Territoires Palestiniens

Cisjordanie : Distributions en cours pour 5 communautés bédouines

En Cisjordanie les communautés bédouines sont très vulnérables en raison de l’occupation israélienne. Ces populations de bergers et d’éleveurs de bétail, habituées à un mode de vie nomade, sont essentiellement implantées en zone C (sous administration israélienne), en zone militarisée, ou sur des terrains d’expansion des colonies.

Aujourd’hui sédentarisés en raison de la politique de restriction des mouvements, les Bédouins sont régulièrement menacés de déplacement forcé ou d’ordres de démolitions sur leur habitat de fortune, abris d’animaux ou citernes d’eau.

L’accès à l’eau est un réel enjeu pour ces communautés aussi bien pour les personnes que pour leurs animaux, puisqu’aucun réseau d’eau pérenne n’est constructible et que l’accès aux sources est totalement contrôlé par l’administration israélienne.

Parce que l’accès à l’eau est un droit fondamental protégé par le droit international, PU-AMI a distribué, début octobre 2011, des réservoirs d’eau à 100 familles appartenant à 5 communautés bédouines localisées au Nord de la Cisjordanie.

Cette action a été menée après une phase d’enquête de vulnérabilité approfondie conduite auprès de ces 6 communautés, soit plus de 150 familles visitées. En coordination avec les autres acteurs humanitaires en eau et assainissement, l’équipe de PU-AMI s’est aussi assurée que les personnes bénéficiaires de ces réservoirs ont un accès à l’eau suffisant en quantité et en qualité, soit par leurs propres moyens, soit avec l’appui d’autres organisations humanitaires.

Ce projet visant à améliorer les conditions des Bédouins est entièrement financé par le Bureau d’Aide humanitaire et Protection civile de la Commission européenne (ECHO). D’autres volets complémentaires y sont rattachés. En effet, des campagnes de sensibilisation à l’eau et l’hygiène ont été lancées courant novembre en partenariat avec une ONG locale (House of Water and Environnent). Le but est d’encourager les membres des communautés bédouines, surtout les femmes et les enfants, à adopter les bons comportements et les bonnes pratiques afin de se préserver des maladies liées à l’eau. Dans le cadre de cette campagne, des tests de qualité sur l’eau consommée par ces populations vont également être menés.

Par ailleurs, 80 familles ont reçu de la nourriture et vont continuer à en recevoir dans les 5 prochains mois pour couvrir leurs besoins alimentaires de base au cours de la saison hivernale. Les distributions seront faites tous les 2 mois. Ainsi, chaque foyer reçoit farine, pois chiches, huile, sel, lentilles selon les standards nutritionnels quantitatifs et qualitatifs du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Enfin, des vestes d’hiver vont être distribuées dans les semaines à venir aux enfants de moins de 12 ans. Des enfants qui recevront également des vêtements en laine tricotés par des femmes bénéficiant de notre projet « Argent contre Travail » .

Consulter cet article seul

Bande de Gaza : « Ne pas être libre de ses mouvements, c’est le plus dur… »

Jehad Abu Hassan, 42 ans, est le responsable de la base de Première Urgence – Aide Médicale Internationale à Gaza, d’où il est originaire, depuis octobre 2010. Ce Franco-Palestinien, au parcours étonnant, témoigne de la situation dans cette région enclavée dans cette région enclavée, aggravée depuis 4 ans par le blocus imposé par Israël. Interview.

Jehad, quel a été ton parcours jusqu’à octobre 2010, date à laquelle tu as rejoins l’équipe de PU-AMI ?
Je suis né à Gaza. Mes parents y sont réfugiés depuis 1948. Arrivés au camp de la plage (Gaza ville), mes parents, analphabètes, se sont vus attribuer par l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) un bout de terre de 100 m2 et petit à petit ont construit une maison. J’ai donc passé mes jeunes années à Gaza et en 1985-1986, j’ai commencé à étudier le français au Centre culturel français. J’ai obtenu une bourse pour étudier l’agriculture en France. J’ai obtenu un BTS en horticulture et j’ai ensuite travaillé deux ans en France. Je suis rentré à Gaza en 1994 et j’ai travaillé pendant 2 ans comme professeur de français et comme interprète. Je suis reparti en France pour étudier à l’Ecole Supérieure d’interprète et de traducteur puis j’ai enchaîné sur une Maîtrise en Langues étrangères appliquées à la Sorbonne puis sur un DESS en économie et un DESS « Crise, intervention humanitaire et action de développement ». J’ai trouvé mon premier emploi dans l’humanitaire en 2003 au Burundi et depuis j’ai travaillé pour diverses organisations au Soudan, Tchad, Yémen, Jordanie, jusqu’à mon retour à Gaza en 2010.

Qu’est-ce qui a changé à Gaza depuis ton enfance ?
Pour moi il y a l’avant et l’après 1987. Avant 1987, il y avait l’occupation israélienne et les colonies (NDLA : démantelées en 2005), mais les gens avaient du travail. Malgré le couvre-feu, on avait une liberté de mouvement. Les Gazaouis pouvaient travailler en Israël, les agriculteurs exportaient leurs produits vers la Cisjordanie, Israël, les pays limitrophes et même l’Europe. De plus, la diaspora palestinienne aidait financièrement les familles. Les conditions économiques étaient plutôt bonnes. Après 1987, date du premier soulèvement palestinien, les choses ont commencé à se détériorer. Israël a durci les règles, limité les mouvements des biens et des personnes. Le chômage a augmenté, on n’avait plus de possibilité de travailler en Israël ou d’exporter les produits agricoles. En 1993, les accords d’Oslo sont signés, avec la mise en place de l’Autorité palestinienne, ce qui a suscité un élan d’espoir pour les Palestiniens. La situation s’est progressivement dégradée et en 2000, la 2e intifada a entraîné un nouveau durcissement et de nouvelles restrictions. De 2000 à 2005, l’Autorité palestinienne et sa composante majoritaire le Fatah ont perdu progressivement la confiance des Palestiniens. En 2006, le Hamas a gagné les élections à Gaza. En février 2007, le Fatah a tenté de faire un Gouvernement d’union nationale mais a échoué et des confrontations ont éclaté faisant beaucoup de victimes. Le Hamas a mis la main sur la bande Gaza par la force.

En juin 2007, Israël imposait un blocus sur Gaza. Quatre ans après qu’en est-il ?
L’avènement du Hamas s’est traduit par des sanctions de la communauté internationale, la fermeture de la frontière de Rafah avec l’Egypte et par un blocus total d’Israël : terrestre, maritime et aérien. La bande frontalière (zone tampon) contrôlée par l’armée israélienne fut aussi élargie de 50 mètres en 1995 à 300 mètres en 2009 à l’intérieur des terres. Mais la zone s’étend de facto à plus de 500 mètres, privant un grand nombre d’agriculteurs d’accès à leurs terres. 2007 a marqué la fin des échanges économiques et l’imposition de restrictions de mouvement sévères. Les Gazaouis sont depuis coupés du monde. Pour contrer ce blocus, les tunnels vers l’Egypte ont été creusés pour acheminer les produits de consommation. Fin 2008, l’opération militaire « plomb durci », une guerre d’Israël contre le Hamas, a eu des conséquences catastrophiques sur la population civile. On parle de 1400 morts au cours de cette guerre de 22 jours. Les infrastructures ont été détruites. Même les écoles, hôpitaux, usines n’ont pas été épargnés… Depuis 4 ans, le secteur privé est moribond, le taux de chômage a atteint 43%, 75% des gens vivent sous le seuil de pauvreté, les possibilités de sortir de la Bande de Gaza se résument à quelques cas médicaux graves et les gens dépendent de l’aide humanitaire. Les conditions sont extrêmement difficiles.

Mais depuis le 28 mai dernier, la réouverture de la frontière avec l’Egypte décidée par le gouvernement en transition, a redonné aux Gazaouis l’espoir de sortir, ne serait-ce que pour changer d’air… Que fait PU-AMI à Gaza ?
Le secteur agricole a été très touché par le conflit et beaucoup de petits agriculteurs ne peuvent plus cultiver leur terre par manque de moyens, d’accès ou à cause de l’augmentation du prix des matières premières. Soutenu financièrement par l’Union Européenne et le Centre de Crise du Ministère français des affaires étrangères et européennes, PU-AMI a réhabilité des terres arables relançant ainsi une centaine d’exploitations maraichères ou fruitières. Nous distribuons aussi des intrants agricoles aux fermiers pour relancer leur production, intrants que nous achetons à Gaza pour soutenir l’économie locale. Nous intervenons dans la région d’Al Mawasi au Sud de la bande de Gaza. Al Mawasi était aussi une région de pêcheurs. Avec le blocus, la zone de pêche autorisée a été réduite à 3 miles de la côte. Inutile de dire que depuis des années, il n’y plus guère de poissons dans cette zone, très surveillée par les navires israéliens. Il ne reste aujourd’hui qu’une cinquantaine de pêcheurs, les autres se sont trouvés sans emploi et certains se sont tournés vers l’agriculture. PU-AMI intervient aussi dans la zone tampon à l’est de Gaza. Là, les cultivateurs ont interdiction d’accès à leur terre, alors que 35% des terres arables de la bande de Gaza se trouvent dans cette zone.

Le blocus a-t-il des conséquences directes sur le travail de l’équipe PU-AMI ?
Les conséquences touchent PU-AMI comme toutes les autres ONGs, notamment celles qui travaillent dans la zone tampon, une zone dangereuse à cause des incursions fréquentes des chars israéliens, ou des affrontements entre Hamas et Israël. Comme nos bénéficiaires, on risque d’être pris entre deux feux. On travaille avec les cultivateurs à une distance d’au moins 1 km de la frontière pour être protégés. Dans l’équipe, nous sommes aussi tous soumis aux restrictions de mouvement. Aucun de nous ne peut aller en Cisjordanie par exemple. Ne pas être libre de ses mouvements, c’est le plus dur… Cela affecte aussi certains expatriés à qui on n’octroie pas les permis d’accès à Gaza. La coordination est difficile dans ce contexte.

Suite à l’opération militaire israélienne qui a débuté le 27 décembre 2008 (opération dite "plomb durci") dans la bande de Gaza, Première Urgence porte assistance aux populations victimes du conflit en fournissant des biens non alimentaires de première nécessité et en soutenant les structures médicales par la distribution de consommables médicaux puis s’est orientée vers des projets de réhabilitation des terres agricoles, de distribution des réservoirs d’eau et kits d’hygiène et de réhabilitation d’un bassin d’eaux usées.

Légende photo : Jehad Abu Hassan est chef de base à Gaza pour PU-AMI depuis octobre 2010.

Consulter cet article seul

Cisjordanie : 470 familles enfin connectées à un réseau d’eau

Depuis quelques semaines, 470 familles du district de Qalqiliya, ont enfin accès à un réseau d’eau potable. La construction d’infrastructures durables est complexe dans cette zone soumise au bon vouloir des autorités israéliennes mais 3 ans après le début du projet, c’est une réussite et un vrai changement pour les familles palestiniennes.

La construction d’un réseau d’eau en Territoire Occupé
Depuis 2007, les équipes de Première Urgence – Aide Médicale Internationale développent un projet pour améliorer l’accès à l’eau potable dans 2 villages de Cisjordanie, Immatin et Far’ata. Ce projet s’est déroulé en 3 phases en collaboration avec l’Autorité Palestienne de l’Eau. Tout d’abord, il a fallu relier la source de Mekerot au village d’Immatin, puis à celui de Far’ata. Une station de pompage et un réservoir souterrain de 500 m3 par village ont aussi été installés. Enfin à partir de ces réservoirs, nos équipes ont construit des réseaux d’eau avec des connexions individuelles pour chaque maison. Ce projet a été développé avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français, du Service d’Aide Humanitaire de la Commission Européenne et de la Ville de Paris. Les municipalités de Immatin et de Far’ata se sont aussi pleinement impliquées dans le projet autant financièrement que par un soutien concret sur le terrain.

Comme l’explique Lubna Seyam, membre de l’équipe PU-AMI : “Avant, il n’y avait aucun réseau d’eau. Les habitants se faisaient livrer de l’eau pour remplir leur réservoir privé et utilisaient la collecte d’eau de pluie. Mais aujourd’hui, tout le monde peut simplement ouvrir son robinet pour avoir de l’eau”. Aujourd’hui les 2 villages ont au moins une semaine de réserve d’eau potable. Les 3600 habitants vivant dans des conditions précaires mais aussi les écoles, les structures de santé ont accès à l’eau 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 !

« J’ai enfin assez d’eau pour la vie de tous les jours »
« Ca a changé notre vie d’avoir accès à l’eau dans la maison », témoigne Samira Mohammad Sowwan, 56 ans. Samira vit avec son mari, leurs 5 enfants, sa belle-fille et son petit-fils dans une maison, au Sud du village d’ Immatin. 9 personnes dans une seule maison qui ont besoin d’eau tous les jours ! Avant que les équipes de Première Urgence mènent à bien leur projet, Samira devait aller pomper l’eau dans la citerne de la maison. Il n’y avait jamais assez d’eau ; que ce soit pour laver la maison ou pour arroser le potager. « Quand il n’y avait pas d’électricité, on ne pouvait pas pomper et on devait remonter les seaux d’eau à la force des bras », explique Samira. Aujourd’hui cette page est tournée. La famille de Samira a une connexion individuelle au réseau d’eau. Tout le monde peut avoir accès plus facilement et rapidement à de l’eau propre. Le nouveau système permet non seulement de réduire le prix de l’eau de moitié : « Nous avons pu économiser de l’argent. Avant ce n’était pas possible parce que nous devions payer la livraison de l’eau par les camions. », mais il a aussi un impact très positif sur la santé, avec une eau de meilleure qualité. Ce système d’approvisionnement en eau a vraiment changé le quotidien des familles de ce village et celui de Samira : « Maintenant j’ai assez d’eau pour mon utilisation quotidienne : pour la maison, pour me laver, pour faire la vaisselle et les lessives ». Aujourd’hui les familles peuvent faire des choses qui étaient impossible avant : cultiver des légumes dans le jardin, laver les draps plus fréquemment, abreuver leurs moutons…

Aujourd’hui Samira n’a plus à pomper pour avoir de l’eau, juste à ouvrir son robinet.

Depuis 2002, Première Urgence – Aide Médicale Internationale intervient en Cisjordanie notamment dans les districts de Qalqiliya et Salfit, lourdement affectés par la construction du Mur de séparation et l’accroissement des colonies israéliennes. PU-AMI vient en aide aux familles vivant en dessous du seuil de pauvreté en finançant des emplois, en améliorant les services communautaires, en réparant ou construisant les infrastructures villageoises.

Consulter cet article seul

Territoire Palestinien : Accompagner les femmes pour qu’elles retrouvent autonomie et confiance en elles

Présent sur le Territoire Palestinien Occupé depuis 2002, Première Urgence - Aide Médicale Internationale (PU-AMI) vient en aide aux familles vivant en dessous du seuil de pauvreté en finançant des emplois, en améliorant les services communautaires, en réparant les infrastructures villageoises détruites ou endommagées - réseaux d’eau ou écoles.

Au début de l’année 2011, PU-AMI a donné la priorité aux femmes en développant une activité pilote en Cisjordanie : rémunérer des femmes en échange d’une action sociale. En plus d’offrir un revenu à ces femmes sans emploi, ce projet a pour objectif de leur redonner confiance en elles et de faciliter leur intégration dans la communauté. Dans certains villages, les tensions liées à la construction du Mur de Séparation, aux colonies israéliennes et le poids des traditions ne permettent pas aux femmes de s’épanouir financièrement et socialement.

Ce projet-pilote a été mené entre début Janvier et fin Février avec 94 femmes, identifiées comme particulièrement vulnérables. Fareda est l’une d’entre elles. Elle témoigne.

Fareda Ibrahem Abu Taha, 53 ans, vit avec ses 5 enfants dans le village de Kafr ad Dik, dans le district de Salfit. Tous les jours, pendant près de 6 semaines, avec 8 autres femmes de son village, elle a préparé à manger pour les enfants de l’école et travaillé dans le potager de l’établissement.

Avec d’autres femmes du village, Fareda prépare à manger pour les enfants de l’école.

« Je vis avec mes filles, qui étudient à l’université. Nous vivons tous dans la maison de mon aînée et son mari. Parfois je me sens comme un poids pour mes filles parce que je n’ai pas de travail et que je ne peux pas participer aux dépenses de la maison. Mais je n’ai pas non plus les moyens de louer ma propre maison. Du coup, je passe la majorité de mon temps à m’occuper des tâches ménagères. Je sors très rarement. Je ne vois des gens, des voisins ou de la famille que s’ils viennent nous rendre visite. Je n’ai aucune vie sociale.

Mais travailler avec d’autres femmes du village et gagner un revenu a changé ma vie. Cela m’a d’abord permis de passer la journée en dehors de la maison, de m’ouvrir au monde qui m’entoure. J’ai aussi rencontré des femmes que je ne connaissais pas avant. Elles ont été d’un grand soutien. Nous avons beaucoup bavardé, partagé et je pense que grâce à elles je suis plus ouverte d’esprit. D’ailleurs ça me permet de mieux comprendre mes filles, leurs envies. Je suis plus positive.Sur le côté économique, grâce à mon salaire, je peux contribuer un peu au budget familial. J’ai un rôle plus important dans le foyer. Participer à ce projet de Première Urgence - Aide Médicale Internationale a vraiment changé ma vie de tous les jours. »

Les femmes ayant participé à ce projet se sentent toutes plus en confiance depuis. Elles nous ont aussi indiqué que leur famille et leurs amis avaient remarqué un changement positif chez elles : plus sociables, plus responsables et actives. 75% ont pu mettre de l’argent de côté, d’autres ont amélioré leur régime alimentaire ou remboursé leurs dettes.

Vu les résultats encourageants de ce projet-pilote, PU-AMI va renouveler l’expérience cette année dans d’autres villages de Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Pour en savoir plus sur les programmes de PU-AMI en Territoire Palestinien :
Bande de Gaza : http://premiere-urgence.org/index.p…
Cisjordanie : http://premiere-urgence.org/index.p…

Consulter cet article seul

Territoires Palestiniens

Pour en savoir plus sur les programmes de PU-AMI dans les Territoires Palestiniens, cliquez sur les liens suivants :
Bande de Gaza : http://premiere-urgence.org/index.p…
Cisjordanie : http://premiere-urgence.org/index.p… Consulter cet article seul