Cour des Comptes : rapport d’évaluation sur « l’aide française aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 »

Tsunami

Cour des Comptes : rapport d’évaluation sur « l’aide française aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 »


A l’occasion de la diffusion, le mardi 3 janvier, de son rapport d’évaluation sur « l’aide française aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 », la Cour des Comptes constate, concernant Aide Médicale Internationale et sous réserve d’un suivi insatisfaisant des dépenses, que « l’emploi des fonds a été conforme aux objectifs poursuivis par l’appel à la générosité publique ».


1. Fonds collectés
« Le total des ressources recueillies en 2004 et 2005 pour la cause du tsunami a été de 963 292 €. L’impact de l’élan de générosité publique induit par le tsunami est sensible sur le niveau des dons en provenance de particuliers (72 635 €) ou d’entreprises (234 800 €). L’association ayant par ailleurs perçu des subventions d’organismes privés dont la Fondation de France (438 015 €) et d’institutions publiques (collectivités territoriales pour 3 385 €, délégation à l’action humanitaire pour 55 860 €, ECHO pour 150 175 €), elle n’a pas eu à utiliser pour ses actions « tsunami » l’ensemble des fonds collectés. Elle a donc sollicité et obtenu l’accord d’entreprises pour que leurs dons soient réaffectés vers d’autres programmes à hauteur de 188 000 €. » (Extrait des Observations définitives sur les comptes d’emploi « tsunami » des 32 organismes contrôlés par la Cour des compte, p.13)

2. Utilisation des fonds : bilan de l’action d’AMI au Sri Lanka et en Indonésie

Au Sri Lanka :

L’objectif du projet était d’apporter un soutien psychologique aux personnes affectées par le tsunami à Pottuvil dans la province d’Ampara, l’une des deux régions plus touchée du pays. Dans un premier temps, il s’agissait de répondre à leurs besoins psychologiques et de protéger leur santé mentale. Dans un deuxième temps, il s’agissait de renforcer les capacités locales dans la prise en charge des personnes affectées. Au total, 30 421 personnes ont bénéficié de l’action d’AMI, soit la population du district de Pottuvil. La mission au Sri Lanka a été fermée le 15 avril 2006.

En Indonésie :

Dans le sous-district de Teunom de la province d’Aceh (au nord de l’île de Sumatra), le programme visait à renforcer la mise en place du système de santé par une prise encharge directe. Il s’articulait autour de deux grands objectifs : le soutien psychologique aux victimes du tsunami et l’aide à la réinsertion dans le nouvel Aceh d’une part, les soins médicaux et la restructuration de système de santé d’autre part. Un financement d’ECHO (Service d’Aide Humanitaire de la Commission Européenne) a été obtenu pour la poursuite de l’action en Indonésie de novembre 2005 à juin 2006. 18 400 personnes comptent parmi les bénéficiaires directs d’AMI.

Les deux projets d’AMI ont connu des modifications de leurs objectifs initiaux qui ont été revus à la baisse, mais leur durée a été prolongée à budget constant.

Concernant le rapport d’évaluation de la Cour des comptes, « AMI a produit deux comptes d’emploi des ressources tsunami : le premier (…) reprend les seuls fonds encaissés des bailleurs ; le second, qui est destiné à la Fondation de France, s’appuie sur les budgets accordés par les bailleurs et s’élève en ressources à 1 253 051 euros. (…) L’ensemble des fonds avait été utilisé à la fin mai 2006 »

Posté le 15 janvier 2007