Birmanie / Myanmar

BIRMANIE (MYANMAR) - Périphérie de Yangon, État Shan, État du Rakhine

FICHE D’IDENTITÉ DU PROGRAMME

LOCALISATION
Banlieue de Yangon : Dala, Seikki Khanaungdho et Twantay
Région autonome des Wa (État Shan)
Région de Buthidaung (État du Rakhine)

POPULATION COUVERTE
Banlieue de Yangon : 265 000 personnes
Région Wa : 140 000 personnes
Rakhine : 251 000 personnes

ÉQUIPE A.M.I.
16 expatriés : un chef de mission, un coordinateur administrateur, un coordinateur médical, un coordinateur logistique, un référent eau et assainissement, trois responsables de projet, deux référents médicaux, , un référent prévention VIH, un responsable des activités éducation à la santé », un épidémiologiste, et dans le cadre du programme Nargis, un responsable de programme urgence, un logisticien-réhabilitation un administrateur.
310 personnels locaux (personnels médicaux, personnels spécialisés en logistique et administratifs).

FINANCEURS
Echo, EuropeAid, Three diseases Fund, UNHCR, UNFPA.


CONTEXTE D’INTERVENTION

Mosaïque ethnique, le Myanmar a été secoué depuis son indépendance par des conflits entre Bamar (groupe principal) et minorités. Parmi celles-ci, certaines sont reconnues et disposent de quelques droits ; d’autres vivent dans des conditions d’extrême précarité. Les conflits des années 80 et 90 ont entraîné d’importants mouvements de populations sur le territoire birman ou hors de ses frontières.
Aujourd’hui, la situation des minorités et des déplacés au Myanmar est toujours préoccupante, leurs possibilités d’accès aux soins restent réduites, et ils souffrent d’un taux de mortalité plus élevé que les autres couches de la population. Les femmes et les enfants comptent parmi les premières victimes de cette situation.
Ces populations fragiles sont aussi les plus touchées par le VIH/ Sida. En raison de leur pauvreté, de leurs carences éducatives et des problèmes d’accessibilité à l’information et à des structures de santé, l’épidémie du VIH constitue un risque sanitaire majeur et la lutte contre la pandémie est une urgence aujourd’hui reconnue par le gouvernement du Myanmar.
L’augmentation des prix du pétrole en 2008 a entraîné une hausse de la contestation avec d’importantes manifestations suivies d’arrestations. 2008 a surtout été marquée par la crise humanitaire liée aux dégâts causés par le cyclone Nargis sur le sud du pays.


HISTORIQUE MISSION A.M.I.

Depuis ses premières missions menées dans les années 90, A.M.I. a orienté ses actions vers les populations les plus fragiles.
L’ouverture d’une nouvelle mission a ainsi débuté en 2001 dans la périphérie de Yangon, puis s’est développée sur d’autres territoires où vivent des populations particulièrement vulnérables : l’État Shan (en 2003) et le Rakhine (en 2004). Les minorités (Karens, ethnies montagnardes de l’État Shan – Lahu, Akha, Wa –, et Rohingyas dans l’État du Rakhine) et les déplacés ou « relocalisés » (populations des zones périurbaines de Yangon, notamment à Dala) sont les bénéficiaires cibles des programmes.
À celles-ci s’ajoutent désormais les populations frappées par le cyclone Nargis dans le delta de l’Irrawaddy en mai 2008.


ACTIVITES ET REALISATIONS 2008

La mission A.M.I. en Birmanie/Myanmar est constituée de neuf bases opérationnelles implantées dans trois zones d’intervention : la banlieue de Yangon, l’État Shan et l’État du Rakhine.

 » Périphérie de Yangon
Dans la périphérie de Yangon, dans les faubourgs de Dala, Seikki Khanaungdh, et Twantay où vivent de nombreux déplacés, les activités d’A.M.I. ont porté sur :
> l’accès à l’eau et l’assainissement (population et écoles) : construction de puits et de bassins, petits travaux d’assainissement, appui à l’organisation de comités de gestion et de maintenance de l’eau, distribution de kits d’hygiène,
> l’éducation à la santé et à l’hygiène,
> la prévention et le traitement d’infections sexuellement transmissibles dont le VIH/Sida. Les équipes de trois centres de santé A.M.I. spécialisés assurent des dépistages, des soins aux patients, forment des éducateurs et distribuent des préservatifs,
> des soins préventifs destinés aux femmes et enfants de moins de cinq ans et de la santé reproductive,
> des secours d’urgence aux victimes du cyclone Nargis.
Dans la nuit du 2 au 3 mai 2008, le cyclone Nargis a frappé le delta de l’Irrawaddy et la Yangon division au sud du territoire birman.
De nombreuses habitations et structures de soins ont été ravagées.
Les équipes d’A.M.I., présentes sur une portion du territoire atteint par la catastrophe, ont pu mettre en oeuvre des actions d’urgence (distribution d’abris, de nourriture, de médicaments et de kits d’hygiène, surveillance épidémiologique préventive activités d’assainissement, etc.). À ces interventions ont succédé des dispositifs de post-urgence, dont certains perdurent aujourd’hui.

 » Région Wa (État Shan)
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Dans la région Wa, où les populations disposent aujourd’hui de moyens de subsistance très réduits, le travail des équipes s’est organisé autour des activités suivantes :
> soins de santé primaires (cliniques mobiles et appui aux rares structures de santé fixes, approvisionnement en médicaments),
> référencements vers des hôpitaux,
> santé materno-infantile (comprenant notamment un suivi des parturientes et des nouveaux-nés ainsi que des vaccinations),
> suivi épidémiologique, essentiellement dans le cadre de la prévention et du traitement du paludisme,
> renforcement des capacités du réseau de santé communautaire,
> sessions d’éducation à la santé portant sur l’hygiène et certaines pathologies (paludisme, tuberculose, etc.).

 » État du Rakhine (nord-ouest du pays, zone NRS – Northern Rakhine State)
Dans l‘ensemble urbain de Buthidaung et le district de Myeik, A.M.I. a mis en oeuvre :
> une action de renforcement du réseau de santé communautaire (formation d’agents de santé communautaires) dans le cadre du renforcement du dispositif de soins de santé primaires,
> des soins de santé primaires (approvisionnement des rares structures de santé, mise en place de cliniques mobiles, référencements), avec une attention particulière portée à la santé materno-infantile,
> des sessions d’éducation à la santé (santé de base, santé reproductive, planification familiale),
> des actions de prévention du paludisme et des suivis épidémiologiques.

Perspectives 2009
Les réalisations d’A.M.I. devraient porter sur :
> l’ouverture d’une nouvelle zone d’intervention,
> l’évaluation, le développement et la capitalisation de la composante santé communautaire,
> l’élargissement des accords de travail au Thanintharyi.
Dans la banlieue de Yangon, les perspectives sont :
> le développement des activités eau et assainissement sur les faubourgs de Kawhmu et Kungyangon,
> la poursuite des activités de soutien aux populations victimes du cyclone Nargis,
> l’accroissement du volet lutte contre le VIH. Dans la région Wa, 2009 devrait voir le transfert des structures de santé de Mong Pawk aux autorités sanitaires locales.