Afghanistan : adapter le fonctionnement administratif à l’évolution des activités

Afghanistan : adapter le fonctionnement administratif à l’évolution des activités

Arrivée au terme de sa mission en Afghanistan, Marie-Gabrielle Bozzoni nous éclaire sur l’importance de la gestion des tâches administratives, dans le cadre de l’adaptation du fonctionnement de la mission à l’évolution des activités.

Diplômée d’une école de commerce, Marie-Gabrielle a eu l’opportunité de prendre un congé de solidarité internationale (CSI) de six mois au sein de l’entreprise privée pour laquelle elle travaillait depuis six ans. Elle a pu ainsi participer à une mission d’entraide à l’étranger et assouvir son envie de connaître, de l’intérieur, le monde de l’humanitaire. Marie-Gabrielle a décidé de mettre à profit ses compétences administratives au sein d’Aide Médicale Internationale, en tant que coordinatrice administratif et financier (CAF) sur la mission Afghanistan. Présente depuis trente ans dans le pays, l’association participe depuis 2003 au rétablissement du système de santé amorcé par le ministère afghan de la Santé (MoPH), notamment à travers la mise en œuvre du Basic Package of Health Services (BPHS) et de l’Essential Package of Hospital Services (EPHS) dans la province de la Kunar (nord-est).

« Rattaché directement au chef de mission, auquel il rend compte de ses activités et fait valider les procédures et décisions importantes, le CAF est responsable de la gestion administrative et financière de la mission », rappelle Marie-Gabrielle. Durant la première moitié de sa mission, elle a été « chargée de la finalisation de la passation à d’autres acteurs humanitaires des programmes menés dans les provinces du Laghman et de Samangan, au niveau administratif et financier ». Ce transfert d’activités préparé largement en amont s’est concrétisé entre septembre et octobre 2009.

Marie-Gabrielle précise que « la transmission des projets d’A.M.I. dans le Laghman et à Samangan à des organisations déjà engagées dans le processus gouvernemental de mise en œuvre du BPHS et de l’EPHS avait pour objectif de maintenir le niveau d’accès et la qualité des soins pour la population. Le service a travaillé à la bonne transmission du matériel et des stocks aux nouveaux acteurs du BPHS/EPHS, assuré la clôture des rapports financiers auprès des bailleurs de fonds et recommandé le personnel local d’A.M.I. auprès d’autres organisations humanitaires. »

Accueil d’un enfant malade dans un poste de santé soutenu par A.M.I.


Dans la province rurale de la Kunar, région frontalière avec les zones tribales du Pakistan, où la mise en place de structures sanitaires pérennes doit encore être consolidée, A.M.I. poursuit actuellement son action. Pour ce faire, ce ne sont pas moins de sept expatriés et 50 personnels locaux qui travaillent à Kaboul, auxquels s’ajoutent une équipe de supervision de près de 45 ‘staffs nationaux’ dans la Kunar. Ces derniers encadrent, forment et supervisent les quelques 300 personnels des 31 structures de santé et les 500 agents de santé communautaire bénévoles. Tâches administratives quotidiennes et travail de fond sont donc menés de concert. Marie-Gabrielle souligne que « le service administratif de la base de coordination à Kaboul a travaillé aussi bien à la rédaction de rapports d’activités et de rapports financiers destinés aux bailleurs, à la supervision du budget du programme mené dans la Kunar et à la révision des procédures en collaboration avec l’ensemble des services, qu’à l’évolution du système de gestion de la paye sur la mission ».

Dans un contexte difficile, Marie-Gabrielle a été amenée à intégrer les contraintes sécuritaires inhérentes au travail en Afghanistan, pour pouvoir mener à bien ses activités, en dépit des restrictions de déplacement et des couvre-feux temporaires. Mais ce qu’elle retient surtout de sa mission, c’est la collaboration avec le personnel local, comme « ces deux jours de formation au logiciel de tableur Excel dispensés au staff local, qui ont été une très bonne expérience et ont démontré le soucis de progression et d’amélioration de l’ensemble du personnel local ». Le travail de Marie-Gabrielle aura ainsi servi à consolider un peu plus le fonctionnement administratif de la mission.
Posté le 19 mai 2010