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Après le passage du cyclone Nargis au Myanmar

Birmanie/Myanmar : Aide Médicale Internationale assure ses premières interventions d’urgence auprès des populations de Dala, Twantay et Seikgyi


Rapidement mobilisée après le passage du cyclone Nargis sur le territoire de la Birmanie/Myanmar, Aide Médicale Internationale assure ses premières interventions auprès des populations sinistrées des townships de Dala, Twantay et Seikgyi. Lundi 5 et mardi 6 mai, les équipes d’Aide Médicale Internationale se sont rendues dans ces zones les plus touchées pour constater l’ampleur des destructions et évaluer précisément les besoins des populations qui tentent de survivre. Aujourd’hui 8 mai, Aide Médicale Internationale met en oeuvre un plan d’action d’urgence destiné à répondre aux besoins essentiels des victimes du cyclone des zones de Dala, Twantay et Seikgyi.


Des pertes humaines et des dégâts matériels de grande ampleur

Présente au Myanmar dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (banlieue de Yangon) depuis 2001, les équipes d’Aide Médicale Internationale se sont rapidement rendues dans certaines des zones les plus touchées par le passage du cyclone Nargis, pour évaluer la situation des populations. Dans ces zones auxquelles elles ont pu accéder, nos équipes évaluent la proportion de maisons détruites ou endommagées à près de 70 %. À Dala, ce sont 91 000 personnes (70 % de la population) qui ont été affectées par le cyclone, à Twantay, 44 000 (50 % de la population du Township), et à Seikgyi, 24 000 personnes (85 % de la population environ). Dans les trois townships, de nombreuses familles se sont réunies en camps de fortune, autour d’écoles et de monastères. Un des plus importants camps, à Dala, regroupe plus de 3 000 personnes, qui ne disposent que d’un ou deux jours de réserves alimentaires, n’ont quasiment aucun accès à des soins et vivent dans des conditions d’hygiène déplorables (seules six latrines leur sont accessibles). D’autres familles, dont les maisons ont été endommagées ou détruites, n’ont pas rejoint ces camps, et survivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Le bilan humain, pour le moment difficile à évaluer avec précision, risque de s’aggraver dans les heures et les jours à venir, d’autant que sur toutes les zones, les centres de santé ont été pour la plupart détériorés ou détruits.

La stratégie d’intervention d’Aide Médicale Internationale

Les besoins immédiats, pour toutes les familles, portent sur la nourriture, les latrines, des kits d’hygiène, des abris, des vêtements et, après l’apparition de quelques cas de fièvre et de diarrhées, des soins, notamment pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes.

Après trois journées consacrées au recueil des données et à la définition d’un programme d’action, les équipes d’Aide Médicale Internationale, composées de personnels expatriés et birmans, mettent en oeuvre, depuis ce jeudi, les premières actions en faveur des habitants de Dala, Twantay et Seikgyi. Elles assurent ainsi la construction de latrines, notamment auprès des personnes déplacées qui se sont rassemblées en camps et distriburont demain 40 tonnes de nourriture. La distribution d’abris, notamment de kits de construction en bambou, est prévue dans les prochains jours. L’accès à des soins de santé primaire est également assuré par les personnels médicaux et paramédicaux des équipes.
Aide Médicale Internationale tente ainsi de stabiliser la situation des 265 000 habitants des townships de Dala, Twantay et Seikgyi durement frappés par le cyclone, et prévenir de nouvelles pertes humaines.

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Premières observations de l’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar après le passage du cyclone Nargis


L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar s’est rendue lundi 5 et mardi 6 mai dans certaines des zones les plus touchées par le cyclone Nargis. La région du delta de l’Irrawaddy, par laquelle le cyclone s’est engouffré sur le territoire birman, a subi d’énormes dégâts. Plusieurs zones proches de la ville de Yangon, parmi lesquelles le township de Maputa, mais également Dala (où AMI travaille depuis 2001) et Twantay ont été considérées comme prioritaires pour l’accès aux opérations humanitaires.

À Dala, et Twantay, l’équipe d’Aide Médicale Internationale a pu observer les importants dégâts occasionnés par le cyclone. Eau et électricité n’étaient pas rétablies sur toutes les zones. Les pertes humaines, nombreuses, restent difficiles à évaluer avec précision.

De nombreux Birmans ont perdu leurs habitations, et des familles entières ne disposent pas d’abri. Quelques « camps de sans domicile » se sont spontanément formés, rassemblant autour d’écoles, ou d’autres bâtiments collectifs des centaines, ou milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

Les besoins essentiels portent aujourd’hui sur la distribution de nourriture, d’eau, de tentes, sur la mise en place de latrines et la prévention des épidémies. Des mouvements spontanés de solidarité ont été observés : ainsi, des familles riches et des moines ont donné de la nourriture aux personnes rassemblées dans les camps. Cependant, cette aide est sporadique et non durable, alors que les besoins sont très importants et nécessitent la coordination des actions des acteurs en présence.

L’aide humanitaire aux victimes du cyclone Nargis est indispensable. Depuis maintenant plus de trois jours, l’équipe d’Aide Médicale Internationale travaille, en coordination avec les organisations internationales présentes sur place, et les organisations et autorités locales, à la définition et la mise en œuvre d’un plan d’action cohérent et efficace. La réponse à la catastrophe qui frappe la Birmanie/Myanmar devra être rapide, adaptée, et coordonnée pour éviter que son ampleur s’aggrave.

Les programmes mis en œuvre par Aide Médicale Internationale couvrent jusqu’à présent une population de plus de 500 000 personnes particulièrement vulnérables : minorités (Karens, ethnies montagnardes de l’Etat Shan, les Lahu, Akha, Wa, Royingas dans l’Etat du Rakhine), ainsi que déplacés ou « relocalisés ». AMI est présente sur trois terrains d’intervention :
  • la région Wa : accès aux soins des populations Was. Depuis 2003, AMI travaille à la frontière birmano-chinoise, dans la partie Nord de l’Etat Shan.
  • la région de Buthidaung : accès aux soins des populations Royingas. (AMI est présente dans le Township de Buthidaung (État de l’Arakan au nord-ouest du pays) où vit une importante minorité musulmane, les Royingas).
  • Yangon : depuis juillet 2001, AMI est présente dans le Township de Dala (banlieue de Yangon), “dortoir-marécage” où vivent plus de 100 000 personnes. Depuis 2005, AMI travaille également dans les townships adjacents de Twantay et de Seikgyi sur deux principaux volets d’intervention : distribution d’eau et programme HIV.

Sur les trois zones d’intervention, les activités en œuvre portent sur :

  • les soins de santé primaire,
  • la prévention et l’éducation à la santé,
  • le développement communautaire,
  • la santé materno-infantile.

D’autres programmes spécifiques (lutte contre le VIH/SIDA, formation d’agents de santé communautaire, construction et réhabilitation d’infrastructures d’eau et d’assainissement, etc.) sont développés dans chacune des zones d’intervention : plus d’informations sur nos programmes au Myanmar.

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Aide Médicale Internationale mobilisée pour évaluer la situation des populations victimes du cyclone Nargis en Birmanie/Myanmar


Présentes en Birmanie/Myanmar depuis 2001 dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (dans la banlieue de Yangon), ainsi que dans la région des Was (État Shan) et celle de Buthidaung (État de l’Arakan), l’équipe d’Aide Médicale Internationale s’est rapidement rendue dans certaines des zones touchées par le passage du cyclone Nargis, pour évaluer la situation des populations victimes.

L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar a constaté, dans les zones de Dala et de Twantay, la réalité des dégâts consécutifs au passage du cyclone. Les premières observations vont permettre d’évaluer la nature et l’ampleur des besoins des populations. Dans le « dortoir-marécage » de Dala où vivent plus de 100 000 personnes auprès desquelles AMI travaille depuis 2001, les conditions sanitaires étaient déjà très précaires avant le passage du cyclone. Aujourd’hui, les ravages provoqués par Nargis rendent indispensable une nouvelle action humanitaire rapide, adaptée, et coordonnée.

Les programmes mis en œuvre par Aide Médicale Internationale couvrent jusqu’à présent une population de plus de 500 000 personnes particulièrement vulnérables : minorités (Karens, ethnies montagnardes de l’Etat Shan, les Lahu, Akha, Wa, Royingas dans l’Etat du Rakhine), ainsi que déplacés ou « relocalisés ». AMI est présente sur trois terrains d’intervention :
  • la région Wa : accès aux soins des populations Was. Depuis 2003, AMI travaille à la frontière birmano-chinoise, dans la partie Nord de l’Etat Shan.
  • la région de Buthidaung : accès aux soins des populations Royingas. (AMI est présente dans le Township de Buthidaung (État de l’Arakan au nord-ouest du pays) où vit une importante minorité musulmane, les Royingas).
  • Yangon : depuis juillet 2001, AMI est présente dans le Township de Dala (banlieue de Yangon), “dortoir-marécage” où vivent plus de 100 000 personnes. Depuis 2005, AMI travaille également dans les townships adjacents de Twantay et de Seikgyi sur deux principaux volets d’intervention : distribution d’eau et programme HIV.

Sur les trois zones d’intervention, les activités en œuvre portent sur :

  • les soins de santé primaire,
  • la prévention et l’éducation à la santé,
  • le développement communautaire,
  • la santé materno-infantile.

D’autres programmes spécifiques (lutte contre le VIH/SIDA, formation d’agents de santé communautaire, construction et réhabilitation d’infrastructures d’eau et d’assainissement, etc.) sont développés dans chacune des zones d’intervention : plus d’informations sur nos programmes au Myanmar.

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Aide Médicale Internationale rejoint la Coalition française contre le paludisme


Le 17 avril dernier, Aide Médicale Internationale a été admise au nombre des organisations membres de la Coalition française contre le paludisme.

Créée en novembre 2006 à l’initiative des Amis du Fonds Mondial Europe, cette coalition regroupe des acteurs publics et privés – ONG, entreprises, instituts de recherche, pouvoirs publics et organisations internationales –, investis dans la lutte contre le paludisme. Constituant un espace de dialogue et de travail entre les acteurs la composant, son objectif est de sensibiliser l’opinion publique et de lutter contre cette maladie. Aide Médicale Internationale entend contribuer aux échanges menés au sein de la Coalition en y faisant part de ses expériences, et échanger avec l’ensemble des structures qui concourent à la lutte contre la maladie.

Quelques rappels sur le paludisme
Le paludisme (ou « malaria »), est une maladie parasitaire qui sévit dans les zones tropicales et sub-tropicales. Cette maladie est provoquée par des parasites microscopiques, les plasmodium, et est transmise d’homme à homme par la piqûre de moustiques vecteurs : les anophèles femelles. Les symptômes de cette maladie sont divers : fièvre, frissons, courbatures, céphalées, troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), voire complications neurologiques. Ces symptômes peuvent s’aggraver très rapidement, et entraîner le décès du malade.
Le paludisme compte parmi les maladies parasitaires les plus répandues dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 40 % de la population mondiale, vivant essentiellement dans les pays les plus pauvres, est exposée au paludisme. L’OMS estime que près de 500 millions de personnes sont infectées chaque année par le paludisme. Le paludisme reste dans beaucoup de pays la première cause de décès, et motive 30 % à 50 % des consultations hospitalières. La plupart des cas et des décès surviennent en Afrique subsaharienne. Néanmoins, l’Asie, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Europe sont également touchées.
Le paludisme est une maladie évitable et guérissable. Pour lutter contre le paludisme, l’OMS recommande trois types d’actions distinctes et complémentaires : 1. la protection et la prévention, qui passe notamment par la distribution gratuite (ou à des prix fortement subventionnés), de moustiquaires imprégnées d’insecticide à tous ceux qui en ont besoin. 2. le recours à la pulvérisation contrôlée à effet rémanent à l’intérieur des habitations pour réduire le nombre des moustiques vecteurs. 3. Enfin, en matière de prophylaxie, le protocole ACT, une combinaison médicamenteuse comportant de l’artémisinine, est encouragé et favorisé. Aucune résistance n’étant répertoriée, c’est aujourd’hui le traitement le mieux adapté (mais dont le prix le rend inaccessible à de nombreux pays en voie de développement).

AMI et la lutte contre le paludisme
Sur l’ensemble de ses pays d’intervention, qu’ils se situent les zones d’endémie ou dans les zones de prolifération saisonnière, AMI entreprend des actions de lutte contre le paludisme. AMI travaille en collaboration avec les autorités sanitaires des pays dans lesquels elle intervient, et respecte avant tout les protocoles nationaux.
AMI se positionne dans une démarche tant prophylactique que curative. Les objectifs d’Aide Médicale Internationale en matière de lutte contre le paludisme sont les suivants :

  • réduire l’incidence des formes sévères du paludisme,
  • améliorer les compétences du personnel impliqué dans la lutte antipaludique afin d’optimiser les performances,
  • sensibiliser et éduquer les communautés au problème du paludisme, afin d’obtenir leur adhésion et leur participation,
  • promouvoir les mesures d’hygiène dans le cadre de la lutte anti vectorielle,
  • harmoniser les interventions des différents acteurs impliqués dans la lutte antipaludique.

Plus d’informations sur la Coalition française contre le paludisme : www.coalitionpaludisme.org

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MOBILISATION - TOUR DE FRANCE HUMANITAIRE 2008


L’institut Bioforce (formation pour les professionnels des actions de solidarité) organise pour la deuxième année consécutive le Tour de France humanitaire. Cet événement a pour objectif d’informer le grand public sur les métiers de l’humanitaire, et d’orienter celles et ceux qui souhaitent s’engager dans ce secteur. Il s’agit ainsi d’expliquer la réalité de la professionnalisation de ce secteur, et de réunir en un même lieu les principales organisations françaises de solidarité.

Aide Médicale Internationale participe, aux côtés d’une trentaine d’autres associations et ONG, aux douze étapes de ce Tour de France.

Tout au long de l’événement, des membres d’AMI (salariés du siège, anciens expatriés, bénévoles), animeront les stands de l’association, présenteront les programmes en cours et informeront les visiteurs des profils recherchés.

Le Tour de France Humanitaire se poursuit jusqu’au mois de décembre prochain. Pour en savoir plus sur le Tour de France humanitaire, rendez-vous
sur :



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