VIH / SIDA

Lutte contre le VIH/sida

En 2007, l’épidémie de VIH/sida touchait 33 millions de personnes dans le monde, dont 22 millions en Afrique subsaharienne, selon l’OMS. L’Organisation estime à 2,7 millions le nombre de personnes nouvellement infectées, et à 2 millions le nombre de décès liés à la maladie. Le VIH, virus responsable du sida, infecte les cellules du système de défense immunitaire, dont il détruit et détériore les fonctions. Le sida est le stade avancé de la maladie, qui survient dix à quinze ans après l’infection. La transmission se fait principalement par le biais de rapports sexuels non protégés, par voie sanguine et par transmission de la mère à l’enfant.

Il n’y a pas une épidémie de VIH/sida au niveau mondiale, mais plusieurs. En effet, selon les régions du monde, les stades d’avancement sont différents, et les stratégies de lutte face à la maladie sont inégales, en terme d’informations diffusées, de prise en charge et d’accès aux traitements. Aucun vaccin n’a encore été trouvé.

L’OMS, ainsi qu’un certain nombre d’États membres de l’ONU, ont défini, comme objectif à l’horizon 2010, le concept de l’accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins concernant le VIH/sida.

La lutte contre le VIH/sida fait partie intégrante des programmes d’A.M.I., qui met ce combat au centre de ces missions. Dans 6 des 7 pays où elle intervient, en Haïti, Afghanistan, République Centrafricaine et République démocratique du Congo, en Birmanie/Myanmar et en Thaïlande, des programmes dits « intégrés », de lutte contre la pandémie sont mis en place, conformément aux politiques nationales et aux recommandations de l’OMS.

Conférence à Kibala, RDC, le 1er décembre 2008

Conférence à Kibala, RDC, le 1er décembre 2008

Les objectifs des programmes d’A.M.I concernent la lutte contre la propagation du virus et l’intégration du combat contre le VIH/sida aux soins de santé primaires. Une vision sur le long terme est également prise en compte, avec une approche communautaire, afin que les stratégies mises en œuvre collent le plus possible aux spécificités locales, pour une plus grande efficacité. Cette volonté de pérennité passe également par le développement des structures locales, avec un accent mis sur le renforcement des compétences ainsi que sur l’autonomisation des personnels locaux, et des systèmes nationaux de santé. Les stratégies associent activités préventives, curatives et pédagogiques, mais aussi l’accompagnement psychosocial des malades. Ces programmes touchent la totalité des bénéficiaires, mais un accent est mis sur les populations considérées comme les plus exposées : professionnelles du sexe, usagers de drogues, et les plus vulnérables : enfants de moins de cinq ans et femmes enceintes.

L’éducation à la santé et la formation ont donc une importance particulière face à une épidémie qui pourrait être réduite avec le changement de certains comportements et la diffusion d’informations allant à l’encontre de préjugés sur les modes de transmission et plus généralement sur la maladie. Les équipes d’A.M.I. organisent des sessions d’information grand public, sur des modes pédagogiques et ludiques, ainsi que des campagnes de sensibilisation de grande ampleur, concernant la généralisation et la banalisation de l’usage du préservatif, un des seuls remparts efficace contre la transmission du virus. Ces sensibilisations vont de paire avec des campagnes de déstigmatisation de la maladie et des personnes touchées, et de lutte contre les discriminations. Autre outil de formation, le Health Messenger, magazine destiné principalement aux personnels de santé, diffusé en Afghanistan et en Thaïlande, reprend dans ses pages des rappels, des mises à jour théoriques, des aides au diagnostic ou encore des informations générales sur la maladie.

La prise en charge des malades fait partie intégrante des programmes. Elle va de l’organisation de sessions de dépistage et conseil à la prise en charge médicale, avec un accès aux traitements gratuit ainsi qu’un suivi thérapeutique qui prend en compte la surveillance d’éventuelles infections opportunistes et le suivi de l’évolution de la maladie.

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Posté le 27 avril 2009