Démarche et actions

LES PRINCIPES D’INTERVENTION D’AIDE MEDICALE INTERNATIONALE



Trois grands principes, qui sont autant de signes distinctifs de l’action d’Aide Médicale Internationale, sous-tendent les programmes de l’association.

1. Aller où les autres ne vont pas

Aide Médicale Internationale choisit, depuis sa création, de soutenir des populations démunies et particulièrement isolées. C’est pourquoi ses terrains d’intervention se situent dans des zones difficiles d’accès, dans lesquelles les structures ou programmes de santé sont rares ou inexistants.

2. Contribuer à l’autonomisation des populations

Depuis sa création, l’objectif d’Aide Médicale Internationale, qui trouve écho dans la formule « aidons-les à se passer de nous », est de contribuer à l’autonomisation médicale des populations. Les équipes d’AMI pratiquent peu de médecine de substitution, mais s’attachent avant tout à la formation du personnel de santé local aux bonnes pratiques et aux nouvelles techniques médicales, dans des zones où le système de santé est défaillant. En respectant et en s’appuyant sur les spécificités culturelles locales, les équipes d’AMI conçoivent et utilisent des supports pédagogiques adaptés aux différents contextes.

3. Un budget qui donne la priorité aux missions

En 2007, Aide Médicale Internationale a consacré 92 % de son budget à ses actions sur le terrain. La part du budget consacrée aux frais de structure est de seulement 6 %. Les frais de collecte de fonds se réduisent pour leur part à 1 %.


PROFESSIONNALISME

À ces trois grands principes, s’ajoute la nécessité de mobiliser des professionnels pour la mise en œuvre de nos programmes. Parce que la solidarité ne peut se satisfaire d’amateurisme, Aide Médicale Internationale mobilise des professionnels spécialement formés et expérimentés. Les expatriés d’AMI sont issus de formations spécialisées, formations médicales et paramédicales bien sûr (ex. : professionnels de la santé ayant suivi une spécialisation à la médecine tropicale : Institut de médecine tropicale d’Anvers, ou à la santé publique : ISPED de Bordeaux (Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement), mais aussi formations à la logistique ou à la gestion de projets humanitaires (Institut Bioforce, IFAID Aquitaine, etc.). Médecins, infirmiers, sages-femmes, laborantins, épidémiologistes, administrateurs, logisticiens, etc. composent ainsi les équipes expatriées sur le terrain. Celles-ci coopèrent avec des professionnels locaux et forment, dans les différents pays d’interventions, les acteurs de santé de demain.