Haïti : deux semaines après le tremblement de terre, un bilan très lourd

Haïti : deux semaines après le tremblement de terre, un bilan très lourd

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Voilà deux semaines qu’un tremblement de terre d’une magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter a frappé Haïti. Le travail de sauveteurs du monde entier, qui ont œuvré sans relâche pendant près de 15 jours, et ont extrait 133 personnes des décombres des bâtiments de Port-au-Prince et des villes voisines, est désormais terminé.

Si c’est avant tout la solidarité des Haïtiens eux-mêmes qui s’est exprimée – chacun, malgré le dénuement, la peur et l’angoisse du lendemain, aidant famille et voisins – la mobilisation internationale de très grande ampleur a permis de rapidement porter secours aux survivants du cataclysme. Certains ont regretté un manque de coordination dans les toutes premières heures qui ont suivi le tremblement de terre, et pourtant l’aide internationale aura été déterminante pour accompagner les efforts du peuple haïtien. L’énergie, les compétences et l’engagement de tous les pompiers, secouristes et sauveteurs de nombreux pays et des équipes humanitaires de différentes organisations étaient indispensables et ont permis de contenir le nombre impressionnant de victimes.

Cela étant, aujourd’hui, les chiffres sont accablants : les bilans officiels font état de près de 150 000 décès, de plusieurs dizaines de milliers de blessés, d’un million de sans-abri et de besoins de reconstruction tels qu’il faudra au moins, comme l’exprimait le Premier ministre canadien à la réunion d’urgence de Montréal, « dix années de dur travail » pour reconstruire le pays. L’émoi des opinions publiques et leur volonté de venir en aide aux Haïtiens se sont traduits par une mobilisation exceptionnelle de donateurs et d’entreprises qui ont choisi de contribuer aux interventions des organisations de solidarité.

Ces apports de fonds très conséquents ont une importance capitale pour les victimes du tremblement de terre. Car alors que la phase de primo-urgence s’achève désormais, les besoins restent immenses. S’il faut poursuivre les actions qui répondent aux besoins immédiats, il est tout autant nécessaire de préparer dès maintenant la phase de post-urgence, pour accompagner les Haïtiens dans leurs efforts de reconstruction.

Posté le 28 janvier 2010