Communiqués de presse
Aide Médicale Internationale fait part de sa grande tristesse suite aux décès des deux otages au Niger
Pantin, le 09 janvier 2011
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès d’Antoine de Léocour, responsable de programmes en République Centrafricaine depuis 6 mois pour notre association. Antoine était en congés et s’était rendu au Niger pour son mariage qui devait avoir lieu dans une semaine.
Nos pensées vont tout particulièrement à sa famille et à ses proches en France et au Niger. Elles vont également à la famille et aux proches de son ami, Vincent Delory. Nous nous souviendrons de l’engagement fort d’Antoine dans les programmes de solidarité menés au sein de notre association et dans d’autres structures humanitaires.
Bien qu’Aide Médicale Internationale ne mène pas actuellement de programmes au Niger, nous sommes solidaires des personnels humanitaires qui travaillent dans ce pays, où les besoins des populations en accès aux services essentiels sont d’une acuité particulière.
Philippe Augoyard, Président d’Aide Médicale Internationale
Consulter cet article seulFace à la stagnation de l’aide financière, des ONG mettent en garde contre une crise sanitaire grave au Pakistan
La forte augmentation des maladies en moins de trois semaines témoigne de la nécessité d’augmenter l’aide financière.
A la veille de la réunion des ministres des affaires étrangères à Bruxelles le 10 septembre 2010, Oxfam France, ACTED, CARE France, Handicap International, Première Urgence et Aide Médicale Internationale alertent sur le fait qu’une importante crise de santé publique pèse aujourd’hui sur le Pakistan, frappé par des inondations destructrices depuis plus d’un mois et demandent à la France d’augmenter le montant de ses contributions.
Ces organisations soulignent que les financements ont stagné ces dernières semaines, alors que le nombre de malades, de personnes déplacées et de personnes affectées par les inondations continue d’augmenter chaque jour.
L’appel initial de l’ONU lancé pour pallier les besoins immédiats des six millions de Pakistanais a été financé à hauteur de 67 %, avec une augmentation de seulement 10 % ces deux dernières semaines. Au cours de cette même période, le nombre de cas de diarrhée aiguë, de maladies de peau, d’infections respiratoires graves et de potentielles infections au paludisme ont tous triplé.
Les maladies de peau sont passées de 260 000 à 860 000 cas, la diarrhée aiguë de 200 000 à 610 000 cas et les infections respiratoires graves de 200 000 à 670 000 cas.
L’appel de l’ONU a été préparé dans l’urgence, au début de la catastrophe et ne reflète plus les besoins actuels. Depuis qu’il a été lancé, le nombre de personnes touchées par les inondations est passé de 14 à 21 millions, dont dix millions de déplacés et huit millions de Pakistanais nécessitant une aide immédiate, les eaux ayant atteint le Sud et inondé une grande partie des provinces du Pendjab et de Sindh.
Les organisations présentes sur place soulignent que les deux secteurs les plus importants pour la prévention des maladies et les soins sont les moins financés. Le secteur de l’eau et de l’hygiène n’a été financé qu’à hauteur de 30 %, et celui de la santé à hauteur de 50 %. Rien que la semaine dernière, le nombre de personnes touchées par les inondations a augmenté de trois millions, alors que les taux de financements sont restés inchangés.
Jusqu’à présent, seulement 2,5 millions de personnes ont été approvisionnées en eau potable, indispensable pour empêcher la propagation de la maladie. Le manque de financement empêche les organisations de poursuivre leur travail sur place. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avertit que si la population affectée n’a pas un accès immédiat en eau potable et a du matériel d’hygiène, plus de six millions de nouveaux cas de diarrhée aiguë peuvent apparaitre dans des régions touchées par les inondations.
L’appel de l’ONU doit être actualisé la semaine prochaine. L’appel initial est susceptible d’être triplé, ce qui le porterait à 459.7 millions de dollars.
Les ministres européens doivent discuter de la crise au Pakistan lors d’une réunion, le 10 septembre à Bruxelles. Bien que quelques pays donateurs européens aient été généreux, d’autres sont en retard. Le Royaume Uni a répondu à l’appel initial en versant une aide de plus de 50 millions d’euros, et l’Allemagne 15 millions d’euros. Aucun autre pays européen ne dépasse les 10 millions d’euros et la France a quant à elle versé moins de deux millions d’euros.
Neva Khan, représentante d’Oxfam au Pakistan, explique : « Même en comptabilisant les engagements pris en dehors de l’appel de l’ONU, l’argent de l’aide ne représente que 40 dollars par personne sinistrée. En revanche, après le tremblement de terre qui a touché le Cachemire en 2005, les promesses de dons s’élevaient à 570 dollars par personne sinistrée le premier mois. »

Notes aux rédactions :
1. Les statistiques initiales pour le financement et la maladie sont respectivement issues du ‘WASH Cluster Bulletin’ du 21août 2010 et du ‘Financial Tracking System de l’OCHA’ du 9 septembre 2010. Ce communiqué compare les chiffres initiaux à ceux rapportés par les mêmes sources deux semaines et demie après, le 6 septembre.
2. Les dernières évaluations indiquent que sur les 21 millions de personnes affectées par les inondations, 8 millions ont besoin d’une aide humanitaire. Plus de 1,8 millions de maisons ont été détruites. Le nombre officiel de morts a atteint les 1 752 personnes. Plus de 3,4 millions d’hectares de récoltes ont été perdus.
3. Oxfam et ses partenaires interviennent dans trois provinces du Pakistan - Khyber Pakhtoonkkhwa (autrefois NWFP), Sindh et Pendjab. Oxfam fournit de l’eau potable, de la nourriture et des kits d’hygiène à environ 600 000 personnes. Nous prévoyons d’augmenter notre aide pour atteindre les 1,1 million de personnes.
ACTED est présente dans les provinces du Khyber Pakhtoonkkhwa (KPK) et Punjab (DG Khan et Minwali principalement) et couvre les besoins immédiats en eau potable et nourriture d’environ 128 000 personnes. ACTED a déjà lancé de vastes campagnes de nettoyage de débris, employant plus de 10 000 personnes, qui sont graduellement étendues. Nous prévoyons de distribuer des kits ménagers, d’abris et d’hygiène dans ces deux provinces à environ 50 000 personnes, avec qui seront construits des abris transitionnels.
CARE et ses partenaires sont opérationnels dans les provinces du Khyber Pakhtunkhwa (KP), du Punjab et du Sindh. La première phase d’intervention a permis d’atteindre plus de 90 000 personnes à travers le déploiement de cliniques mobiles et de centre de santé temporaires, la mise en place de session de formation à l’hygiène et à la santé . De plus CARE a distribué des abris, des biens de première nécessité, des sachets de purifications d’eau et gère 12 camps dans le Sindh. CARE prévoit de venir en aide à 300 000 personnes sur 18 mois.
Présente auprès des réfugiés dès les premières inondations, Handicap International, qui s’appuie désormais sur une équipe d’urgence de 300 personnes dont 10 expatriés, a déjà apporté une aide significative à plus de 100 000 personnes (distribution de kits d’urgence, accès à l’eau potable, développement d’un projet de nettoyage impliquant les populations locales). Elle déploie depuis quelques jours ses équipes également dans le Sind (au sud du pays), pour assurer la distribution de l’eau potable aux sinistrés.
Première Urgence et ses partenaires sont présents dans la province du Sindh. La première phase d’intervention permet à 30 000 personnes déplacées et vivant dans les camps de la cité de Larkana d’avoir accès à une eau potable grâce à la mise en place d’une station d’épuration d’eau. Afin d’assurer le suivi du fonctionnement de cette station, les volontaires d’une ONG locale ont été formés par notre partenaire Veolia. En outre, dans les prochains jours, des jerrycans seront distribués à 600 familles présentes dans le camp. Première Urgence prévoit de mettre en œuvre un projet d’ampleur pour améliorer la qualité de l’eau et des conditions de vie de 50 000 déplacés sur l’ensemble du district dans le domaine de l’hygiène et de l’assainissement.
Aide Médicale Internationale a mené du 16 août au 2 septembre une mission d’évaluation dans la province du Sindh et prévoit d’apporter une aide médicale d’Urgence et de reconstruction dans les districts de Sukkur et de Larkana pour répondre aux besoins des sinistrés
4. Valerie Amos, sous-secrétaire générale des Nations unies pour les affaires humanitaires et coordinatrice de l’aide d’urgence est actuellement au Pakistan. Elle a visité des régions affectées dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (KPK) et Sindh.
5. Les chiffres des dons des pays européens en réponse aux inondations sont énumérés ci-dessous. Source : Financial Tracking Service (9 septembre 2010). Le tableau montre l’ensemble des engagements humanitaires compris ou non dans l’appel de l’ONU. Les chiffres couvrent les sommes engagées et n’incluent pas les promesses.
Suède : € 13,307,201 / Danemark : € 9,152,117 / Luxembourg : € 834,906 / Finlande : € 4,471,592 / Royaume-Uni : € 50,219,041 / Pays-Bas : € 9,012,707 / Irlande : € 1,840,795 / Belgique : € 2,185,175 / Espagne : € 5,524,852 / Allemagne : € 14,728,102 / Italie : € 3,324,751 / France : € 1,902,387
Contacts presse
- Oxfam France : Magali Rubino : mrubino@oxfamfrance.org / 01 56 98 24 45 / 06 30 46 66 04
- ACTED : Adrien Tomarchio / Responsable communication et développement / adrien.tomarchio@acted.org / 01 42 65 33 33
- CARE France : Fabienne Pouyadou / pouyadou@carefrance.org / 01 53 19 89 89
- Handicap International : Sylvain Ogier / 04 72 76 12 64
- Première Urgence : Constance Martin / 00 33 1 55 66 99 66 / cmartin@premiere-urgence.org
- AMI : Frédéric Mar / communication@amifrance.org / : 33 (0)1 41 50 59 90
Séisme en Haïti : Une équipe d’Aide Médicale Internationale opère des blessés à la clinique Lambert de Pétionville
Présente en Haïti depuis 1984, et à Port-au-Prince depuis 2004, Aide Médicale Internationale (A.M.I.) participe activement aux soins dispensés aux victimes du tremblement de terre.Dès le 12 janvier dernier, dans les heures qui ont suivi le séisme, l’équipe d’A.M.I. s’est mobilisée pour porter secours aux habitants de Port-au-Prince. Les 12, 13 et 14 janvier, tandis que les membres haïtiens de l’équipe portaient secours à leurs proches, le médecin expatrié de la mission assurait des premiers soins auprès de blessés dans les rues de la capitale haïtienne et à l’ambassade de France.
Face à l’ampleur des destructions décrites par Annalisa Lombardo, chef de mission en Haïti, une équipe d’urgence, composée d’un chirurgien, d’un anesthésiste et d’un responsable logistique a rejoint Haïti les 15 et 16 janvier.
Depuis vendredi 15, Jacques Bérès, chirurgien et ancien président d’A.M.I., est à pied d’œuvre à la clinique Lambert de Pétionville. Rejoint samedi par un anesthésiste de l’association, ils travaillent activement, en collaboration avec les personnels soignant d’autres organisations humanitaires, pour opérer des patients victimes de traumatismes graves.
Les autres membres de l’équipe participent aux réunions de coordination de l’aide humanitaire et travaillent au soutien logistique aux activités en cours et à la préparation des programmes sanitaires à venir.
Une nouvelle équipe, composée d’un médecin, d’une infirmière, d’un coordinateur programme d’urgence et d’un coordinateur logistique, doit rejoindre Haïti dans les tous prochains jours pour renforcer le dispositif.
Aide Médicale Internationale est présente en Haïti depuis 1984, au travers d’activités de formation du personnel médical et de soutien à des structures de santé) sur l’île de la Tortue puis dans la commune de Saint-Michel de l’Attalaye avant de soutenir (de 2000 à 2002) la création de 50 postes de santé en partenariat avec le ministère haïtien de la Santé et de la Population dans le cadre du plan d’action gouvernemental.
Depuis fin 2003-début 2004, A.M.I. met en œuvre un programme de suivi médical et psychosocial auprès de 1 500 enfants et jeunes des rues de Port-au-Prince et a débuté, au début de l’année 2010, un programme de soins obstétricaux gratuits.
Contact presse : Frédéric Mar, 06 81 30 94 03
Aide Médicale Internationale
www.amifrance.org
1 rue du Pré Saint Gervais / 93500 Pantin - France
Tél. : 33 (0)1 41 50 59 90 - Fax : 33 (0)1 57 42 53 77 Consulter cet article seul
ONG françaises en Afghanistan : une détermination intacte
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Afghanistan : Aide Médicale Internationale relocalise ses équipes expatriées et maintient ses programmes en cours
Présente en Afghanistan depuis 1980, et investie aujourd’hui sur d’importants programmes de santé, Aide Médicale Internationale (AMI), relocalise temporairement ses équipes expatriées et maintient ses programmes en cours dans le pays.
Aujourd’hui, les équipes d’AMI sont mobilisées en Afghanistan sur des programmes de grande envergure pour répondre au plus près des besoins sanitaires des Afghans. Elles assurent ainsi, en étroite collaboration avec les autorités sanitaires afghanes :
la restructuration du système de santé de trois provinces (Laghman, Kunar et Samangan) dans le cadre du programme de soins de santé primaire (Basic Package of Health Services – BPHS) depuis 2003,
l’appui aux pharmacies et laboratoires des centres hospitalo-universitaires de Maïwand et Ali Abad à Kaboul,
l’édition et la distribution du Salamati (magazine de formation continue destiné aux agents de santé communautaire, imprimé à 26 000 exemplaires).
La mise en œuvre de ces programmes se fait grâce à l’implication forte des personnels afghans d’Aide Médicale Internationale. En effet, plus de 1 500 Afghans (professionnels de santé, agents de santé, personnels administratifs, etc.) dont un nombre important de cadres, oeuvrent pour assurer la conduite des activités.
La dégradation progressive des conditions de sécurité (depuis septembre 2008, les équipes expatriées ont été regroupées à Kaboul) a conduit à définir depuis plusieurs mois une nouvelle organisation du travail, fondée sur une implication accrue des personnels afghans. De nouvelles procédures de travail à distance ont été arrêtées pour assurer le suivi des activités menées dans des zones très reculées.
Les derniers événements survenus à Kaboul ont conduit Aide Médicale Internationale à décider la relocalisation temporaire, dans un autre pays de la région, des équipes expatriées à compter de ce jour. Cette décision, qui répond à la volonté de ne pas surexposer les équipes expatriées, n’obère pas la poursuite des activités en cours. En effet, alors que l’ampleur des besoins des populations afghanes rend nécessaire le maintien des programmes de santé, les méthodes de travail mises en œuvre ces derniers mois permettront aux équipes expatriées de maintenir, depuis leur nouveau pays d’implantation, le lien avec les équipes afghanes. Celles-ci demeurent mobilisées sur les trois volets de la mission d’AMI, et poursuivent leur travail sur l’ensemble des activités et zones d’intervention (BPHS, appui aux pharmacies et laboratoires, édition et distribution du Salamati). Les modalités nouvelles de poursuite des activités permettront, grâce au volontarisme des équipes locales, le maintien des programmes au niveau de qualité que la situation sanitaire des bénéficiaires requiert.
Aide Médicale Internationale rappelle son respect et sa considération pour le peuple afghan dont les besoins (notamment sanitaires) nécessitent la mobilisation continue de la communauté internationale et le maintien des programmes de solidarité ; et exprime son souhait d’un retour rapide à une situation sécuritaire apaisée qui permettra à ses équipes expatriées de revenir dans les meilleurs délais sur le sol afghan.
Dr Philippe Augoyard,
Président d’Aide Médicale Internationale
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