi, et qu’il est important de nettoyer souvent, en respectant des règles d’hygiène strictes. Ainsi, on nous apprend à porter des cache-nez lorsque l’on passe la serpillière.

Comment voyez vous votre avenir ?
Mon problème, c’est que lorsque j’ai commencé mon stage, je n’avais quasiment rien pour mes quatre enfants, et presque toute l’indemnité que j’ai reçue jusqu’à aujourd’hui a été dépensée pour eux. Cela dit, Sheila (la responsable éducative) travaille toujours avec nous pour trouver un moyen pour ne pas retourner dans la rue si le stage s’achève, ou si le programme venait à prendre fin. Mais j’espère qu’on me gardera encore pendant un peu de temps pour que je puisse être complètement autonome. En fait, j’aimerais beaucoup lancer un petit commerce.


Propos recueillis par Delphine Magre, chef de mission Haïti pour AMI jusqu’à avril 2008.


(1) Le programme AMI en Haïti s’adresse aux enfants et jeunes de 0 à 21 ans. Cependant, les jeunes mères isolées d’enfants en bas âge peuvent participer au dispositif mis en œuvre.
(2) Le programme Enfants et jeunes en situation de rue d’AMI en Haïti est organisé selon quatre grandes phases : approche (identification des enfants et jeunes, et premier contact), amorçage (intensification des relations, stabilisation comportementale), transition (stabilisation sociale autogérée) et réinsertion (cette dernière étape est assurée par des partenaires locaux).
(3) Les enfants et jeunes en situation de rue se réunissent en groupes attachés à un lieu. La base désigne à la fois le groupe et son lieu d’implantation.
Posté le 29 avril 2008
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Haïti : une responsable éducative témoigne.


Sheila, responsable éducative au sein du programme Enfants et jeunes en situation de rue en Haïti, revient sur l’action d’AMI, et sur le travail entrepris spécifiquement auprès des jeunes filles.

Comment AMI intègre-t-elle les jeunes filles dans son programme d’accompagnement médicosocial ?
Les jeunes filles en situation de rue constituent, avec les enfants et des PVVIH (personnes vivant avec le VIH), une population extrêmement vulnérable. Des dispositifs et activités spécifiques ont donc été mis en œuvre à leur intention. Par ailleurs, elles sont prioritaires sur les stages hygiène et garderie, car nous estimons que l’exercice de leur responsabilité de mère peut être renforcée par de telles formations.

Quels sont les critères de sélection des stagiaires ?
Pour être éligible au programme de stage, le jeune doit répondre aux critères suivants :
  • être un enfant ou un jeune en situation de rue,
  • être bénéficiaire du programme d’accompagnement éducatif,
  • avoir une certaine stabilité comportementale et sociale,
  • avoir manifesté une volonté de respecter les règlements du programme et du centre.
  • En plus de ces critères, le nombre d’enfants au centre, l’ancienneté dans le programme, et l’assiduité aux activités sont des facteurs pris en considération lors de la sélection d’une jeune fille au programme de stage.

    En quoi consiste le soutien d’AMI à ces jeunes filles ?
    C’est un véritable contrat pédagogique, basé sur un engagement moral fort, qui nous lie à ces jeunes filles, qui reçoivent une indemnité mensuelle, un repas par jour et peuvent confier leurs enfants à la crèche AMI quand elles viennent au centre médico-social de proximité (CMSP).
    Le soutien d’AMI aux jeunes filles des rues prend notamment la forme de stages, organisés autour d’un programme de suivi : suivi étroit des jeunes filles enceintes et séropositives par l’équipe médicale, et suivi étroit des enfants de moins de 6 ans des jeunes filles stagiaires. Le stage est animé par un tuteur/éducateur, qui organise, entre autres activités, des formations sur les questions d’hygiène alimentaire et corporelle, et sur les notions essentielles de l’économie sociale et familiale, pour apprendre aux jeunes filles à gérer les indemnités qu’elles reçoivent. Enfin, un suivi psychologique ponctuel peut être entrepris en cas de nécessité.

    En quoi les stages proposés aux jeunes filles en situation de rue peuvent-ils les aider à se construire un avenir meilleur ?
    L’indemnité qui leur est versée aujourd’hui a permis à deux d’entre elles d’envoyer leurs enfants à l’école maternelle, et trois ont pu se payer un loyer. Quelques autres se préparent aujourd’hui à aller à Calvaire pour la fête de Pâques. Cette année, elles n’iront pas pour mendier, mais pour vendre des bougies, confectionnées dans le cadre d’une activité autonome qu’elles ont créée avec leur indemnité mensuelle de stage. À travers toutes ces démarches, qui représentent de véritables avancées, les jeunes filles posent elles-mêmes les bases de leur réinsertion.

    Propos recueillis par Delphine Magre, chef de mission Haïti.
    Posté le 18 mars 2008
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    Haïti : Favorisons les partenariats !


    Travailler en complémentarité est aussi l’assurance d’un travail de qualité basé sur des expertises réelles et d’une pérennité des actions engagées qui ne s’arrêteront pas avec nous.

    Boulo Valcourt, un musicien haïtien, de renommée internationale, a monté une fondation pour favoriser la naissance de nouveaux talents artistiques. Son studio d’enregistrement se trouve sur la place Boyer, tout près d’un lieu de vie d’enfants et jeunes des rues de Pétionville, agglomération proche de Port-au-Prince.

    En août 2006, intrigué par les va-et-vient de nos cliniques mobiles sur la place, il interpelle les enfants bénéficiaires pour connaître notre travail. Régulièrement à partir de cette date, il discute avec les responsables médicaux, puis sociaux. Un projet naît : organiser avec tous les enfants et jeunes des rues un gigantesque concours de free style, avec pour premier prix l’enregistrement du clip vidéo de la chanson gagnante. Le succès auprès des jeunes est immédiat. Pendant des mois, ils préparent, sous la direction de nos éducateurs et des musiciens de la fondation, les paroles et les rythmes qui seront proposées en décembre 2006 lors de la compétition officielle. Le groupe de rap XX gagnera le premier prix avec la chanson Jistis Rap, enregistrée en studio en août 2007.
    La réussite de ce premier partenariat nous a amené à réfléchir ensemble à de possibles collaborations futures. Une petite fête de Noël, sous le signe du chant et de la danse, a pris forme et vie en mélangeant enfants des rues et enfants du quartier populaire de Martissant sous la direction de deux musiciens de la fondation Boulo Valcourt. Les sourires sont la meilleure preuve de la réussite de cette journée.
    L’intérêt et motivation manifestés par la grande participation des enfants a finalement permis d’aboutir à une confiance réciproque entre les enfants, la fondation Boulo Valcourt et AMI. Cette confiance se concrétise aujourd’hui par la création d’une collaboration officielle sur une sensibilisation artistique gérée par les musiciens de la fondation au sein du centre d’AMI à Martissant. Cette sensibilisation artistique entre en renforcement du programme d’activités menées par AMI et dont l’objectif est la stabilisation comportementale des enfants et des jeunes des rues afin de favoriser leur réinsertion sociale.
    La sensibilité et motivation dont les artistes de la fondation Boulo Valcourt font preuve, prouvent la grande compréhension et l’engagement moral et humain de cette partie de la société civile. Cet engagement doit être diffusé auprès d’autres partenaires avec lesquels nous sommes en discussion aujourd’hui pour développer des activités d’alphabétisation, de rattrapage scolaire, d’hébergement…

    Travailler en complémentarité est aussi l’assurance d’un travail de qualité basé sur des expertises réelles et d’une pérennité des actions engagées qui ne s’arrêteront pas avec nous.

    par Delphine MAGRE, chef de mission Haïti

    Posté le 27 février 2008
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    REGARDS SUR LA BIRMANIE, exposition de photographies, Rennes


    Emmanuelle Leray, ancienne épidémiologiste pour Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar, fait part de son expérience à travers des portraits et des instantanés de la vie quotidienne de ces populations birmanes touchées par une crise humanitaire profonde.

    Depuis le 2 février et jusqu’au 29 mars 2008, vous pouvez découvrir ses photographies au restaurant La Réserve, 36 rue de la Visitation, 35000 Rennes.

    Le vernissage a lieu le 12 février 2008 à 18h30. N’hésitez pas à vous y rendre et à partager avec Emmanuelle Leray ses impressions sur ce pays et à prendre connaissance des actions d’AMI sur le terrain.

    En effet, et avec le soutien du service d’aide humanitaire de la Commission européenne [ECHO], AMI s’est focalisée sur les soins de santé primaire, la prévention et l’éducation à la santé, le renforcement des capacités locales et la santé materno-infantile au bénéfice des victimes les plus vulnérables de la crise au Myanmar, aussi bien que pour les réfugiés le long de la frontière, en Thaïlande.

    Pour plus d’informations sur la Mission Birmanie/Myanmar cliquez ici
    Posté le 6 février 2008
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    Première mission : le Darfour


    Entretien avec Anthony DAMMA, logisticien AMI à Khor Abeche et Ed Al Fursan de retour de 9 mois sur le terrain (décembre 2007)

    Pouvez-vous nous décrire brièvement votre parcours ?

    Originaire de Brignoles (village de la région du Var), j’ai tout d’abord étudié les Langues Etrangères Appliquées à Toulon. Après l’obtention de ma maîtrise j’ai suivi le DESS Aide Humanitaire Internationale que dispense l’Université d’Aix en Provence.
    A la suite de cela j’ai tout d’abord effectué un stage au siège d’AMI au département logistique durant 5 mois avant de partir pour le Soudan. Ce fût ma première mission en tant qu’acteur de l’humanitaire. J’y suis resté 9 mois en tant que logisticien sur la base de Khor Abeche au départ de la mission puis avec l’évolution des besoins j’ai été amené à assurer la logistique également sur le village d’Ed Al Fursan.
    Cette première mission je l’ai ressenti vraiment comme « un grand saut ». Partagé entre la peur de ne pas être à la hauteur et l’adaptabilité aux conditions de sécurité tels que les couvre-feux, mon premier sentiment était surtout celui de pouvoir m’engager dans une crise humanitaire d’ampleur et y apporter ma contribution aussi justement que je le pouvais.
    A l’arrivée il faut réellement quelques semaines d’adaptation, l’équipe sur place nous donne les informations clés et nous guide pour être efficace très rapidement. Une fois lancé dans la mission on s’aperçoit vite qu’il y a peu de place pour l’émotivité et le ressenti.

    Dans quel contexte les équipes d’AMI interviennent-elles au Darfour ?

    Depuis octobre 2004, AMI est présente dans les zones rurales du Sud Darfour. Nous restons l’une des seule ONG à intervenir en dehors des camps de réfugiés ou des villes et à aller à la rencontre des populations civiles qui tentent de maintenir un semblant de vie « normale » dans leur village.
    Pour reprendre rapidement l’identité du projet, il y a une base administrative et logistique à Khartoum et 3 bases opérationnelles à Nyala, Ed Al Fursan et Khor Abeche. Sur place nous étions une dizaine d’expatriés (chef de mission, responsable de projet, administrateur, logisticien, médecin, infirmière, sage-femme). Ainsi que 70 collaborateurs locaux de profils identiques.
    Les équipes d’AMI ont fait le choix d’intervenir à la fois dans la zone gouvernementale au Sud mais également dans la zone rebelle au Nord Nos activités sont donc centrées autour du soutien au Ministère de la Santé soudanais particulièrement par la formation du personnel médical local, la réhabilitation, l’appui et la construction de centres de santé. Cette gestion se fait surtout avec du personnel de santé local (AMI investit beaucoup pour la formation de ce personnel médical déficient). Nous prenons en charge également des besoins de santé locaux grâce aux cliniques mobiles préventives, où nous allons à la rencontre de personnes qui n’ont accès à aucun soin de santé si ce n’est une fois par semaine à notre contact.
    AMI à également reprit une base de Médecin Sans Frontières hollande à Shéria avec des activités comparables à celles citées.

    Pouvez-vous nous parler plus en détail des difficultés rencontrées en tant que logisticien, et ce que vous avez apprécié dans cette fonction ?

    Tout d’abord, il faut savoir qu’au départ je suis parti en tant que logisticien mais compte tenu des besoins variables, j’ai ensuite été amené à occuper le double poste de logisticien/administrateur sur une base en zone rebelle à Khor Abeche.
    L’une des principales contraintes et difficultés réside dans le manque de réactivité de certains fournisseurs et collaborateurs (manque de rapidité d’approvisionnement des matériaux, médicaments…). A laquelle s’ajoute la lenteur des procédures administratives qui est parfois voulues. De plus, j’étais à 3 heures de voiture Nyala, la base principale depuis laquelle on se faisait acheminer tout et n’importe quoi : matériau, médicaments, nourriture, moyen de réhabilitation…ce qui n’améliorait pas les délais comptes tenus des aléas que nous rencontrons sur la route. Puis, des contraintes sécuritaires nous ont amenés à des évacuations (provisoires ou préventives) particulièrement récemment avec le vol de 2 voitures début novembre à Khor Abeche. Nous avons donc décidé de suspendre les activités pendant plusieurs mois sur ce site en attendant d’obtenir plus d’informations sur les conditions du vol et retrouver les voitures.
    Cependant, ce que j’ai préféré dans cet fonction c’est la diversité du travail tant côté administration que côté logistique. J’ai aussi beaucoup apprécié de travailler avec la population locale. L’occasion d’une rencontre interculturelle mais aussi la volonté de s’inscrire dans un objectif commun d’amélioration durable de la qualité de vie des personnes. La qualité de notre travail dépend étroitement de cette relation avec les locaux, de notre adaptabilité au contexte, à la culture sans en oublier l’essentiel : le professionnalisme. Cette première mission m’a beaucoup marqué humainement.

    Pour conclure, en réaction à l’actualité, avez-vous ressentis des incidences des suites de l’affaire de l’Arche de Zoé ?

    A Nyala même, il n’y a rien de particulier à signaler sauf l’organisation d’une manifestation par les écoles où finalement peu de personnes se sont mobilisées (enfants instrumentalisés par leur professeur).
    Par contre à Khartoum, le gouvernement a redoublé de vigilance par rapport aux différentes procédures telles que les enregistrements des ONG. Le gouvernement surveille encore plus qu’auparavant les actions menées.
    En ce qui me concerne je n’ai subi aucune pression particulière à la suite de cette affaire. Je pense que cette actualité à été l’occasion d’une réaction certaine sur le terrain mais beaucoup moins dur que ne le présente nos médias.

    propos recueillis par Adeline Hoste

    décembre 2007
    Posté le 11 décembre 2007
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    POSITIONNEMENT COMMUN : Retour sur les agissements de l’association l’Arche de Zoé


    Action Contre la Faim, Aide Médicale Internationale et Solidarités, Organisations Non-Gouvernementales (ONG), travaillant au Darfour depuis plusieurs années, ont souhaité préciser quelques points lors d’une rencontre avec Son Excellence l’Ambassadeur du Soudan en France.

    Action Contre la Faim, Aide Médicale Internationale et Solidarités condamnent avec la plus grande fermeté la tentative récente de l’association L’arche de Zoé d’évacuer des enfants du Tchad vers la France.

    Cette rencontre avait comme objectif de :
    • condamner avec la plus grande fermeté, la tentative récente de l’association Arche de Zoé d’évacuer des enfants du Tchad vers la France.

    • rappeler les valeurs fondamentales qui guident leurs actions sur le terrain : impartialité, neutralité, respect du droit international, collaboration avec les autorités locales.

    • faire part de leur inquiétude sur les relations de travail qui existent depuis plusieurs années entre le gouvernement de la République du Soudan et les ONG françaises au service des populations soudanaises suite à l’initiative illicite de l’Arche de Zoé.

    Action Contre la Faim, Aide Médicale Internationale et Solidarités souhaitent que ces positions soient transmises aux autorités de tutelles de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Soudan en France.
    Un courrier lui a été remis, co-signé par François Danel, directeur Général d’Action Contre la Faim, Benoît-Xavier Loridon, Délégué Général d’Aide Médicale Internationale et Alain Boinet, Directeur Général et Fondateur de Solidarités.

    Posté le 28 novembre 2007
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    Etats des lieux : VIH/SIDA 2007


    par Docteur Chantal Aubert-Fourmy, Présidente d’Aide Médicale Internationale

    Voici la fin de l’année 2007, et l’épidémie due au VIH/SIDA continue de progresser encore et toujours.
    Le nombre de personnes vivant avec le virus (PVV) a progressé de 2,6 millions entre 2004 et 2006. 4,3 millions d’adultes et d’enfants ont contracté la maladie en 2006, soit environ 400 000 de plus qu’en 2004, dont 40 % ont entre 15 et 24 ans. Le différentiel s’explique par le nombre de décès (environ 3 millions chaque année).
    L’Afrique subsaharienne supporte toujours la plus grande partie du fardeau de l’épidémie mondiale avec 63% des PVV (32% rien que pour l’Afrique Australe), et 72% des décès dus au VIH/SIDA en 2006.
    Mais l’épidémie progresse de manière plus rapide en Asie de l’Est, en Europe Orientale et en Asie Centrale, où le nombre de PVV a augmenté de 20% entre 2004 et 2006, en raison d’une augmentation de 70% des nouvelles contaminations dans cette même période.
    En Amérique du Nord, aux Caraïbes et en Amérique Latine le nombre de nouvelles contaminations est resté stable durant ces deux dernières années.
    On voit donc de grandes disparités dans l’évolution de l’épidémie dans le monde, où les régions qui ont le plus tardé à prendre en compte la réalité de l’épidémie, sont celles où sa progression est la plus rapide. Nous en revenons toujours à la réalité du terrain : pour chaque pays, observer les modes de contamination les plus fréquents : prostitution, drogues injectées, sexualité non protégée etc…En fonction du constat, définir des stratégies de prévention spécifiques et appliquer une politique nationale volontariste sans tabou et sans discrimination. Les résultats sont là quand tout est mis en œuvre, comme au Lesotho où l’épidémie se stabilise.
    Les femmes sont toujours les premières victimes, même si depuis 2 ans la proportion de femmes nouvellement contaminées se stabilise. Les recommandations de l’OMS pour soutenir les femmes ont évolué au fil du temps, et d’une attitude de méfiance contre l’agresseur masculin, nous évoluons vers une attitude de coopération avec les hommes.
    En 2005 : « Encourager l’accès aux nouvelles options de prévention, notamment le préservatif féminin et les microbicides ».
    En 2006 : « Encourager l’égalité entre les sexes et examiner les normes sexospécifiques et les rapports entre les sexes afin de réduire la vulnérabilité des femmes et des filles, tout en impliquant les hommes et les garçons dans cet effort ».
    Ce changement de mentalité est très significatif de la réflexion éthique, philosophique et sociologique que mènent tous les acteurs de la lutte contre le VIH. Sans cesse, il faut remettre en cause nos théories, nos convictions, aussi généreuses soient-elles. Ce n’est qu’à ce prix que nous viendrons à bout de cette épidémie.
    Pendant ce temps, les progrès thérapeutiques se poursuivent. S’ils n’ont aucune incidence sur le nombre de nouvelles contaminations, ils révolutionnent le quotidien des PVV au moment où leur système immunitaire commence à défaillir. L’accès aux traitements antirétroviraux s’étend rapidement grâce aux médicaments génériques.
    Malheureusement, l’apparition de résistances à ces traitements lance de nouveaux défis : l’extension du nombre de molécules génériques disponibles bien sûr, mais surtout l’accompagnement des personnes sous traitement antirétroviral. La première cause de résistance aux traitements est la mauvaise observance : soit en raison de rupture d’approvisionnement, soit en raison de difficultés psychosociales, soit encore plus fréquemment, par lassitude face aux contraintes et effets indésirables des médicaments. La mobilisation de tous les acteurs est indispensable pour soutenir et encourager au quotidien toutes ces personnes qui souffrent dans leur corps et dans leur cœur.

    Posté le 27 novembre 2007
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    Vous avez dit Petite Enfance ...


    par Albert ROCHET, référent psychosocial du Programme d’accompagnement médical et psy-chosocial en faveur des enfants et jeunes des rues de Port-au-Prince, Haïti.

    Afin de renforcer l’accompagnement des enfants de 0 à 6 ans et de leurs mamans, Aide Médicale Internationale organise et développe des activités dédiées à la prise en charge psychosociale de la petite enfance ; activités qui viennent enrichir le programme médical de Protection Materno-Infantile déjà en place. La prise en charge fonctionne depuis maintenant trois semaines. Nousaccueillons pour le moment 7 bébés de 1 à 18 mois et 4 enfants de 3 à 5 ans. Au vu du succès de ce programme, il faut s’attendre à ce que le nombre d’enfants augmente dans les semaines à venir. Les enfants sont accueillis par une éducatrice sociale responsable du service Petite Enfance et une animatrice enfants de 8h00 à 15h30, tous les jours.

    Quotidiennement, un service de garderie et d’éveil éducatif est à la disposition des mamans en stage de pré-insertion long (8 jeunes filles et 10 enfants) et des mamans en phase de transition qui viennent pour des activités ponctuelles au Centre Médico-Social de Proximité.

    Les activités se déroulent dans une salle spécialement aménagée et un espace de jeu extérieur. Les enfants ont également un repas adapté à leur âge.
    La journée s’organise autour d’activités créatives (peintures, collage…), ludiques (jeu libre, organisé, jouets...), éducatives (comptines...), et en fin de journée, l’accent est mis sur les soins corporels : douche, brossage de dents ...
    Ce sont des moments de détente autant pour les enfants qui ont un espace sécurisé pour jouer ainsi qu’une personne qui s’occupe d’eux à plein temps ; que pour les mamans qui pour quelque temps peuvent s’occuper un peu d’elles et parfois aussi jouer : certaines mamans sortent à peine de l’adolescence…
    Les mamans bénéficient de divers activités : artistiques, discussions en groupe, discussion en privé avec la psychologue…et autres activités à venir du type sorties, spectacles, cinéma…avec ou sans leurs enfants.
    Pendant encore quelque mois, le temps que le dispositif se mette en place et que le personnel se forme, le programme offrira un espace de détente et de loisirs de type garderie, avant de devenir un vrai outil d’accompagnement socio éducatif avec des méthodes de renforcement de la fonction parentale, un accompagnement à la scolarisation (via des partenaires).

    Il nous semble indispensable de travailler en même temps avec les enfants et leurs mamans pour réduire les abandons d’enfants et réduire les comportements à risques susceptibles de mettre en danger la santé physique et mentale des enfants.

    Posté le 19 novembre 2007
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    PMI en Haïti : une infirmière témoigne


    Infirmière AMI au sein de l’Unité des Comportements A Risque (UCAR) depuis début 2007. Dans le cadre de l’UCAR, Mythide JOSEPH travaille essentiellement sur les activités de Protection Maternelle et Infantile (PMI).


    Quels sont les objectifs des activités de Protection Materno-Infantile ?
    Dans un souci d’accès de soins de santé primaire pour les plus démunies, Aide Médicale Internationale compte pallier les problèmes de santé les plus urgents des enfants et jeunes des rues de Port-au-Prince. Afin de soutenir spécifiquement les jeunes filles des rues en âge de procréer et les enfants de 0 à 5 ans, AMI met en place des activités de Protection Materno-Infantile (PMI). Ainsi, les jeunes filles bénéficient d’un suivi médical de leur grossesse de façon systématique. De plus, les équipes d’AMI assurent des sensibilisations sur différents thèmes en vue de faciliter leur compréhension de la grossesse et de la maternité. Enfin, nous leur facilitons l’accès au programme de planification familiale et surveillons l’état nutritionnel, vaccinal et staturo-pondéral des enfants de 0 à 5 ans. Parallèlement, des activités de Petite Enfance apportent un soutien psychologique aux jeunes mamans.

    Quelles sont tes fonctions dans le cadre des activités PMI ?
    Dans le cadre de ce programme j’accompagne les filles de rues enceintes. Pendant la grossesse : je fais l’éducation des futures mères sur l’allaitement maternel. J’insiste sur l’hygiène et l’entretien de soi et de l’enfant à naître. Je mets un accent particulier sur la planification familial et ceci avant même l’accouchement sinon il est souvent trop tard. Je sensibilise constamment, sur la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Je parle aussi de l’alimentation des enfants en fonction de leur développement. Afin de les convaincre de l’importance de la vaccination, j’aborde le sujet dès le début de grossesse. Puis, je les assiste à l’accouchement dans le souci d’une maternité sans risque et je suis toujours à leur coté jusqu’à la sortie de l’hôpital pour superviser la mise au sein immédiate. Enfin j’organise avec elle le suivi post natal dont la durée est fonction du déroulement de l’accouchement et des suites de couches.

    Comment se passe une journée de travail ?
    Une journée commence au bureau. Je prépare, avec le médecin responsable de l’unité les besoins journaliers : médicament, dossiers médicaux, argent, etc. en fonction des filles que nous allons rencontrer. Puis l’équipe se rend dans la rue ou dans un centre d’accueil pour rencontrer les filles à suivre en ce jour. En fonction du besoin, nous faisons des consultations, spécialisées ou non parfois des examens de laboratoire ou d’imagerie. Nous nous chargeons de jouer aux parents avisés et veillons à ce que tout se passe bien dans les différentes structures fréquentées par les jeunes filles. Puis nous veillons à la mise en route du traitement prescrit. Il faut s’assurer qu’elles aient bien intégré la posologie et la durée du traitement. Enfin, je donne les derniers conseils et consignes puis je prends rendez-vous pour la prochaine visite et nous retournons au bureau pour faire le bilan de la journée, les rapports et autres taches.

    Jusqu’à quand accompagnes-tu ces jeunes mères ?
    Je suis aux côtés de ces jeunes filles-mères jusqu’à ce que leur enfant ait un an puis le suivi devient moins intense. Nous continuons à donner des soins au besoin et on suit la croissance, l’état nutritionnel etc. Ces enfants font ensuite partie de nos bénéficiaires et ont accès au programme d’accompagnement médico-social d’AMI.

    Comment les bénéficiaires voient elle le programme de PMI ?
    Beaucoup d’entre elles sont satisfaites des services que nous rendons mais naturellement elles demandent beaucoup plus. Par exemple elles ne veulent pas que leurs enfants vivent dans la rue et réclament des logis, certaines veulent un micro financement pour créer le petit commerce…etc. Mais ce n’est pas le mandat d’AMI, nous essayons néanmoins de les orienter vers les structures adéquates.

    Quel est ton mot de fin ?
    Je dirai que le programme de PMI est très bénéfique pour la population cible mais reste tellement insuffisant. Il y de grandes joies avec les mères mais aussi de grandes frustrations.

    Posté le 19 novembre 2007
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    La demande prioritaire des Birmans : du riz...


    par Erwan Le Grand, chef de mission AMI en Birmanie de 2005 à 2007.

    Si, initialement, les manifestations étaient profondément liées aux conditions de vie précaires et la vie chère dans le pays, les autorités birmanes ont réussi à faire oublier les justes et pragmatiques réclamations pour les orienter purement sur le terrain politique.

    Pourtant, avant même d’aspirer à plus de démocratie, ce que demande prioritairement les birmans se limite à l’essentiel qu’ils n’ont pourtant pas. Du riz. On estime qu’un tiers des enfants de moins de 5 ans du pays souffrent de malnutrition chronique, et que la moitié des 130.000 enfants qui décèdent chaque année avant d’avoir 5 ans est la conséquence directe d’un manque de nourriture. De l’eau. Selon les données du gouvernement, 25% de la population totale du pays n’a pas accès à l’eau potable ou à l’assainissement. Des soins. Avec un budget représentant moins de 2% du budget global du gouvernement (environ 0,3 euros par personne et par an), les services de santé publique birmans sont pratiquement inexistants. Les personnels de santé sont sous-payés, les infrastructures totalement dégradées et les médicaments et équipements médicaux absents de la plupart des centres de santé publique.

    Et la situation empire encore lorsque l’on considère les zones de frontière du pays qui sont pratiquement toutes le lieu de tensions ou de conflits entre ethnies et groupes armés locaux d’un bord, et armée ou milices progouvernementales de l’autre. Des crises humanitaires chroniques maintiennent les populations des zones frontalières dans un état de pauvreté et de vulnérabilité extrême. Les populations du Myanmar vivent à un niveau de pauvreté le plus profond en Asie du Sud-Est, alors même que les fonds humanitaires destinés à répondre aux besoins sont de loin les plus faibles de la sous-région : moins 1,5 euros par habitant par an d’aide humanitaire international, alors que des pays voisins, comme le Laos par exemple reçoivent jusqu’à 50 euros par habitant et par an."

    Pourtant, les ONGs internationales qui sont présentes depuis plus de 15 ans dans le pays parviennent à aider ces populations, et ce sans que l’aide ne soit détournée par le gouvernement. Plus que dans beaucoup d’autres pays en conflits ouverts où les problèmes d’insécurité contraignent les acteurs humanitaires à limiter leurs déplacements et leur contrôle, il est possible au Myanmar d’aider les populations les plus vulnérables de manière transparente, effective et sans intermédiaires. Il est alors de notre responsabilité à tous en tant qu’acteur humanitaire de rendre compte de la situation et pousser au plus loin notre espace d’intervention.

    Posté le 29 octobre 2007
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    Appel à l’aide pour le peuple birman /communiqué de presse

    Communiqué de presse commum

    Rangoun, le 23 octobre 2007.

    Nous, organisations non gouvernementales travaillant en Birmanie, sommes profondément attristés et inquiétés par les événements récents qui se sont passés dans le pays. En tant qu’organisations travaillant sur les problématiques humanitaires, nous pensons qu’il est fondamental que nous sortions du silence pour exprimer notre point de vue sur la détérioration de la situation humanitaire dans le pays, qui a elle-même contribué aux événements récents. Nous exhortons tous les acteurs à accroître leurs efforts pour répondre aux causes sous-jacentes la crise actuelle.

    La récente flambée des prix des carburants, élément déclencheur des événements, a profondément aggravé les conditions de vie déjà précaires de la majeure partie de la population. Les politiques économiques et sociales actuelles, en affaiblissant continuellement les mécanismes de survie des communautés, ont conduit beaucoup de Birmans à vivre sans le minimum vital.

    Des investissements insuffisants pour répondre aux besoins des populations aggravent encore la situation. Du fait des trop faibles dépenses publiques dans les domaines de la santé et de l’éducation, la population n’a qu’un accès restreint ou inexistant aux services de base dans de nombreuses régions du pays. En l’absence de services sociaux, la société civile a tenté localement de répondre aux besoins mais elle reste limitée dans sa capacité à agir officiellement.
    Malgré les efforts de la communauté humanitaire pour apporter une assistance internationale, ce soutien reste toujours insuffisant, les projets trop restrictifs et le champ d’intervention des organisations fréquemment menacé.
    Alors que les organisations non gouvernementales internationales ont pu développer et étendre leurs actions, leurs interventions restent limitées en terme de couverture géographique et sectorielle.
    Nous croyons que les facteurs mentionnés ci-dessus ont contribué à la crise humanitaire actuelle. Il est aujourd’hui essentiel de consolider et maintenir les programmes existants tout en évaluant et cherchant de nouvelles manières de travailler ensemble pour aider au mieux la population birmane.

    Nous appelons donc à :

    • renforcer les politiques du secteur public et optimiser ainsi les réponses aux besoins humanitaires des personnes les plus vulnérables. Cela implique une augmentation des dépenses de santé, d’éducation, et en faveur d’un accès à un niveau de vie décent ;

    • faciliter l’intervention des organisations locales et internationales dans le pays ;

    • accroître significativement l’aide internationale pour répondre directement aux besoins des plus vulnérables.


    ONG humanitaires signataires : Action contre la Faim, Aide Medicale Internationale, Asian Harm Reduction Network, CESVI, Deutsche Welthungerhilfe/German Agro Action, Enfants du Monde Droits de l’Homme, International HIV/AIDS Alliance, Malteser, Medecins du Monde, Norwegian People’s Aid, Population Services International, Save the Children, Terre des Hommes-Italy

    Contacts presse :

    • Lucile Grosjean, Action contre la Faim, +33 1 43 35 82 22, lgrosjean@actioncontrelafaim.org
    • Anne Cassaing, Aide Medicale Internationale, +33 1 41 50 59 90, communication@amifrance.org
    • Pascal Tanguay, Asian Harm Reduction Network, +66 53 893 175, pascal@ahrn.net
    • Sara Maresca, CESVI, +39 35 20 58 058, saramaresca@cesvi.org • Marion Aberle, Deutsche Welthungerhilfe/German Agro Action, +49 228 2288 128, presse@dwhh.de
    • Simon Moore, International HIV/AIDS Alliance, +44 1273 718 900, smoore@aidsalliance.org
    • Petra Ipp, Malteser International, + 49 221 9822155, Petra.Ipp@malteser-international.org
    • Inger Sandberg, Norwegian People’s Aid, + 47 97977591, inger.sandberg@npaid.org
    • David Olson, Population Services International, dolson@psi.org
    • Dominic Nutt, Save the Children, + 44 207 012 6546, +44 7831 650409 d.nutt@savethechildren.org.uk
    • Terre des Hommes - Italy, + 39 2 28970418, ufficiostampa@tdhitaly.org
    • Gregoire Lechat, Enfants du Monde Droits de l’Homme, + 33 1 42 72 71 78, glechat@emdh.org

    Posté le 23 octobre 2007
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    Haïti : entretien avec un éducateur ...


    Dans le cadre du programme de pré insertion mis en place par Aide Médicale Internationale, des jeunes des rues de Port-au-Prince en phase dite de transition et suivis par l’Unité Psychosociale et Educative d’AMI ont remis en état le Centre Médical et Social de Proximité Delmas 101. Ce type de chantier a pour but de permettre, aux enfants et jeunes, l’acquisition de capacités et de compétences nécessaires à l’insertion dans la vie sociale et professionnelle d’Haïti.


    Widmark a 28 ans.Il a une formation de base dans les métiers du Bâtiment. Superviseur adjoint dans un orphelinat, il a également travaillé comme animateur scolaire et encadré des activités artistiques avant de travailler pour Aide Médicale Internationale. Il est éducateur social au sein d’AMI depuis le 14 novembre 2005.
    Il répond aux questions d’Albert Rochet, coordinateur du volet social.


    Que penses-tu du programme de pré insertion ?
    Pour moi c’est une bonne initiative. C’est un programme qui permet d’aider les enfants à sortir de la rue et répond à une demande qu’ils font depuis quelques mois, ils ne s’attendaient pas à ce que cela soit mis en place dès à présent.. Ils nous ont dit que cela devait être renouvelé.

    Quel est ton rôle dans le programme de pré insertion ?
    Depuis 2004, en tant qu’éducateur social, je suis responsable des enfants de 12 à 25 ans. Pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls, je travaille avec eux, je donne des idées, j’organise les activités. Pour la pré insertion, je suis responsable du chantier. Je donne de nouvelle compétence, j’oriente, j’aide, je maintiens la discipline, je fais respecter un cadre, des contraintes, des règles et leur permet de prendre des responsabilités. On m’a confié ces tâches car les métiers du bâtiment je connais. Mon papa était chef de chantier et j’ai une formation en construction de bâtiment, je suis ferrailleur de formation.

    Quelles sont les premières impressions des enfants après le premier chantier ?
    Ils ont été très contents, Après le premier chantier de 3 jours, ils ont dit que ce n’était pas assez, mais ils étaient contents. Ils voulaient continuer à travailler. Ils disaient que ce chantier leur avait permis d’être valorisés. Ils ont appris à peindre, à travailler ensemble, à faire équipe pour mieux avancer. D’ailleurs, ils ont accepté de continuer à cheminer avec nous, de suivre encore nos activités.

    Peux-tu me raconter rapidement comment s’organise un chantier de pré insertion ?
    Ce chantier est destiné aux enfants qui manifestent l’envie de sortir de la rue – ce sont des enfants dits en phase de transition -. Je sélectionne les enfants qui vont participer au chantier. Les enfants signent un contrat. Ce contrat leur fait respecter un cadre. Je leur explique ce qu’il faut faire, et leur montre comment utiliser le matériel, j’organise plusieurs ateliers et ils se mettent au travail. Je passe sur les ateliers pour vérifier qu’ils respectent les consignes. AMI leur offre un petit déjeuner et un repas à midi. Le soir, ils sont chargés de nettoyer le matériel. Les enfants se lavent et quittent le chantier vers 16h00.

    Que va-t-il se passer après les chantiers pour ces enfants ?
    Je fais un tour de leur base de vie pour voir ce qu’ils font avec leurs sous.
    Voici un exemple : un enfant était en 6ème année de fondamentale lorsqu’il est arrivé dans la rue, il avait tellement envie de poursuivre sa scolarité qu’il a acheté un uniforme et payé sa scolarité pour toute l’année à l’école publique, il a, d’ailleurs, dû verser un bakchich pour pouvoir forcer l’inscription. AMI va continuer à suivre ces jeunes et développer les partenariats avec des institutions haïtiennes pour, par exemple, orienter les jeunes vers des formations professionnelles.

    Pour terminer as-tu autre chose à ajouter ?
    Je suis content qu’on m’ait choisi pour être le tuteur de ces enfants. Je vais continuer à faire plus d’efforts pour pouvoir les soutenir et donner des idées novatrices. Mon objectif serait de monter un atelier d’artisanat avec les enfants et jeunes des rues qui ont le plus de talent pour qu’ils puissent travailler et gagner des sous. Avec ces sous là, on peut les aider pour la scolarité et pour acheter des vêtements et qu’ils puissent devenir autonomes. S’ils ont un travail à faire ils ne seront pas toute la journée dans la rue.


    Posté le 17 octobre 2007
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    Aide Médicale Internationale a déménagé !


    Chers AMIs, chers collègues,

    Nous avons le plaisir de vous informer que notre association s’est installée définitivement à Pantin depuis le 10 septembre.
    Nous vous invitons à prendre note de nos nouvelles coordonnées :

    Aide Médicale Internationale

    1, rue Pré Saint-Gervais

    93500 PANTIN

    Tél : +33 (0) 1 41 50 59 90

    Fax : +33 (0) 1 57 42 53 77



    Bien à vous,



    La Direction.




    Posté le 6 septembre 2007
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    Thaïlande : Populations oubliées, les réfugiés birmans.


    Alors que les autorités thaïlandaises ne leur reconnaissent aucun droit (interdiction de se déplacer, de travailler...), ce sont plus de 150 000 réfugiés birmans qui ont trouvé refuge en Thaïlande depuis 1995.
    Totalement dépendantes de l’aide internationale, ces populations issues des minorités Karen, Karenni ou Môn ont fui les exactions de junte militaire au pouvoir.

    Depuis 1995, AMI accompagne la minorité karen et concentre ses activités sur trois camps : Nupoe, Umpiem et Maela. Ils témoignent.

    ____________________________________


    Kaw L. - 63 ans - Réfugié Birman hospitalisé à l’Hôpital de Maela

    "Ce que j’aimerais c’est cultiver libre et en paix avec ma famille"

    Kaw L., 63 ans, vient d’arriver à l’hôpital du camp de Maela. Il souffre d’un ulcère peptique qui a entraîné une anémie sévère.
    Il arrive de Birmanie et c’est la première fois qu’il traverse la frontière à cause d’un problème de santé. Il raconte son histoire :

    « C’est un long trajet depuis mon village. On m’a porté dans un brancard pendant trois heures à travers la forêt jusqu’à la rivière qui marque la frontière avec la Thaïlande. Ensuite, une voiture m’a amené jusqu’au camp.

    Mon village est situé dans le district de Pa-an, dans l’état Karen. Nous n’avons ni clinique ni médicaments. La clinique la plus proche est en zone contrôlée par l’armée birmane. C’est loin et la route est minée. Même s’il y a des médicaments là-bas nous n’osons pas y aller.

    Et puis je n’ai pas confiance. Une fois un infirmier militaire birman est passé dans le village. Il m’a examiné et donné deux poches de « ringer ». Il n’y avait pas de date dessus, elles pouvaient être périmées, alors dans le doute je ne les ai pas prises.

    Ici, je me sens en sécurité. Je peux compter sur les médics et il y a suffisamment de médicaments. Je suis plus serein que dans mon village.

    Je sais qu’on va me guérir. On a testé mon sang et mes urines. Je suis confiant car on prend soin de moi, on m’a donné des médicaments. Chez moi il n’y avait rien et j’étais très inquiet.

    Je ne veux pas quitter ma terre. J’y ai vécu toute ma vie. J’ai des fils et des filles, des petits fils et des petites filles. Quand j’irai mieux je rentrerai à la maison pour travailler car sans travail on ne pourrait pas manger.

    Nous avons des champs de riz. Ce que j’aimerais c’est cultiver libre et en paix avec ma famille ».

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    Su Da Porn - 22ans - Médic à l’Hôpital de Maela.

    "Si un jour il n’y a plus de réfugiés (...), je me consacrerai aux gens de mon village..."

    Su Da Porn est karen mais ses parents ont traversés la frontière avant sa naissance et elle est née du côté thaïlandais. Elle a maintenant la nationalité thaï mais souhaite travailler pour la communauté karen. A 22 ans, elle est une des médics nouvellement formées de l’hôpital de l’AMI dans le camp de Maela.

    « Je me rappelle, j’avais 8 ans quand ma mère a eu des douleurs à l’estomac. Personne ne savait ce que c’était. A l’époque les villageois ne savaient même pas ce que c’était qu’une malaria. Quand quelqu’un tombait malade on pensait que c’était a cause de l’esprit de la montagne et on lui faisait des offrandes de riz ou de poulet.

    Alors on n’a pas emmené ma mère chez le médecin. Quand son état s’est aggravé, on l’a emmenée a l’hôpital du camp mais il était trop tard. Mon père est mort quelques années après.

    C’est pour ça que j’ai voulu devenir médic. Ca m’a donné la force de le faire.

    Nous n’avions pas d’argent pour que j’étudie alors on m’a envoyé au camp ou les écoles sont gratuites. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de suivre une formation d’infirmière puis de médic a l’hôpital.

    Je suis vraiment contente car je peux donner aux patients les médicaments dont ils ont besoin. Je me rends compte a quel point dans mon village il y avait des gens non formés qui prescrivaient n’importe quoi.

    J’adore travailler ici et aider les gens. C’est un bon hôpital, il y a suffisamment de médicaments et les gens sont bons comme des frères et des sœurs.

    Chaque saison a ses problèmes. Pendant la mousson, ce sont surtout le paludisme et les diarrhées. Pendant la saison froide c’est la dengue et la typhoïde. En été il y a beaucoup de problèmes ophtalmologiques, de varicelle et de rougeole.

    Si un jour il n’y a plus de réfugiés et que les camps ferment, je me consacrerai aux gens de mon village ou je travaillerai comme agent de santé ».

    Posté le 9 juillet 2007
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    ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

    Nominations

    Lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du 16 juin 2007, les adhérents d’Aide Médicale Internationale ont élu un nouveau Conseil d’Administration qui a procédé à la nomination d’un nouveau bureau.


    Ont été élus :

    Le Conseil d’Administration

    • Présidente : Docteur Chantal Aubert-Fourmy (president@amifrance.org)

    • Secrétaire Général : Guillaume Fest

    • Vice-Secrétaire Général : Pascale Peterlongo

    • Trésorier : Thomas Guillemin

    • Administrateurs : Hélène Tevissen, Eliane Lapeyronnie, Marie-Amélie Degail, Benoît Lagente

    • Suppléants : Pascal Turlan, Laurence Sassone, Olivier Weber, Gislaine Rault, Jean-Michel Pourvis



    Posté le 26 juin 2007
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    Les « ti-rats », enfants perdus d’Haïti


    Will et Jenny, orphelins de 12 et 14 ans, ne se rappellent pas d’une autre vie. Comme des milliers d’enfants haïtiens, ces « ti-rats » ou « tisoldats », leur surnom en créole, sont livrés à eux-mêmes et à la violence de la rue. Par Isabelle Ligner - © AFP

    Jamais scolarisés, les deux adolescents dorment dans des cabanes de fortune, à proximité des rivières d’ordures qui prennent leur source du bidonville de Martissant, à Port-au-Prince. Ils savent peu de choses sur leur histoire.

    « Mon père et ma mère sont morts du sida », explique Will. « J’étais petit, je ne me rappelle pas très bien d’eux mais je sais que mes oncles et tantes n’ont pas pu s’occuper de moi, j’ai été chassé ».

    Le jeune garçon ne sait pas s’il est séropositif. Il évolue dans une bande d’enfants des rues qui vivent de petits larcins et n’a pas le souvenir d’avoir jamais joué comme les autres enfants « sauf à la guerre ».

    Jenny, elle, a perdu sa mère, décédée en couches il y a 12 ans, lorsqu’elle avait 2 ans. « J’ai été placée chez une tante », raconte-t-elle, « mais elle me traitait très mal et je me suis enfuie ».

    Depuis, la jeune fille longiligne vit dans la rue sous la « protection » d’un chef de gang d’une vingtaine d’années qui l’a violée il y a deux ans. « Dans la rue, çà arrive tout le temps aux filles, même quand elles sont très petites », dit-elle en détournant les yeux. « De temps en temps, il me prête aussi à ses amis ». Certaines de ses compagnes d’infortune du même âge ont déjà un ou deux enfants.

    Jenny aimerait « quitter la rue » et « avoir une éducation », mais elle pense que ce serait « plus facile de quitter la vie tout court ».

    Victimes de l’extrême pauvreté qui touche plus de 80 % de la population haïtienne, ces enfants ont été utilisés comme main-d’oeuvre facile par tous les groupes politicomafieux de ces dernières décennies, de la dictature Duvalier aux chefs de gangs actuels, souligne Michaele, animatrice dans le quartier de Martissant. « Si on ne s’occupe pas d’eux, ils vont poursuivre la violence plus tard et le pays ne sera jamais en paix », ajoute-t-elle.

    « Certaines jeunes filles vivent dans la rue depuis trois générations », déplore Delphine Magre, chargée de programme de l’ONG Aide médicale internationale (Ami) qui travaille plus particulièrement auprès des enfants des rues, au moyen notamment d’une clinique mobile et de centres semi-fermés. L’Ami accueille notamment le mercredi à Pétion-Ville des jeunes filles vivant dans la rue avec leurs enfants.

    « La prise en charge des enfants des rues doit se faire en plusieurs phases », explique-t-elle : « une phase d’approche, une phase de transition et une phase de réinsertion, c’est un processus très long ».

    Ainsi l’enfant, « qui ne possède plus aucun lien social doit apprendre petit à petit à quitter le monde de la rue, la solidarité, le respect de la hiérarchie et bâtir un projet de vie », ajoute Mme Magre. « Vivre dans un centre est l’antithèse de ce qu’il a connu auparavant, d’où un taux d’échec terrible en phase de transition ».


    Source : AFP © - tous droits réservés

    Posté le 12 juin 2007
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    SOIREE DE L’AMI LE 16 JUIN 2007


    Profitons de l’arrivée des beaux jours pour faire connaissance !


    Dessin : Pascal Grellety-Bosviel

    Posté le 7 juin 2007
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    France2 / Envoyé Spécial

    Le Drame du Darfour

    Jeudi 31 mai 2007


    A l’occasion de la semaine de mobilisation de France Télévision sur le conflit soudanais, le magazine Envoyé Spécial propose jeudi 31 mai une édition spéciale consacrée à la crise du Darfour.


    Le reporter, Patrice Lorton, est parti à la rencontre des équipes d’Aide Médicale Internationale. Pendant trois semaines, il a partagé le quotidien de la mission.

    Au fil de témoignages et de portraits, son carnet de route nous permet de mieux appréhender la situation complexe du Darfour, les conséquences du conflit sur les populations civiles et les conditions de travail des humanitaires dans un contexte où l’insécurité et le banditisme font partie du quotidien.

    Malgré les difficultés d’accès, les entraves répétées des autorités et l’insécurité ambiante, AMI est l’une des dernières ONG à intervenir en dehors des camps de réfugiés ou des villes et à aller à la rencontre des populations civiles qui tentent de maintenir un semblant de vie " normale " dans leur village. Au-delà de la sécurité de nos équipes, c’est bien de l’avenir des populations dont il s’agit.

    Depuis 2003, cette guerre civile a provoqué une véritable catastrophe humanitaire avec plus de 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés. Malgré les accords de paix signés au mois de mai 2006, les exactions se poursuivent et la situation continue de se dégrader.

    Nous continuons donc à apporter notre soutien aux darfouris en formant le personnel local, en dispensant des soins de santé primaire et en assurant une surveillance nutritionnelle et épidémiologique. >>En savoir plus sur nos actions.

    Posté le 30 mai 2007
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    Paroles afghanes.


    A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, AMI donne la parole à trois femmes afghanes. Six ans après le chute du régime des Talibans, elles témoignent de leur insoumission, de leur fierté d’être femme et de leur volonté d’agir au sein d’AMI.

    Anissa, 45 ans, superviseur d’agents de santé communautaires dans la province de Samangan

    « Moi, je n’ai jamais porté la burqa »

    Anissa est fière de son insoumission vestimentaire. Sa seule concession fut, sous les Talibans, un foulard de plus grande taille. Aujourd’hui, son voile est négligemment posé sur sa tête. Jamais elle ne s’en sépare mais elle ne pense pas à le replacer systématiquement quand il glisse sur ses épaules.
    Autre acte d’indépendance, Anissa travaille. Veuve depuis ses 26 ans - elle en a aujourd’hui 45 - elle a dû subvenir aux besoins de ses 6 enfants.

    Pendant longtemps secrétaire dans une entreprise d’électricité, elle a rejoint l’équipe d’Aide Medicale Internationale il y a 4 ans. Elle supervise les agents de santé communautaire du district de Ruy-Doab, dans la province de Samangan. Toutes les semaines elle sillonne les routes montagneuses avec son collègue Jamal à la rencontre de ces bénévoles qui ont accepté d’etre les premiers relais entre la population et le systeme de sante. Prévention, délivrance de quelques médicaments et orientation des malades vers les centres de santé sont leurs principales tâches. Pour les accomplir ils ont besoin de formation continue, de supervision et de soutien. Anissa et Jamal sont là pour les assister, l’une auprès des femmes, l’autre auprès des hommes.

    Tous les jours le couple de superviseurs se rend dans un nouveau village. Anissa se déplace sans macham, ces hommes, maris, frères ou fils, qui accompagnent habituellement toute femme travaillant avec d’autres hommes. Veuve d’un « général à 9 décorations », ses fils étant mariés, elle se débrouille très bien sans. Bien sûr quand elle passe la semaine sur le terrain, c’est elle qui fait la cuisine pendant que le chauffeur se repose et que le collègue avec qui elle travaille en tandem remplit les rapports. Mais les hommes la respectent.

    Tous les weeks-end elle rentre chez elle, à Mazar-e-Sharif. Elle y retrouve ses deux filles qui ne sont pas encore mariées. L’une d’entre elles, parler franc, piercing au nez, a suscité une légère polémique : elle est la première femme vendeuse dans cette plus grande ville du Nord de l’Afghanistan. Anissa en est très fière.

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    Sakina, 22 ans, étudiante à l’école de sages-femmes communautaires


    « Quand j’ai vu le nombre de morts et de malades dans mon village, je me suis dit qu’il fallait agir. »


    Sakina a l’air d’avoir 15 ans mais elle en a 22. Elle a l’air insouciante mais elle a déjà un enfant. Elle a l’air triste mais elle est heureuse de ce qu’elle fait. Sakina est étudiante à l’école de sages-femmes communautaires créée par Aide Médicale Internationale à Ayback, dans la province de Samangan. Confrontée à une pénurie de sages-femmes acceptant de travailler dans les villages isolés de la province, l’organisation a eu l’idée de recruter directement au sein de la population des femmes qu’elle forme ensuite. Sakina fait partie de la deuxième promotion.

    Née en Iran, elle est revenue dans le village d’origine de sa famille en 2003. Quand Aide Médicale Internationale cherchait des agents de santé communautaires pour apporter des soins primaires à la population, elle n’a pas hésité. « Quand j’ai vu le nombre de morts et de malades dans mon village, je me suis dit qu’il fallait agir. »

    Puis Aide Médicale Internationale a annoncé vouloir recruter des étudiantes, son mari l’a encouragé. « J’étais bien sûr intéressée par le fait d’avoir un travail et de pouvoir rapporter de l’argent à ma famille. Mais j’ai aussi envie de servir mon peuple, spécialement les femmes qui dans mon village sont presque toutes non-éduquées. » Pendant toute la durée de sa formation, qui a débuté en janvier et dure 18 mois, elle vit à l’intérieur du centre de formation avec son fils. Quand elle aura fini, elle retournera dans son village auprès de sa famille, au sein de la population.

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    Nooria, 29 ans, traductrice médicale


    « Après tout ce que j’ai traversé, plus rien ne peut me faire honte »


    Quand Nooria a annoncé son intention de faire des études de médecine, sa famille a approuvé. Mais à une condition : être la meilleure. Nooria ne veut pas les décevoir : elle est première de sa promotion. Aujourd’hui en dernière année, elle peut travailler parallèlement à la préparation de ses derniers examens. Elle est traductrice médicale pour Aide Médicale Internationale au bureau de coordination de Kaboul.

    La double tâche ne lui fait pas peur. La journée elle traduit en dari, en pashtoo, les langues les plus répandues en Afghanistan, les documents qui servent de support aux formations, les articles du magazine de formation à distance réalisé par Aide Médicale Internationale, Salamati, ou les guides de procédures. Le soir elle révise pour ses examens. Le week-end, elle poursuit son internat dans les hôpitaux.

    À 29 ans, Nooria ne vit que pour sa carrière professionnelle. Mariée à 20 ans, son mari l’a forcé à interrompre ses études après 3 ans de vie commune. Puis il l’a répudiée. « La seule justification qu’il a donnée, c’est qu’il n’était pas content de moi », soupire Nooria, qui était pourtant prête à accepter une deuxième épouse. Pour elle la honte du divorce n’est rien comparée à ses conséquences : elle n’a pas revu ses deux enfants, un garçon et une fille, depuis 4 ans. Pour combler le vide, elle s’est lancée à corps perdu dans ses activités professionnelles. Elle a pris des cours d’anglais et d’informatique avant de reprendre ses études de médecine. La première année elle n’a terminé que 3eme de sa promotion, elle a ensuite repris sa place de première.

    Nooria vit chez son frère, sa femme et leurs cinq enfants. Elle ne veut pas les déranger. Alors si elle déjeune le matin avec eux, elle reste toute seule le soir dans sa chambre, entre programmes télé et révision. Elle sait qu’aucun homme ne voudra se remarier avec elle. Alors elle se bat pour ses enfants. « Je veux que plus tard, quand je les retrouverai pour leur expliquer, ils soient fiers de moi », dit-elle d’un air à la fois triste et triomphant.

    Au bureau, à l’hôpital, elle n’hésite pas à se faire entendre, à désapprouver ses collègues masculins quand elle estime qu’ils ont tort. « Après tout ce que j’ai traversé, plus rien ne peut me faire honte », explique-t-elle. Elle sait qu’elle veut devenir chirurgienne obstétricienne et fera tout pour y arriver.

    Posté le 5 mai 2007
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    Appel à la libération des cinq volontaires de Terre d’enfance pris en otage en Afghanistan


    Alors que l’échéance posée par les Talibans arrive à son terme dans deux jours, nous lançons un appel aux ravisseurs pour la libération des cinq volontaires de l’association Terre d’enfance. Cet appel est soutenu et relayé par de nombreuses organisations humanitaires, dont celles qui œuvrent ou ont œuvré en Afghanistan.

    Paris, le 26 avril 2007. Eric et Céline, de nationalité française, ont été capturés le 3 avril dernier avec Azrat, Hashim et Rasul, leurs trois collègues afghans, dans la province de Nimroz (sud-ouest de l’Afghanistan). Tous contribuaient à un programme de soutien éducatif aux populations défavorisées de la province, où Terre d’enfance est active depuis 4 années.

    Depuis 25 ans, des hommes et des femmes de toutes nationalités, au sein d’ONG, agissent aux côtés des Afghans, de tous les Afghans, pour soulager les souffrances générées par les conflits qui se sont succédés.

    Sans discrimination au sein de la population, le travail des ONG en Afghanistan s’est toujours réalisé, et se poursuit aujourd’hui, au service des Afghans.

    A travers leur présence en Afghanistan et leur action, Eric et Céline entendaient marquer leur solidarité avec le peuple afghan, et ni eux, ni leurs collègues afghans ne sauraient être tenus pour responsables de l’intervention de forces armées.

    C’est pourquoi nous implorons les ravisseurs de laisser la vie sauve à ces cinq volontaires et demandons aux autorités locales et nationales afghanes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir leur libération.


    Antoine Vuillaume
    Président de Terre d’enfance

    Premières organisations co-signataires :
    • Médecins sans Frontières
    • Aide Médicale Internationale
    • AFRANE (Amitié Franco-Afghane)
    • MADERA
    • Afghanistan Demain
    • Aïna
    • Enfants du Monde – Droits de l’Homme
    • Médecins du Monde
    • Action Contre la Faim
    • Solidarités

    Contact : Terre d’enfance
    tel : 01 43 49 53 77
    Email : tde.soutien@free.fr
    http://terre.enfance.free.fr

    Posté le 27 avril 2007
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    PALUDISME / EVENEMENT

    Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme

    Aujourd’hui, le paludisme fait 2 millions de morts par an & un enfant meurt toutes les 30 secondes. Mobilisons nous !

    A l’occasion de la Journée Mondiale contre le paludisme, le 25 avril, l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France organise plusieurs manifestations dans toute la France, pour sensibiliser et collecter des fonds pour lutter contre ce fléau. Une partie des sommes ainsi récoltées seront reversées à Aide Médicale Internationale.

    Vous aussi, participez à cette grande mobilisation !

    Les événements parisiens :

    • 20 avril de 20h à 23h concert de Rock au Tryptique 142 rue Montmartre 75002 paris.
    • 23 avril à 20h concert de Jazz au Sunset 60, rue des Lombards 75001
    • 24 avril de 20h à 23h concert de Rock/Reggae/Ska au Tryptique 142 rue Montmartre 75002 paris.
    • 29 avril Match d’Improvisations au Théâtre de Nesle 8, rue de Nesle 75006 Paris.
    • Conférences sur le Paludisme le 25 avril à 17h aux Facultés de médecine de Paris XIII (Bobigny) et Paris V Descartes.
    • 5 mai à 15h Concert Classique au Concervatoire du 6eme arr. 3 ter, rue de Mabillon 75006

    LE PALUDISME, EN PARLER C’EST LE COMBATTRE : Le paludisme, aussi appelé malaria, est la seconde cause mondiale de mortalité par maladie infectieuse après le SIDA. 300 à 500 millions de personnes sont infectées chaque année.

    Aujourd’hui, le paludisme fait 2 millions de morts par an et un enfant meurt toutes les 30 secondes. L’Afrique reconnaît 90% des cas mortels de paludisme et cette maladie touche quasiment exclusivement les pays du Sud.

    Depuis 20 ans il ne cesse de progresser et commence à réapparaître dans des régions dont il avait totalement disparu, comme en Turquie, en Asie du Sud-Est ou au Moyen-Orient. Le paludisme est actuellement une priorité de l’Organisation Mondiale de la Santé.

    Depuis plus de 25 ans, Aide Médicale Internationale mène des programmes de prévention et de sensibilisation auprès des populations touchées par ce fléau.

    Contact ANEMF : Tristan Pascart / Email : tristan.pascart@anemf.org

    Posté le 18 avril 2007
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    HAÏTI / ENFANTS DES RUES

    Aide Médicale Internationale (AMI), s’alarme de la recrudescence du nombre d’enfants dans les rues de Port au Prince et étend ses activités auprès de 1000 enfants supplémentaires.


    Face à l’incessante dégradation sanitaire et sécuritaire qui touche de plein fouet les enfants et jeunes vivant dans les rue de Port au Prince, Aide Médicale Internationale, seule ONG à aller directement à leur rencontre, annonce l’ouverture d’une seconde clinique mobile pour permettre à près de 1000 enfants supplémentaires d’accéder à des soins de santé primaire et à un suivi psychosocial personnalisé.


    Paris, le 29 janvier 2007. Alors que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader en Haïti, AMI s’alarme de la forte augmentation du nombre d’enfants des rues de Port au Prince. Selon deux enquêtes menées par nos équipes sur nos zones d’intervention en 2004 & 2006, leur population a augmenté de près de 65,6% passant de 1 396 à 2 129 individus avec une multiplication des lieux de regroupements. Livrés à eux-mêmes et sans aucune prise en charge, ils sombrent rapidement dans la délinquance et adoptent des comportements à risques pour leur santé physique et mentale.

    Santé : Vivant en marge de la société et dans des conditions d’extrême précarité, la situation sanitaire ne cesse de se dégrader. Infections respiratoires, anémies, parasitoses intestinales, avitaminoses, maladies de la peau, infections et maladies sexuellement transmissibles, mais surtout pathologies traumatiques telle que blessures par armes blanches, les enfants des rues sont les premières victimes.

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    Toxicomanie : Une enquête approfondie sur la toxicomanie menée par nos équipes en juillet 2006 révèle des résultats L’ensemble des enfants interrogés a déclaré faire régulièrement usage de stupéfiants à titre individuel ou collectif. Quatre ans après l’enquête de la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue, la situation n’a donc pas évolué. Marijuana, alcool, cocaïne, crack, solvants , et le redoutable « Juicy Lucy » (mélange de cannabis et de crack) [1], sont consommés dès le plus jeune âge, et en l’absence de cadre familial structurant, tous les moyens sont bons pour fuir la réalité et intégrer le groupe, nouvelle famille par défaut.

    Sécurité : Ces derniers mois, la situation sécuritaire n’a eu de cesse de se dégrader à Port-au-Prince (kidnapping, braquages, agressions ne visant plus seulement les populations aisées). Stigmatisés, les enfants et jeunes des rues sont pris pour cible et subissent diverses exactions de la part de la police, des gangs, et de la population allant parfois jusqu’au meurtre. Un climat de panique a gagné progressivement la population.

    Nos actions : A Port-au-Prince depuis 2004, nos équipes viennent en aide à près de 2 200 enfants suivant quatre volets d’intervention :

    - Volet médical : Nos cliniques mobiles sillonnent les rues de la capitale haïtienne et permettent aux enfants et jeunes des rues d’avoir un accès à des soins de santé primaire et à un suivi médical adapté

    - Volet prévention pour informer et sensibiliser sur les comportements à risque et leurs conséquences concernant la santé reproductive, la toxicomanie et le VIH-Sida

    - Volet VIH-Sida : sensibilisation et prise en charge spécifique (dépistage volontaire, anonyme et gratuit, prophylaxie des infections opportunistes, accompagnement personnalisé)

    - Volet psychosocial & éducatif : Alphabétisation, activités culturelles, ludiques et sportives afin de favoriser l’intégration des enfants des rues dans la société haïtienne

    Posté le 29 janvier 2007
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    Tsunami

    Cour des Comptes : rapport d’évaluation sur « l’aide française aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 »


    A l’occasion de la diffusion, le mardi 3 janvier, de son rapport d’évaluation sur « l’aide française aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 », la Cour des Comptes constate, concernant Aide Médicale Internationale et sous réserve d’un suivi insatisfaisant des dépenses, que « l’emploi des fonds a été conforme aux objectifs poursuivis par l’appel à la générosité publique ».


    1. Fonds collectés
    « Le total des ressources recueillies en 2004 et 2005 pour la cause du tsunami a été de 963 292 €. L’impact de l’élan de générosité publique induit par le tsunami est sensible sur le niveau des dons en provenance de particuliers (72 635 €) ou d’entreprises (234 800 €). L’association ayant par ailleurs perçu des subventions d’organismes privés dont la Fondation de France (438 015 €) et d’institutions publiques (collectivités territoriales pour 3 385 €, délégation à l’action humanitaire pour 55 860 €, ECHO pour 150 175 €), elle n’a pas eu à utiliser pour ses actions « tsunami » l’ensemble des fonds collectés. Elle a donc sollicité et obtenu l’accord d’entreprises pour que leurs dons soient réaffectés vers d’autres programmes à hauteur de 188 000 €. » (Extrait des Observations définitives sur les comptes d’emploi « tsunami » des 32 organismes contrôlés par la Cour des compte, p.13)

    2. Utilisation des fonds : bilan de l’action d’AMI au Sri Lanka et en Indonésie

    Au Sri Lanka :

    L’objectif du projet était d’apporter un soutien psychologique aux personnes affectées par le tsunami à Pottuvil dans la province d’Ampara, l’une des deux régions plus touchée du pays. Dans un premier temps, il s’agissait de répondre à leurs besoins psychologiques et de protéger leur santé mentale. Dans un deuxième temps, il s’agissait de renforcer les capacités locales dans la prise en charge des personnes affectées. Au total, 30 421 personnes ont bénéficié de l’action d’AMI, soit la population du district de Pottuvil. La mission au Sri Lanka a été fermée le 15 avril 2006.

    En Indonésie :

    Dans le sous-district de Teunom de la province d’Aceh (au nord de l’île de Sumatra), le programme visait à renforcer la mise en place du système de santé par une prise encharge directe. Il s’articulait autour de deux grands objectifs : le soutien psychologique aux victimes du tsunami et l’aide à la réinsertion dans le nouvel Aceh d’une part, les soins médicaux et la restructuration de système de santé d’autre part. Un financement d’ECHO (Service d’Aide Humanitaire de la Commission Européenne) a été obtenu pour la poursuite de l’action en Indonésie de novembre 2005 à juin 2006. 18 400 personnes comptent parmi les bénéficiaires directs d’AMI.

    Les deux projets d’AMI ont connu des modifications de leurs objectifs initiaux qui ont été revus à la baisse, mais leur durée a été prolongée à budget constant.

    Concernant le rapport d’évaluation de la Cour des comptes, « AMI a produit deux comptes d’emploi des ressources tsunami : le premier (…) reprend les seuls fonds encaissés des bailleurs ; le second, qui est destiné à la Fondation de France, s’appuie sur les budgets accordés par les bailleurs et s’élève en ressources à 1 253 051 euros. (…) L’ensemble des fonds avait été utilisé à la fin mai 2006 »

    Posté le 15 janvier 2007
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    Colloque "Humanitaires en danger"

    RENCONTRES HUMANITAIRES

    « HUMANITAIRES EN DANGER ? »

    Vendredi 8 Décembre 2006 de 14 h à 18 h

    Institut d’Etudes Politiques de Paris

    13 rue de l’Université 75007 Paris

    Auditorium Jean Moulin

    Métro : Rue du Bac (12), Saint-Germain-des-Prés (4), Musée d’Orsay (RER C)

    14h : Accueil des participants

    14h15-15h15 : « Quels risques sur le terrain pour les humanitaires ? »

    • Eric Chevallier, directeur des opérations internationales de Médecins du Monde, maître de conférence à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, à l’ENA et à Paris I
    • François Grünewald, président du Groupe URD, directeur du Master « Gestion de l’Humanitaire » de Paris XII
    • Nathalie Herlemont, responsable du service Analyses et Positionnement de Handicap International, docteur en Sciences Politiques et enseignante à Lyon II
    • Chantal Aubert-Fourmy, présidente d’Aide Médicale Internationale, médecin
    • Benoît Miribel, directeur général d’Action Contre la Faim
    • Jean-Christophe Rufin, président d’honneur d’Action Contre la Faim (sous réserves)
    • Fabrice Weissman, chercheur à la Fondation Médecins Sans Frontières

    15h15-16h00 : Débat avec le public animé par Christian Troubé, grand reporter, auteur de L’humanitaire en turbulences, les ONG face aux défis de la solidarité internationale, (édition Autrement, 2006)

    16h10-17h10 : « Sri Lanka, Darfour, RDC, Afghanistan : le rétrécissement de l’espace humanitaire »

    • Benoît-Xavier Loridon, délégué général d’Aide Médicale Internationale
    • Michel Brugière, directeur général de Médecins du Monde, médecin
    • Blandine Condamin, Responsable Programme pour le Darfour, Médecins du Monde
    • Denis Lemasson, responsable de programmes Médecins Sans Frontières au Soudan et au Sri Lanka
    • Alain Boinet, président de Solidarités
    • Philippe Conraud, Responsable Géographique d’Action Contre la Faim
    • Olivier Weber, grand reporter, enseignant à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et à Paris II, auteur de Humanitaires (édition du Félin, 2003)

    17h10-18h00 : Débat avec le public animé par Jean-Paul Mari, grand reporter au Nouvel Observateur

    Nombre de places limité, merci de confirmer par mail : communication@amifrance.org

    Anne Cassaing, Aide Médicale Internationale, 01 46 36 04 04

    Posté le 16 novembre 2006






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    Conférence débat "Afghanistan 5 ans après la disparition de Massoud"

    Le samedi 9 septembre 2006 à 16h, au forum de rencontres de la Fnac des Ternes a eu lieu une conférence-débat animée par Eduardo Castillo avec Atiq Rahimi James (écrivain, documentariste), Olivier Weber (grand-reporter, écrivain, vice-président d’Aide Médicale Internationale), Françoise Causse (documentariste, écrivain) et le Dr Hélène Tevissen (administratrice d’AMI) ; ces personnalités d’horizons divers ont fait le point sur la situation en Afghanistan depuis la mort du Commandant Massoud.

    Posté le 10 septembre 2006
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    Exposition photos de Dominique David dans le camp de Maela en Thaïlande

    Posté le 29 août 2006
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