RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO - Sud-Kivu

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO - Sud-Kivu


FICHE D’IDENTITE DU PROGRAMME
 » LOCALISATION Une base de coordination à Bukavu.
Trois bases opérationnelles principales : Baraka, Kilembwe et Uvira. Sept (puis cinq) zones de santé : Lemera, Hauts Plateaux, Kimbi Lulengue, Nundu, Fizi ainsi qu’Uvira et la Ruzizi.

 » POPULATION COUVERTE
795 000 personnes (970 000 sur les sept zones)

 » ÉQUIPE A.M.I.
15 expatriés : un chef de mission, un coordinateur de programme, un coordinateur administratif et financier, un coordinateur médical, un coordinateur logistique, un logisticien, trois responsables de projet, un référent psychosocial, trois référents médicaux, un pharmacien, un épidémiologiste.
120 collaborateurs locaux (médicaux, logistiques, administratifs).

 » FINANCEURS
Office d’Aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), Fonds Mondial, DDC (Coopération suisse), Mairie de Paris, Fondation de France, Pooled Fund (Nations Unies), M. et Mme Pierre Moussa, A.M.I.

 » CONTEXTE D’INTERVENTION
La République Démocratique du Congo a subi, de 1996 à 2002, un conflit durant lequel quatre millions de personnes ont trouvé la mort. En 2003, la mise en place d’un gouvernement de transition représentant l’ensemble des factions et groupes armés a marqué le premier temps d’un processus de pacification qui s’est poursuivi en 2006 par l’organisation d’élections démocratiques libres, à l’issue desquelles un président et une assemblée nationale ont été élus.
Depuis le début de la période de transition, si la situation sécuritaire s’est améliorée dans tout le pays, elle reste instable au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les problèmes de fond ne sont pas résolus, malgré les accords de Nairobi et de Goma en 2007-2008. Le processus démobilisation/réinsertion des anciens combattants n’est pas encore terminé et de fortes tensions locales perdurent. Malgré la présence des 17 000 casques bleus de la MONUC (Mission des Nations Unies pour le Congo), des combats on repris fin 2008, opposant armée gouvernementale et mouvement rebelle du CNDP et jetant sur les routes des milliers de personnes.
Le système sanitaire congolais est exsangue, et dans le Sud-Kivu, les zones de santé rurales se sont vidées de leurs acteurs sanitaires, limitant dramatiquement l’accès aux soins des populations qui vivent une situation d’urgence.


HISTORIQUE MISSION A.M.I.
Depuis juillet 2001, A.M.I. travaille dans le Sud-Kivu à la reconstruction du système de santé de la province. Après l’extension et la consolidation de ses activités, A.M.I. est devenu un acteur incontournable en matière d’accès aux soins de santé primaires au Sud-Kivu, dans sept zones de santé : Lemera, les Hauts Plateaux d’Uvira, Kimbi Lulengue, Nundu, Fizi. Uvira, et la Ruzizi.


ACTIVITES ET REALISATIONS 2008

La mission a pour objectifs principaux l’accès aux soins de santé primaires, le renforcement des capacités des acteurs de santé locaux, l’amélioration de l’accès aux soins de santé de référence ou spécifiques (avec une attention particulière portée à la maternité à moindres risques) et la lutte contre la propagation du VIH/Sida.

 » Accès aux soins Dans le cadre de son programme d’accès aux soins, A.M.I. a soutenu, en 2008, 78 structures de santé réparties sur sept zones de santé : Lemera, les Hauts Plateaux d’Uvira, Kimbi Lulengue, Nundu et Fizi, Uvira et la Ruzizi. L’appui consiste en des travaux de réhabilitation, l’approvisionnement en matériel et médicaments, la formation et la supervision. La stratégie d’intervention se module selon les zones géographiques afin de s’adapter aux différents contextes. Dans les zones vulnérables caractérisées par un enclavement et une grande vulnérabilité, il s’agit de garantir des soins de qualité et des tarifs bas. En 2008, A.M.I. a initié un désengagement de deux des sept zones d’intervention, Uvira et la Ruzizi ( soit 13 centres de santé). Cette démarche, qui s’inscrit dans une dynamique de transition vers une autonomie des zones de santé, nécessite une progressivité raisonnée.

 » Renforcement des capacités des acteurs locaux
Faisant écho à la démarche d’A.M.I. et à la nécessaire préparation de la transmission des structures de santé à des acteurs locaux, le renforcement de leurs capacités constitue un volet essentiel du programme en RDC. Il porte sur la formation et le compagnonnage des CODESA (Comités de développement des aires de santé, relais entre populations et structures de santé, chargés de la gestion des centres de santé, de l’établissement des listes d’indigents, de l’éducation à la santé, etc.), et le renforcement des capacités des autorités sanitaires en matière de gestion des zones de santé dont elles ont la charge.

 » Amélioration de l’accès aux soins de santé de référence ou spécifiques
Les équipes d’A.M.I. mettent en oeuvre des actions visant l’amélioration de l’accès aux soins de santé de référence ou spécifiques (pédiatrie, maternité, mise en oeuvre de sept postes de transfusion sanguine) en soutenant quatre hôpitaux (hôpitaux de référence et centres hospitaliers). Ce volet s’étend également aux activités suivantes :
> lutte contre le choléra : les équipes d’A.M.I. appuient neuf centres de traitement du choléra (CTC),
> prise en charge des victimes de violences sexuelles : A.M.I. travaille (dans 43 centres d’accueil) en partenariat avec des ONG et structures de soins locales qui proposent une prise en charge médicale (contraception d’urgence, dépistage du VIH, référence chirurgicale) et psychosociale des victimes de violences sexuelles,
> programme d’appui d’urgence à la maternité à moindre risques dans les zones de santé de Fizi, Kimbi-Lulenge et des Hauts plateaux (détection et prise en charge des grossesses à risques).

 » Lutte contre la propagation du VIH/Sida
Un programme global de lutte contre la propagation du VIH/Sida est mené dans les zones de santé d’Uvira, de Ruzizi, de Kimbi- Lulenge, de Lemera et de Fizi. Il comprend l’appui à quatre centres de dépistage volontaire ainsi qu’à quatorze structures PTME (prévention de la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant) pour la prise en charge médicale des femmes enceintes atteintes du VIH. Selon une « approche paquet » intégrant toutes les dimensions (médicale, nutritionnelle, psychologique et sociale) du suivi des patients, les activités portent aussi sur le soutien à des associations locales assurant des activités de sensibilisation et mobilisées dans l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH

Perspectives 2009

Les perspectives de la mission pour 2009 portent sur :
> la poursuite du renforcement des capacités des acteurs de santé locaux intégrant la problématique du retrait progressif et la transmission à d’autres acteurs,
> l’amélioration continue de la qualité des soins via la supervision, la formation et le compagnonnage,
> la poursuite des programmes d’accès aux soins de santé primaires, aux soins de santé de référence et spécifiques ainsi que la lutte contre le VIH/Sida,
> une évaluation sur la possibilité de création d’un magazine de formation des personnels de santé sur le modèle du Health Messenger A.M.I.
Posté le 14 décembre 2007