Journée mondiale de la santé : la santé des populations vulnérables face au changement climatique
Journée mondiale de la santé : la santé des populations vulnérables face au changement climatique
Chaque année depuis 1950, le 7 avril est consacré Journée mondiale de la santé, et commémore la fondation de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Cet événement permet d’alerter professionnels de la santé et grand public sur une thématique importante de santé publique. Cette année, le thème en est « Protéger la santé face au changement climatique », et place la santé au centre des débats internationaux sur le changement climatique.
Si des débats persistent sur ses origines (notamment l’impact des activités humaines sur le réchauffement) et ses conséquences à court et moyen termes, le réchauffement climatique est un phénomène aujourd’hui connu et reconnu (cf. rapport du GIEC1). Ses répercussions sur les maladies, notamment celles transmises par l’eau et les aliments, celles issues des pollutions, de la sécheresse, de la densité de moustiques ou de la famine représentent de réelles menaces. Les risques pour la santé induits par les changements climatiques portent également sur les modifications de l’incidence et de la géographie des maladies infectieuses.Certaines situations actuelles illustrent déjà cette corrélation. En France, on a constaté une hausse de la mortalité de certaines personnes fragiles à l’occasion d’épisodes caniculaires. Dans certaines autres régions du monde, le changement climatique influe aujourd’hui sur l’accès à l’eau et les risques sanitaires qui y sont liés. Ainsi, les déplacés du Darfour au Soudan sont aujourd’hui frappés par les pénuries d’eau dues au changement climatique, accroissant la précarité de leur situation, et les risques de nouveaux déplacements de populations.
Le point commun aux illustrations présentes et à venir de l’imbrication entre réchauffement climatique et problèmes sanitaires est que leurs victimes sont les populations vulnérables (très jeunes enfants, personnes âgées, infirmes, pauvres et populations isolées), et notamment celles des pays en développement. Il faut souligner que les maladies les plus meurtrières (paludisme, diarrhée et malnutrition), qui provoquent chaque année plus de trois millions de décès, sont les plus sensibles aux conditions climatiques. C’est dire si le péril de voir la propagation de ces maladies croître considérablement est grand.
Aide Médicale Internationale (AMI) a pour mandat de permettre l’accès aux soins des personnes vulnérables partout à travers le monde par l’éducation, la formation et le renforcement des structures existantes. Dans un contexte où la santé des populations les plus fragiles est plus que jamais menacée, où la géographie, le niveau de développement, l’état des infrastructures de santé et les pratiques de soins détermineront la puissance de l’impact du réchauffement sur leur santé, la démarche d’AMI voit sa pertinence renforcée. La formation des personnels, la vaccination, la surveillance des maladies et la lutte efficace contre les vecteurs de celles-ci comptent en effet parmi les actions essentielles pour répondre aux enjeux sanitaires du risque climatique.
Les actions d’Aide Médicale Internationale, dont les bénéficiaires sont les populations les plus pauvres et les plus fragiles s’inscrivent, dans le contexte actuel, dans un processus opérationnel susceptible de contribuer effectivement à la gestion des risques sanitaires liés au réchauffement.
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Posté le 3 avril 2008


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