Foire aux questions RH

Foire aux questions RH

LISTE DES QUESTIONS

> Quels sont les métiers, les postes, les responsabilités des expatriés au sein de PU-A.M.I. ?
Quels sont les bagages professionnels nécessaires ?
> Comment postuler ?
> Quelles langues faut-il maîtriser pour partir en mission avec PU-A.M.I. ?
> Quelles autres compétences peuvent être nécessaires ou indispensables à tout poste ?
> Quels autres critères peuvent être évalués au cours du processus de recrutement ?
> Comment se déroule le recrutement chez PU-A.M.I. ?
> Comment s’organise le départ en mission ?
> En quoi consiste la préparation au départ ?
> PU-A.M.I. organise-t-elle des formations pour expatriés ?
> Quels statuts, quelles prises en charge et quelle politique salariale au sein de PU-A.M.I. ?
> Est-t-il possible de partir en mission accompagné (couple ou famille ?)
> Des visites sur le terrain sont-elles possibles (amis, familles) ?
> Quels contrats et de quelle durée sont les contrats sur le terrain ?
> Peut-on partir plusieurs fois avec PU-A.M.I. ?
> Quelles sont les évolutions possibles à PU-A.M.I., ou après PU-A.M.I. ?
> Des bénévoles ou stagiaires peuvent-ils partir sur le terrain avec A.M.I. ?
> Comment PU-A.M.I. gère-t-elle la sécurité des expatriés sur les missions ?
> Quels sont les critères de sélection pour travailler au siège de PU-A.M.I. ?
> Y a-t-il des stages possibles ou des contrats d’alternance au sein d’A.M.I. (siège et terrain) ?
> Est-il possible d’être bénévole au siège de PU-A.M.I. ?



Quels sont les métiers, les postes, les responsabilités des expatriés au sein de PU-A.M.I. ?
Quels sont les bagages professionnels nécessaires ?


ORGANIGRAMME
Toutes les missions sont conduites par un chef de mission (CDM) expatrié qui peut avoir une ou plusieurs bases à coordonner.
Chacune de ces bases est managée par un responsable de projet expatrié qui encadre une équipe composée de personnel national (médical, administratif, logistique) et de personnel expatrié (principalement le Référent médical : infirmier ou médecin).
Le référent médical encadre une équipe médicale composée de staffs nationaux.
Les bases sont supervisées par des coordinateurs médicaux, logistiques, administratifs et financiers, la plupart expatriés, qui oeuvrent sous la responsabilité du Chef de mission. Le CDM est lui-même encadré par le Délégué Général au siège. Celui-ci délègue le suivi opérationnel des missions à un Desk composé d’un responsable de programme et d’un chargé de gestion financière. Le Desk est appuyé par des services transversaux (médical, logistique, financier, RH, communication).

PROFILS DU PERSONNEL EXPATRIE :
Personnel expatrié médical, paramédical, social :médecins, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, laborantins, épidémiologistes, psychologues, éducateurs spécialisés…

Fonctions :
Le personnel médical/paramédical expatrié sur nos missions n’a pas vocation à intervenir directement dans le soin des patients, mais à former et à superviser le personnel médical et paramédical local. Pour cela, il sera donc exigé des candidats d’avoir au moins deux ans de pratique dans leur secteur d’activités et dans l’humanitaire.
D’autres fonctions liées à de la gestion de projet médical seront associées à ces responsabilités, comme la supervision des activités médicales, le relevé d’indicateurs de santé, le suivi épidémiologique, la gestion de la pharmacie ou le relationnel avec les autorités de santé de la zone d’intervention.
Un référent médical est responsable des activités médicales sur une base, un coordinateur médical coordonne les activités médicales des différentes bases d’une mission et apporte appui, soutien, contrôle, validation aux référents médicaux de chaque base.

Compétences requises :
PU-A.M.I. recrute le plus souvent des référents médicaux et des coordinateurs médicaux qui selon la mission doivent être infirmiers ou médecins (diplôme d’état d’infirmier, doctorat de médecine obligatoires), avec au minimum deux ans de pratique clinique, et pour les référents médicaux une première expérience humanitaire ou en pays en développement, pour les coordinateurs médicaux une expérience humanitaire significative en qualité que référent médical. Les cadres de santé sont aussi des profils recherchés pour ces postes. Un diplôme universitaire en médecine tropicale ou en santé publique est un atout non négligeable pour occuper ces postes. Les candidats infirmiers ou médecins ayant également une formation et une expérience en gestion ou en coordination de projets seront des profils privilégiés.

Au-delà des postes d’infirmiers, de médecins, de référents médicaux ou de coordinateurs médicaux, PU-A.M.I. recrute aussi des sages-femmes, des pharmaciens, des laborantins, et plus rarement des psychologues, des assistants sociaux ou des éducateurs spécialisés (pour des postes de référent volet social ou chargé de programmes enfants des rues) : les candidats à ces postes doivent obligatoirement avoir le diplôme d’état (diplôme d’état de sage-femme, doctorat de pharmacie, technicien spécialiste laboratoire ou doctorat de biologie, master 2 de psychologie clinique ou psychopathologie, diplôme d’état d’assistante sociale, d’éducateur spécialisé,…), une expérience significative dans leur domaine d’activité, et idéalement une formation complémentaire en santé publique, médecine tropicale, ou en gestion de projet.

Les profils non médicaux ou qui n’ont pas de diplôme paramédical mais qui ont une formation poussée en santé publique et une expérience dans ce domaine peuvent occuper des postes d’épidémiologistes, de chargés de développement communautaire, des référents santé communautaire, de chargés d’éducation à la santé ou de promotion de la santé communautaire, des référents prises en charge psychosociale du VIH.

- Personnel expatrié technique mais non médical : administrateurs / coordinateurs administratifs et financiers et logisticiens / coordinateurs logistiques
Pour permettre à une mission médicale de fonctionner, PU-A.M.I. recrute également des administrateurs et coordinateurs administratifs et financiers, des logisticiens et coordinateurs logistiques et sécurité :

Administrateur / coordinateur administratif et financier : ces expatriés sont responsables des aspects administratifs, Ressources Humaines, et financiers d’une base ou d’une mission.

Fonctions :
Un administrateur affecté à une base devra suivre le budget imparti aux activités liées à sa zone d’intervention et au fonctionnement de la base ; il sera responsable de la trésorerie, de la caisse, du suivi des factures et de la comptabilité, du paiement des achats, des baux, des éventuels recrutements et/ou licenciements du personnel, des contrats des salariés, des salaires des équipes nationales, du versement des indemnités et perdiem, du suivi des congés, du respect de l’application du code du travail local pour le staff national, de la mise en place et de l’application d’un règlement intérieur, du suivi des procédures administratives et des relations avec les autorités du pays, …
Les administrateurs ont tous à encadrer et à former du personnel administratif national (caissiers, assistants, comptables, …).
Un coordinateur administratif et financier sera responsable de l’ensemble des aspects administratifs, RH, et financiers de l’ensemble de la mission composée de plusieurs bases, de coordonner et d’harmoniser les procédures, de soutenir, de superviser et de contrôler la gestion administrative de chaque base, et fera le lien avec le siège sur ces aspects. Les coordinateurs administratifs et financiers ont tous à appuyer, soutenir, contrôler, superviser les administrateurs (liens fonctionnels), et à encadrer et former du personnel national (lien hiérarchique).

Compétences requises :
Le profil d’un administrateur : diplômé en comptabilité, en gestion, en RH, en finances, d’une école de commerce, avec une expérience professionnelle significative – deux ans minimum - dans ces domaines (administration, finances, ressources humaines).
Le profil d’un coordinateur administratif et financier est le même avec plusieurs expériences humanitaires similaires.

Logisticien / coordinateur logistique et sécurité : ces expatriés sont responsables des moyens logistiques permettant à une base ou une mission de fonctionner.

Fonctions :
Le logisticien d’une base est responsable des achats, des approvisionnements, du transport, du stockage du matériel (médical, médicaments, fournitures, mécaniques, informatiques, nourriture, …), du parc véhicule, du parc informatique, des moyens de télécommunication (téléphones satellites, radio HF, VHF,…), de l’intendance (électricité ou groupes électrogènes, eau, bâtiments…), de la sécurité d’une base ou d’une mission (recueil d’informations, mise en place d’un plan de sécurité, respect de la bonne application des règles, plan d’hibernation ou d’évacuation, gestion des incidents sécuritaires).
Selon la mission peuvent s’ajouter à cela des responsabilités sur des programmes de construction/réhabilitation (suivi de chantiers), d’eau et de sanitation (watsan), ou autres thématiques spécifiques et techniques.
Un logisticien aura sur sa base à gérer et superviser ces tâches et aura à encadrer une équipe locale composée de logisticiens locaux, d’acheteurs, de radio opérateurs, d’intendants, de gardiens, de chauffeurs, de cuisiniers, de personnel de ménage, …
Un coordinateur logistique est en charge de superviser et coordonner toutes les activités logistiques pour l’ensemble de la mission composée de plusieurs bases. Il aura un lien fonctionnel sur les logisticiens de chaque base, qu’il devra appuyer, soutenir, superviser et contrôler sur ces aspects. Il aura également une équipe locale à encadrer et former (lien hiérarchique direct).

Compétences requises : Le profil d’un logisticien : formation technique en logistique/transport/ import-export, mécanique, informatique, ou ingénieur généraliste, expérimenté dans son secteur d’activité et en supply chain mais avec obligatoirement aussi une expérience humanitaire et/ou une formation spécifique en logistique humanitaire (Bioforce) – notamment en ce qui concerne la gestion de la sécurité.
Un coordinateur logistique devra obligatoirement avoir des expériences significatives en humanitaires en tant que logisticien d’une base.

Personnel expatrié généraliste aux fonctions d’encadrement : Responsables de Projet et Chef De Mission

Fonctions :
Le responsable de projet expatrié est responsable de la mise en place et du suivi du projet sur une zone définie. Il est également responsable d’une base (bureau et maison, lieu de travail du staff national et expatrié, et lieu de vie des expatriés) et de l’ensemble des moyens permettant de mettre en place et de suivre le projet : moyens administratifs, financiers, logistiques, ressources humaines. Il encadre l’ensemble du personnel local et expatrié de la base (staff logistique, administratif, médical). Il est responsable de la gestion de la sécurité sur la zone d’intervention, de la représentation avec les autorités locales, les partenaires, les autres ONG ou agences d’organismes internationaux, et du reporting.
Le chef de mission, en lien étroit avec le siège, est responsable de l’ensemble de la mission quant aux orientations stratégiques définies par le Conseil d’Administration ou à lui proposer, de la mise en œuvre et au suivi du programme, de la coordination des différents projets le composant, des moyens financiers et logistiques dont il dispose pour mener à bien la mission, du management des ressources humaines (expatriés coordinateurs et chefs de projet, et personnel local et expatrié qu’il encadre), de la sécurité des personnes et des biens, du relationnel avec les autorités, les partenaires et les bailleurs, de la recherche de financement pour les projets dont il est responsable et de l’écriture de nouveaux proposals, du reporting des activités.

Compétences requises :
Le profil d’un responsable de projet tient davantage de son expérience que de sa formation, et une expérience humanitaire ou dans le développement sera indispensable (ou à défaut une formation dans ce secteur après une expérience significative sur l’ensemble des champs de compétences requis) : il sera attendu d’un responsable de projet qu’il maîtrise chacune ou la majorité des fonctions du poste : qu’il ait déjà géré des projets en maîtrisant pour cela la méthodologie de gestion de projets humanitaires (cycle de projet, cadre logique, arbre à problème, arbre à solution…), qu’il ait déjà encadré du personnel local et/ou expatrié, qu’il ait été responsable d’un budget, qu’il ait déjà eu à gérer directement ou à superviser les moyens administratifs, financiers, RH et logistiques d’un projet, qu’il ait idéalement aussi, selon les missions déjà été responsable de la sécurité, qu’il ait déjà occupé des fonctions de représentation et de reporting, qu’il connaisse certaines des procédures bailleurs.
Les profils possibles peuvent être : des administrateurs ou logisticiens de mission ayant occupé l’intérim de chefs de projet, des chefs de base log/admin, des coordinateurs de programme, des chefs de projet du secteur privé ayant suivi une formation à l’humanitaire, des diplômés de master humanitaire ayant au minimum des stages significatifs en gestion de projet et une expérience d’encadrement d’équipe.
Un chef de mission doit nécessairement avoir déjà occupé des fonctions de coordination en mission humanitaire ou des fonctions similaires à un chef de mission, des postes à responsabilités, de gestion de programmes et d’équipes. Une expérience humanitaire significative est indispensable pour occuper ce poste.


Comment postuler ?

Pour postuler :
Pour postuler, vous pouvez répondre à une annonce en envoyant CV et lettre de motivation à l’adresse mail indiquée en fin d’offre ; pour envoyer une candidature spontanée, faites nous parvenir votre candidature avec CV et lettre de motivation

Le dossier de candidature doit contenir un CV (en français et/ou en anglais) et une lettre de motivation.
Vous pouvez postuler à un poste précis, ou à plusieurs (une seule lettre de motivation suffit, en citant les offres qui vous intéressent), ou encore en candidature spontanée en nous confiant alors la décision de votre affectation sur un poste au regard de votre profil.
Il est important d’inclure dans votre courrier ce qui motive votre candidature, vos compétences, vos aspirations, souhaits et contraintes, vos dates de disponibilités (quand et sur quelle durée vous êtes prêts à vous engager), si vous partez seul(e) ou souhaitez partir accompagné(e) (couple, famille), si vous êtes ouverts à toutes missions ou seulement certaines, votre niveau de maîtrise de l’anglais et bien sûr : comment vous joindre (email, téléphone, lieu de résidence).

Quand postuler ?
Il est préférable d’être déjà disponible à un départ quand vous postulez, ou de postuler au maximum 3 mois avant votre disponibilité (excepté pour le Myanmar où l’obtention du visa est très aléatoire et peut être assez longue, de quelques semaines à plusieurs mois).
Le départ se fait généralement assez rapidement après la fin du processus de recrutement et une formation au départ (sous quelques jours ou dans le mois qui suit). Vos contraintes professionnelles (préavis, mise en disponibilité) ne doivent donc pas excéder 3 mois le jour où vous postulez.

Sur quelle durée peut-on s’engager ?
PU-A.M.I. demande à tout expatrié un engagement d’un an. Quelques rares exceptions sont faites sur cette durée d’engagement selon des critères liés au financement de la mission, à la programmation, ou à certaines conditions de grave insécurité.
Si vous n’avez que quelques mois devant vous, vous pouvez néanmoins postuler en précisant cette durée : PU-A.M.I. a quelques fois des missions courtes à proposer (pour des missions exploratoires, des ouvertures ou fermetures de mission, pour un appui technique ou si le poste a été budgété sur une période courte).

Peut-on postuler plusieurs fois ?
Il est possible de postuler sur plusieurs postes à pourvoir au même moment, une seule lettre de motivation ajoutée au CV suffit ; nous analysons chaque candidature au regard de tous les postes disponibles sur le moment.
Les candidats non sélectionnés pour le poste sur lequel ils postulent mais qui correspondent aux profils que nous recherchons généralement sont intégrés à notre base de données et peuvent être contactés a posteriori sur des postes correspondant davantage à leur expérience, contraintes et/ou disponibilités. Nous demandons toutefois aux candidats de consulter régulièrement notre site Internet.

Peut-on postuler si l’on n’est pas français/européen ou si l’on est à l’étranger ?
PU-A.M.I. recrute des candidats de toutes nationalités. Cependant, selon la définition du statut, PU-A.M.I. ne pourra envoyer sous un statut d’expatrié des candidats de la nationalité du pays de la mission d’affectation (ceux-ci seront sous contrats nationaux et recrutés sur place) ; PU-A.M.I. pourra recruter ces candidats pour une mission dans un autre pays que le leur.
Le processus de recrutement se déroulant en France, il est préférable que les candidats aient la possibilité de se rendre à notre siège (à leurs frais ; PU-A.M.I. ne pourra pas s’occuper de la gestion administrative d’une obtention de visa pour que le candidat vienne à cet entretien, une lettre d’invitation pourra néanmoins être délivrée en cas de convocation). Dans certains cas, le processus de recrutement peut s’effectuer par des entretiens téléphoniques.

Quelles langues faut-il maîtriser pour partir en mission avec PU-A.M.I. ?

La connaissance de l’anglais : exigée sur la majorité des missions PU-A.M.I. (Thaïlande, Myanmar, Yémen, Afghanistan, Soudan, Indonésie). Cependant certaines de nos missions sont francophones (actuellement Haïti, RDC, RCA).
La connaissance de l’anglais reste indispensable pour une évolution vers d’autres missions.

Le niveau exigé peut varier suivant les postes mais l’anglais est la langue de travail des équipes et est utilisée par les interprètes qui traduisent de l’anglais vers la langue locale quand le staff local ne parle pas anglais. De plus les rapports peuvent être à écrire en anglais.

La connaissance du français est aussi préférable dans un souci d’intégration au sein de l’équipe expatriée, majoritairement francophone.

D’autres langues peuvent être un plus : l’arabe (au Yémen, au Soudan), le chinois (en Birmanie), le persan, le dari (en Afghanistan)… mais il ne sera pas exigé de connaissances préalables de la langue du pays d’affectation, qui pourra être apprise sur place, l’anglais étant la langue de travail.


Quelles autres compétences peuvent être nécessaires ou indispensables à tout poste ?

Pour tous les postes la maîtrise des logiciels de bureautique Excel et Word sera requise (pour l’écriture de rapports, la gestion de projet, le suivi d’indicateurs ou le suivi budgétaire).
Par ailleurs, tous les expatriés managent des équipes, une première expérience en management d’équipe sera donc requise.


Quels autres critères peuvent être évalués au cours du processus de recrutement ?

Il n’y a aucun critère d’âge ou de nationalité. Il faut néanmoins être en bonne forme physique et mentale (un certificat médical d’aptitude sera demandé aux futurs expatriés) pour vivre dans des conditions relativement rudimentaires, d’isolement ou de confinement, et avoir une bonne capacité de travail.

Au-delà des critères de formations, diplômes, connaissances, expériences, PU-A.M.I. attend de ses expatriés un sens de l’adaptation et une ouverture d’esprit, de l’humilité, la capacité à travailler en équipe et à vivre en communauté, de la souplesse, de la disponibilité, le sens des responsabilités, de la rigueur, du professionnalisme, de la maturité, le sens de l’engagement…


Comment se déroule le recrutement chez PU-A.M.I. ?

Le premier temps du recrutement est l’envoi de la candidature, de préférence par mail, en réponse à une offre, ou en candidature spontanée, en étant prêt à un départ rapide et à un engagement d’une année.

Tous les postulants reçoivent un accusé de réception.
Une première sélection sur CV et lettre de motivation est effectuée par l’équipe du service recrutement.
Les candidats dont le profil est le plus en adéquation avec les postes à pourvoir au moment de la sélection seront convoqués à un entretien au siège de PU-A.M.I.
Les autres dossiers pertinents seront intégrés à une base de données pour une éventuelle convocation future. Compte tenu de l’afflux de candidatures, les refus de candidatures ne peuvent être justifiés systématiquement.

Lorsqu’un candidat est convoqué à un premier entretien, celui-ci se déroule au siège de PU-A.M.I. (en France, région parisienne), ou dans certains cas par téléphone. Les frais de transport pour un premier déplacement au siège sont à la charge du candidat, les éventuels suivants seront pris en charge par A.M.I. (par remboursement a posteriori).

Tous les candidats à des postes d’administrateurs, de logisticiens ou de coordinateurs auront à passer un test technique, quel que soit leur niveau ou expérience.

Lors d’un premier entretien, il sera demandé au candidat d’exposer son parcours professionnel (formation, expériences), les raisons qui motivent sa candidature et il sera également abordé des questions touchant à sa personnalité ou à son comportement.

Le candidat peut être convoqué à un ou plusieurs autres entretiens, le même jour ou ultérieurement. Ces entretiens sont généralement plus techniques et liés au poste à pourvoir et ont lieu avec un responsable de programme et un responsable de service (financier, RH, logistique, médical) selon le profil du candidat et selon le poste pour lequel sa candidature est étudiée. Des précisions sur le poste et la mission pourront lui être apportés lors de ces entretiens spécifiques.

Chaque candidat rencontré fait l’objet d’une discussion avec l’ensemble des personnes qui l’ont reçu, pour prendre une décision sur la suite à donner de sa candidature. Les réponses sont alors données par téléphone ou par mail. Une candidature peut ne pas être retenue pour un poste mais un autre peut être proposé ; le dossier d’un candidat reçu en entretien peut également être gardé dans un vivier de candidats potentiels…Si un poste est proposé à un candidat et que celui-ci l’accepte, A.M.I. organise alors avec lui son départ en mission.


Comment s’organise le départ en mission ?

Dès qu’un poste est proposé à un candidat, une date de départ est décidée ensemble selon les besoins de la mission et les contraintes du candidat (départ généralement sous quelques jours ou quelques semaines) et un ‘mail de départ’ lui est envoyé, lui précisant toutes les démarches à effectuer pour que s’organise son départ (vaccins, documents administratifs à fournir selon la mission, comment faire sa valise, etc.).

PU-A.M.I. s’occupe des démarches d’obtention de visa pour le pays, de certaines autres démarches administratives (souscription aux assurances, retraites, …) et de prendre les billets d’avion.

Le/la futur(e) expatrié(e) participera à une Préparation Au Départ (PAD), collective avec d’autres futurs expatriés, et individuelle sur le poste et la mission. Le départ se fait généralement à l’issue de cette PAD ou peu de temps après.


En quoi consiste la préparation au départ ?

La Préparation Au Départ qu’organise PU-A.M.I., se déroule au siège de l’organisation et comprend un tronc commun à tous les expatriés d’une durée de deux jours sur l’historique de l’humanitaire, l’historique de PU-A.M.I., ses principes, ses valeurs, ses domaines d’intervention, ses missions, …sur le paysage humanitaire et sur les projets de PU-A.M.I., sur les moyens logistiques, les moyens financiers, les ressources humaines, le médical, la gestion de projet, sur les circuits et procédures, les outils, les méthodes et stratégies d’intervention, le management, la sécurité, les comportements à tenir, la communication…

Des modules spécifiques sont ensuite organisés en fonction des postes sur un à cinq jours (période pouvant être prolongée selon les besoins et les profils, notamment pour la formation des administrateurs au logiciel Saga par exemple).

Ces deux parties sont complétées par un briefing individuel sur le poste et la mission, d’un ou de plusieurs jours selon le poste.

Durant l’ensemble de la PAD, la plupart des frais (hôtel, nourriture et transports pour venir de chez eux au siège) des participants sont pris en charge par PU-A.M.I.
Les journées de formation et de briefing sont rémunérées ou indemnisées (selon le statut de l’expatrié).

À leur arrivée sur le terrain, les expatriés seront également briefés par l’équipe en place, et dans la mesure du possible, si le recrutement le permet et que le poste est un remplacement et non une création, les expatriés bénéficient d’une passation d’une ou deux semaines environ (selon les possibilités) avec son prédécesseur.


PU-A.M.I. organise-t-elle des formations pour expatriés ?

Non, outre la préparation au départ (et pour les administrateurs une formation au logiciel SAGA), aucune autre formation n’est dispensée ou financée pour les expatriés. Cette démarche doit être de leur initiative.


Quels statuts, quelles prises en charge et quelle politique salariale au sein de PU-A.M.I. ?

Il existe trois statuts chez A.M.I. : volontariat, salariat et stagiaire (le bénévolat existe aussi mais n’est pas contractuel et ne répond à aucun poste déterminé comme tel).

Le statut salarié est attribué aux postes de coordination et/ou d’encadrement d’expatriés : Chef De Mission, Responsables de Projet, Coordinateurs Administratifs et Financiers, Coordinateurs Logistiques, Coordinateurs Médicaux.
Les salariés reçoivent une rémunération correspondant à leurs fonctions (et non en relation avec leur expérience ou leur niveau d’étude) variant selon le poste de 1390€ à 2000€ brut par mois (différence très faible avec le net), et leurs frais de vie sont pris en charge. Un perdiem est versé sur place tous les mois, déduit de leur salaire.

Le statut volontaire est attribué pour tous les autres postes dits « de terrain » – quelque soit l’expérience de l’expatrié. Les volontaires ont tous une indemnité versée sur leur compte bancaire allant de 686 € à 915 € par mois selon leur expérience humanitaire (barème défini par l’organisation). La dernière indemnité est versée après remise d’un rapport final de mission. A cette indemnité s’ajoute un « perdiem » de 200 € versés sur place tous les mois. Après 12 mois consécutifs de mission les volontaires percevront une indemnité supplémentaire de 1830 €. Les frais de vie des volontaires sont aussi pris en charge par PU-A.M.I.

Les stagiaires reçoivent au siège une indemnité et des avantages correspondant aux obligations légales : tickets resto et prise en charge de 50% des transport, sur le terrain un perdiem et les frais de vie.

Les ‘frais de vie’ et de missions pris en charge par PU-A.M.I. comprennent :
- billet d’avion aller et retour,
- visa pour le pays de la mission (non pour la France pour ceux qui viennent de l’étranger pour les entretiens et la PAD avant le départ) et permis de travail sur place,
- logement (en maison collective PU-A.M.I., avec chambre individuelle, eau courante et électricité, et sur les missions où les conditions de sécurité le permettent, les expatriés peuvent louer un logement individuel à leurs frais),
- nourriture (cuisinier sur place ou forfaits pour repas à l’extérieur)
- blanchisserie (personnel de ménage sur place),
- assurances (vie, assistance, soins, rapatriement, …),
- cotisation retraite pour tous les salariés, et pour les volontaires européens qui partent plus de 6 mois,
- vaccins obligatoires et prophylaxie palu pour trois mois (au-delà prise en charge possible via l’assurance),
- transports pour les déplacements intérieurs,
- retour en France pour débriefing et congés sur le lieu de résidence de l’expatrié tous les 6 mois de mission,
- prime pour un break tous les 3 mois pour les missions où les conditions de sécurité ne sont pas optimales (un billet d’avion A/R vers un pays limitrophe déterminé par le CDM et le Desk et 200 €).
Est-il possible de partir en mission accompagné (couple ou famille ?)

Sur la plupart des missions, il n’est pas possible de partir accompagné pour des raisons essentiellement de sécurité mais aussi d’isolement.
Seules certaines missions le permettent (Thaïlande et Myanmar - uniquement à Yangon), cependant il faut noter que les frais des accompagnants sont à la charge de l’expatrié (billets d’avion, visa, assurances, logement, scolarité…).
Dans certains cas en fonction de la mission, des budgets disponibles, et du poste, il peut être accordé à l’expatrié un ‘statut famille’ : prise en charge par A.M.I. d’une partie des frais des accompagnants. Cette attribution du statut famille est décidé généralement au cours du processus de recrutement. Dans tous les cas, l’accueil des accompagnants est soumis à l’accord formel de PU-A.M.I.


Des visites sur le terrain sont-elles possibles (amis, familles) ?

Les visites sur le terrain peuvent être autorisées sauf si les conditions de sécurité et/ou d’accueil ne le permettent pas. Ces visites doivent impérativement être soumises à la validation du Chef de mission et des responsables du siège. Cependant il reste préférable de retrouver famille ou amis lors des congés/breaks dans le pays de vacances.


Quels contrats et de quelle durée sont les contrats sur le terrain ?

Les salariés signent des contrats à durée déterminée (CDD) d’usage – renouvelables autant de fois que souhaitée de part et d’autre.
Les volontaires signent une ‘déclaration d’engagement pour une mission humanitaire’ (contrat d’engagement de volontariat).

La majorité des contrats signés lors du départ sont de 6 mois, selon la durée des financements attribués au poste ; et ils sont renouvelables.
PU-A.M.I. souhaite que les expatrié(e)s s’engagent moralement sur une durée de mission d’une année (prolongeable). Le contrat de 6 mois sera automatiquement renouvelé sauf problèmes exprimés par l’expatrié(e) ou par PU-A.M.I.
Trois mois avant la fin de l’engagement (soit à 9 mois de mission), il sera demandé à l’expatrié de se prononcer sur un renouvellement ou non.

Au retour de mission, l’expatrié(e) devra venir au siège faire un débriefing de mission et aura un rapport final à rédiger.


Peut-on partir plusieurs fois avec PU-A.M.I. ? Quelles sont les évolutions possibles à PU-A.M.I., ou après PU-A.M.I. ?

Après une première mission avec PU-A.M.I., si la mission s’est bien déroulée pour les 2 parties, l’expatrié(e) pourra bien évidemment repartir en mission avec PU-A.M.I. – qui souhaite fidéliser ses expatriés et favorise généralement d’autres départs.

Cependant, quelque soit l’ONG avec laquelle l’expatrié(e) revient de mission, PU-A.M.I. ne fera repartir l’expatrié(e) qu’après un temps de repos et de réadaptation en France (ou dans le pays de l’expatrié) d’un délai raisonnable (deux ou trois mois en moyenne).

PU-A.M.I. favorisant le recrutement interne, des évolutions rapides de postes (vers des postes à plus de responsabilités) sont généralement possibles et favorisées (selon le profil de l’expatrié(e) et les évaluations de ses précédentes missions) et dans la mesure de postes disponibles au moment de la formulation du souhait de repartir.


Des bénévoles ou stagiaires peuvent-ils partir sur le terrain avec PU-A.M.I. ?

A.M.I. n’organise aucun départ de bénévole : tous les expatriés partent sous contrat de volontaire, salarié ou stagiaire, avec une complète prise en charge.
En revanche, quelqu’un présent sur un terrain se présentant de lui-même à la mission pour être bénévole peut éventuellement être accueilli, selon les besoins, les compétences qu’il offre, et la capacité de la mission à le superviser.
PU-A.M.I. ne sera aucunement responsable de la prise en charge de ce bénévole.

Il est très rare que PU-A.M.I. envoie des stagiaires sur le terrain. Il existe cependant des exceptions qui répondent à un besoin précis entrant dans le cadre d’un stage. Une convention de stage tripartite est alors obligatoire pour contractualiser la mission du stagiaire.


Comment A.M.I. gère-t-elle la sécurité des expatriés sur les missions ?

La sécurité du personnel de PU-A.M.I. (local comme expatrié) est une composante indispensable à l’efficacité des actions menées. L’A.M.I. ne souhaite évidemment pas faire prendre des risques inconsidérés à ses expatriés et met pour cela en place des règles strictes de sécurité qui doivent obligatoirement être respectées.

Le Chef De Mission, en accord avec le siège, est responsable de la mise en place et de la bonne application de ces règles de sécurité ; cette responsabilité peut être en partie déléguée au coordinateur logistique, et sur les bases aux responsables de projet.

Une veille géopolitique et sécuritaire est effectuée sur les zones d’intervention de PU-A.M.I. et globalement sur tout le pays, avec recherche et recoupements d’informations, participation à des réunions de sécurité inter-ONG et/ou Onusiennes ; des liens étroits sont établis avec les autorités locales, la population ; des moyens de communication sont mis en place ; les échanges d’informations peuvent être codifiés ; des couvre-feux peuvent être en place.

Un plan de sécurité définissant différents niveaux de sécurité est établi sur chaque mission : il doit être adapté localement, par base, et doit être régulièrement réévalué au regard de la situation sécuritaire. Un plan d’évacuation (en cas de nécessité de quitter subitement la base ou la mission) et un plan d’hibernation (en cas d’impossibilité d’évacuer mais de nécessité de se protéger) sont également établis sur chaque mission et chaque base et régulièrement réactualisés.

Le comportement des expatriés - particulièrement par rapport aux aspects interculturels, et au respect de la différence - joue aussi sur la sécurité de l’ensemble de l’équipe (in-pat et ex-pat) et sur les activités. L’expatrié aura avant son départ un briefing sur les attitudes autorisées, tolérées, ou prohibées, mais devra sans cesse veiller à cela sur la mission, quelque soit le niveau d’insécurité sur place.

Avant de s’engager sur une mission humanitaire, l’expatrié(e) doit avoir connaissance du contexte du pays, des éventuels risques possibles, des règles mises en place par PU-A.M.I. PU-A.M.I. lui aura fourni l’essentiel des éléments nécessaires pour appréhender le contexte dans lequel il va évoluer.

Une fois parti, l’expatrié aura la liberté de revenir sur son engagement : si un expatrié souhaite rentrer pour des raisons d’insécurité, sa décision ne sera pas empêchée ; de même, PU-A.M.I. peut prendre la décision de faire rentrer un expatrié dont le comportement peut le mettre ou mettre la mission en danger. PU-A.M.I. peut également décider d’une fermeture de mission pour raisons d’insécurité.


Quels sont les critères de sélection pour travailler au siège de PU-A.M.I. ?

Pour la plupart des postes, une connaissance du terrain et une expérience humanitaire significative sera exigée (critères indispensables pour tous les postes à responsabilités, notamment les responsables de programme, le responsable logistique, le responsable RH ou le responsable médical).
Il faut donc capitaliser des expériences de terrain pour travailler au siège et non l’inverse… hormis pour des stages.


Y a-t-il des stages possibles ou des contrats d’alternance au sein de PU-A.M.I. (siège et terrain) ?

PU-A.M.I. ouvre des stages au siège (desks opérationnels, communication, logistique, RH…). Ces stages durent généralement 6 mois sous convention tripartite de stage obligatoire.
Il existe quelques stages sur le terrain.
Les contrats d’alternance sont étudiés au cas par cas selon les besoins et les contraintes budgétaires.


Est-il possible d’être bénévole au siège de PU-A.M.I. ?

PU-A.M.I. est ouvert aux propositions de bénévolat, mais le bénévolat ne peut être réalisé dans un but de formation pour un départ ensuite sur le terrain ou pour obtenir un poste fixe au siège. Pour participer à cet engagement bénévole, il faut envoyer CV et lettre de motivation, en proposant ses plages de disponibilité, la durée de son engagement et en exposant les souhaits d’activités/de tâches à réaliser et les compétences à offrir.

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Posté le 8 octobre 2009
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