ÉVÉNEMENT : 25 avril 2008, Journée internationale de lutte contre le paludisme
ÉVÉNEMENT : 25 avril 2008, Journée internationale de lutte contre le paludisme
Véritable fléau mondial, le paludisme (ou malaria), est une maladie parasitaire qui infecte chaque année près de 500 millions de personnes. Cette maladie, transmise d’homme à homme par la piqûre de moustiques (les anophèles femelles) provoque fièvres, frissons, courbatures, céphalées, troubles digestifs, ou complications neurologiques qui peuvent s’aggraver très rapidement.
Dans ces conditions, la lutte contre le paludisme s’élève au rang de priorité des autorités sanitaires internationales et nationales. La nomination de Ray Chambers au poste de Représentant spécial chargé du paludisme auprès du Secrétaire général des Nations Unies s’inscrit dans cette dynamique, qui a partie liée avec la réduction de la pauvreté dans les pays de forte endémie.
A l’échelle internationale toujours, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande la mise en œuvre d’actions dans trois directions complémentaires : la protection et la prévention, avec la distribution gratuite (ou à des prix fortement subventionnés), de moustiquaires imprégnées d’insecticide ; la pulvérisation contrôlée d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations ; et enfin, en matière de prophylaxie, le recours au protocole ACT, combinaison médicamenteuse comportant de l’artémisinine apparaissant aujourd’hui comme le traitement le mieux adapté (mais trop cher pour nombre de pays en voie de développement).
Pour sa part, dans l’ensemble de ses programmes situés en zones d’endémie ou de prolifération saisonnière, d’Aide Médicale Internationale lutte contre le paludisme, en collaboration avec les autorités sanitaires locales. Les équipes d’AMI mettent ainsi en place des activités revêtant diverses formes. De manière générale, il existe un volet prévention/sensibilisation qui concerne toutes les populations, et plus particulièrement les populations à risques que sont les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. En Birmanie/Myanmar, chez les Wa, AMI met en œuvre un programme d’éducation à la santé dont l’objectif principal est la prévention. Au Yémen, des formations complémentaires spécifiques à la gestion et au traitement contre le paludisme sont dispensées auprès de cadres médicaux, en collaboration avec le Malaria National Program. En Thaïlande, dans les camps d’Umpien et Nupoe, Aide Médicale Internationale met en place des partenariats : AMI se charge de l’éducation à la santé, et distribue des moustiquaires tandis que l’ONG IRC (International Rescue Committee) y effectue la pulvérisation d’insecticides. En République Démocratique du Congo, dans la région du Sud Kivu où le paludisme est un problème aigu de santé publique, les équipes d’AMI sont présentes dans 62 centres de santé, et ont mis en place un programme de sensibilisation et d’information lors de la consultation prénatale du premier mois au cours de laquelle une moustiquaire imprégnée est remise à chaque parturiente.
C’est dans ce contexte opérationnel que l’ANEMF (Association Nationale des Étudiants en Médecine de France) a souhaité associer AMI aux nombreuses actions organisées, à l’occasion de la prochaine Journée mondiale de lutte contre le paludisme, dans 17 métropoles régionales françaises pour attirer l’attention du grand public sur ce fléau.Vous souhaitez participer à cet événement, rendez-vous sur le site :
Posté le 3 avril 2008
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