Nos comptes
Rapport financier 2005
Transparence financière
Comme chaque année, les comptes annuels de notre association ont été contrôlés et certifiés par le cabinet de commissariat aux comptes Olivier Paris. Les comptes détaillés ainsi que le rapport du commissaire aux comptes sont disponibles sur demande au siège de notre association.
Les ressources
En 2005 sur 100 euros de ressources :
- 90 € proviennent de fonds publics,
- 6 € de fonds institutionnels privés (fondations, associations, participations locales),
- 3 € de dons collectés,
- 1 € d’autres ressources (produits financiers, exceptionnels et reprises de provisions).
Les activités de l’association - « emplois » dans le compte d’emploi des ressources – sont financées à hauteur de 11 440 152 euros en 2005 contre 9 035 672 euros en 2004, par les financements publics et privés obtenus (soit une augmentation de l’activité de 27%).
Les fonds publics
En 2005, les financements par les gouvernements étrangers augmentent de 108% par rapport à 2004 et représentent 14% des fonds publics contre 9% en 2004. (Il s’agit des fonds du gouvernement afghan via la Banque Mondiale en Afghanistan et de la Coopération suisse en Haïti). Il est à noter que la progression des financements de l’Union Européenne d’environ 12% (soit 804 000 euros de plus par rapport à 2004) reste maîtrisée conformément à la politique de diversification de fonds souhaitée par le Conseil d’administration d’AMI. Les financements européens ne représentent plus que 63% des ressources globales en 2005 contre 71% en 2004.
Ressources issues de la recherche de fonds
Le total des ressources issues de la recherche de fonds s’élève à 383 085 euros en 2005 contre 128 569 euros en 2004, soit une augmentation de 197 % (39 205 euros d’augmentation proviennent de dons des particuliers et 187 300 euros de dons d’entreprises).
Tsunami
La crise humanitaire provoquée par le tsunami en Asie du Sud-Est a suscité un grand élan de générosité de la part des particuliers et des entreprises privées.
Le total de fonds collectés pour les victimes du tsunami en 2005 s’élève à 123 K€, dont 97 K€ ont été collectés en 2005 et 25 K€ provenant du report des dons collectés en fin 2004.
Grâce aux fonds collectés, AMI a ouvert en 2005 des missions médicales pour le soutien des victimes du tsunami en Indonésie et au Sri Lanka. Très rapidement, en parallèle des dons collectés, les deux missions ont été financées par le soutien de la Fondation de France (438 K€ en 2005), du Gouvernement français et de l’Union Européenne (206 K€ au total pour les deux missions en 2005).
Fonds dédiés
Les ressources collectées privées et institutionnelles qui n’ont pas été utilisées au 31/12/05 le seront en 2006, conformément à l’engagement pris auprès des donateurs et/ou des tiers financeurs.
Ces engagements ont été comptabilisés en « Fonds Dédiés » au Passif du Bilan pour un montant total de 687 175 euros dont :
- 654 234 euros proviennent des subventions et notamment celles du Gouvernement français pour un total de 244 372 euros, des gouvernements étrangers pour un total de 202 844 euros, et de l’Union Européenne pour un total de 200 803 euros.
- 32 941 euros proviennent des dons affectés aux victimes du tsunami et sont affectés à la mission Sri Lanka en début de l’année 2006.
Fonds privés et autres ressources
Le total de fonds privés s’élève en 2005 à 1 104 299 euros, soit 9,70 % des ressources globales, contre 6 % en 2004 (520 368 euros en 2004). Cette augmentation de plus de 89% s’explique principalement par les financements reçus de la Fondation de France pour les missions du Sri Lanka et de l’Indonésie et grâce au mécénat.
Les fonds privés comportent principalement 3 postes :
La double origine des ressources d’Aide Médicale Internationale, privée et publique, assure l’autonomie de l’Association dans ses décisions.
Néanmoins, une part plus significative des fonds privés lui permettrait d’augmenter son champ d’action en terme d’activités. Il est donc toujours nécessaire de renforcer la politique de collecte de fonds privés, d’acquérir de nouveaux donateurs et de maintenir la confiance de ceux qui sont fidèles aux actions d’AMI depuis de nombreuses années et que nous remercions chaleureusement.
En outre, la trésorerie disponible dépendant des aléas et des fluctuations des versements des bailleurs publics, le Conseil d’Administration souhaite que l’effort de diversification des bailleurs publics se poursuive dans les années futures afin d’en limiter les conséquences.
L’emploi des ressources
En 2005, sur 100 € de ressources :
- 92 € sont employés pour les programmes des missions,
- 5 € permettent de couvrir le coût de fonctionnement de l’association, les charges financières et exceptionnelles, ainsi que les coûts de l’information et de communication,
- 1 € est utilisé pour collecter les dons privés,
- 2 € constituent le résultat excédentaire.
Les ressources obtenues par AMI en 2005 financent donc principalement ses programmes de missions représentant 92 % des coûts totaux.
Les emplois des ressources pour l’année 2005 révèlent une importante croissance provenant principalement de l’accélération des activités en Afghanistan, de la progression constante des activités en Thaïlande ainsi qu’au Soudan, et de l’ouverture de deux nouvelles missions au Sri Lanka et en Indonésie.
Missions
Le nombre de missions où AMI apporte son soutien, est resté stable par rapport à 2004, soit 9 missions. Aucune fermeture de mission n’a été effectuée en 2005, alors que 3 ont été clôturées financièrement au cours de l’exercice 2004.
- Afghanistan
En 2005, les dépenses totales liées au programme ont augmenté de 56% par rapport à 2004 et sont passées de 2 325 K€ à 3 632 K€. Le contexte afghan, bien que toujours très instable, s’inscrit dans un besoin d’action à long terme de reconstruction. En cela nos programmes correspondent précisément à la dynamique de l’aide dans le pays : soutien et renforcement de la politique de santé du Ministère de la santé afghan, mise en place de services de santé minimum dans des provinces reculées, participation à l’élaboration des politiques de santé au niveau central. Ces activités sont principalement orientées vers le long terme et nécessitent d’importants moyens pour leur mise en oeuvre.
- Indonésie et Sri Lanka
A la suite du tsunami qui s’est abattu en Asie du Sud-Est, deux nouvelles missions ont été ouvertes en rapport direct avec les populations victimes : en Indonésie (350K€) et au Sri Lanka (238K€). En Indonésie le projet se décline en différentes activités : améliorer l’accès des populations aux soins de santé primaire, réhabilitation de structures de santé et soutien psychologique aux populations, information et formation au travers du Health Messenger.
- Soudan
C’est dans un contexte toujours très instable que les actions de la mission Soudan ouverte en 2004 ont été mises en place. Les dépenses totales liées au programme sont passées de 189K€ en 2004 à 663K€ en 2005. Notre projet d’intervention a pour objectif d’apporter le soutien d’urgence et l’accès aux soins pour les populations rurales et déplacées, affectées par la guerre au Sud Darfour.
- Thaïlande
En 2005, les dépenses totales du programme ont augmenté de 45% par rapport à 2004 (1 142 K€ en 2005 contre 788 K€ en 2004). Notre programme d’assistance médicale et sanitaire aux populations réfugiées dans les camps en Thaïlande a fortement augmenté en terme de moyens financiers, matériels et humains du fait de la prise en charge des besoins de santé des réfugiés du camp de Maela.
- République Démocratique du Congo – Sud Kivu
En 2005, les dépenses totales liées au programme ont augmenté de 10% par rapport à 2004 et s’élèvent à 2 042K€ en 2005 contre 1 865K€ en 2004. Nos programmes en République Démocratique du Congo, dans la province du Sud Kivu, ont pour objectif l’amélioration de l’accès aux soins de qualité pour les populations de 55 aires de santé des zones de Lemera, Uvira, Fizi, Nundu, Kimbi-Lulenge et Ruzizi. Et plus particulièrement pour les femmes enceintes, les enfants de moins de 5 ans, les plus vulnérables (indigents, déplacés, retournés, rapatriés, réfugiés) et les victimes de violence sexuelle. Ce programme est en progression constante depuis sa mise en place.
- Haïti
En 2005, les dépenses totales liées au programme ont diminué par rapport à 2004 (458K€ en 2004 à 224K€ en 2005). En effet, nos activités se sont recentrées sur deux volets principaux : l’aide médicale et la prévention en faveur des enfants et jeunes des rues de Port-au-Prince. Outre l’accès aux soins de santé de qualité et à un suivi médical adéquat, un autre volet du programme consiste à informer et sensibiliser les enfants et jeunes des rues sur les comportements à risque et leurs conséquences, en insistant sur les problèmes de transmission du VIH/SIDA.
- Myanmar
Malgré les difficultés liées aux relations avec les autorités locales, nos activités sont restées stables en 2005 par rapport à 2004. Les dépenses d’activités ont augmenté de 12% en 2005 par rapport à 2004 (1 457K€ dépensés en 2005 contre 1 304K€ en 2004).
- Territoires palestiniens
En 2005, les dépenses totales liées au programme sont restées globalement stables par rapport à 2004 (112K€ en 2004 contre 96K€ en 2005).
- Siège
Au cours de l’année 2005, en réponse à la croissance des activités, l’effectif des salariés du siège a augmenté par la création d’un troisième desk en charge des nouvelles missions ouvertes en 2005. L’effectif total des salariés au 31/12/2005 s’élève à 17 personnes. La masse salariale brute du personnel siège non affecté a augmenté de 21%, et est passée de 211K€ en 2004 à 255K€ en 2005, alors que les ressources ont augmenté de 27% entre 2005 et 2004.
D’un point de vue plus global, les coûts fixes de fonctionnement de la structure de l’association restent stables et ne représentent plus que 5% du total des coûts, contre 7% en 2004. Cette évolution favorable est due à la volonté de l’association de maîtriser ses coûts structurels. Néanmoins il apparaît nécessaire dans les prochains mois d’adapter les moyens et les ressources humaines à la taille actuelle de l’association afin d’augmenter notre efficience.


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