PAKISTAN : un an après les inondations, les besoins et les risques encore trop nombreux

PAKISTAN : un an après les inondations, les besoins et les risques encore trop nombreux

Présentes au Pakistan au début du mois d’Août 2010 au lendemain des inondations qui ont affectées plus de 18 millions de personnes, les équipes de Première Urgence – Aide Médicale Internationale répondent depuis un an aux besoins des victimes de cette catastrophe. Après leur avoir apporté une aide d’urgence dans les camps de déplacés, l’association accompagne aujourd’hui le retour dans les villages des habitants pour leur garantir un accès à l’eau, à la santé et au logement.

Intervention d’urgence dans le Sindh

7,3 millions de personnes affectées et 500 000 maisons endommagées, voici le terrible bilan des inondations qui ont frappé la province du Sindh au Pakistan il y a un an. Suite à cette catastrophe naturelle d’une ampleur sans précédent, Première Urgence – Aide Médicale Internationale a répondu aux urgences. En effet ce type de crise a plusieurs conséquences sur les populations. Les habitants de la province du Sindh se sont retrouvés du jour au lendemain sans toit, sans accès à l’eau potable et avec des difficultés d’accès à la nourriture. Ils ont aussi perdu de nombreux biens nécessaires pour se laver, cuisiner, dormir… Tout ceci a eu un impact direct sur la santé de ces familles. L’objectif de PU-AMI a donc été de prendre en compte l’ensemble de ces besoins pour améliorer rapidement la situation des victimes des inondations. Pour cela, elle a mis en place un projet transversal afin d’améliorer l’accès à une eau potable, à un environnement sain et à des soins de santé. Nos équipes ont aussi distribué des biens de première nécessité et assuré la gestion d’une trentaine de camps de déplacés afin de faciliter et garantir un accès à l’aide humanitaire pour tous.

Soutenir le retour des déplacés dans leur village d’origine

Plus de 7 mois après les inondations, les familles regroupées dans les camps, principalement paysannes, ont commencé à rentrer chez elles pour pouvoir mener à bien les prochaines récoltes. Afin d’aider les habitants à rentrer chez eux dans de bonnes conditions, Première Urgence – Aide Médicale Internationale a poursuivi et adapté ses projets. Elle a multiplié ses efforts pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement en construisant ou réhabilitant des points d’eau et des latrines et en organisant la gestion des déchets dans les villages endommagés par les inondations. Les 3 cliniques mobiles mises en place par l’association dans les camps sillonnent désormais les villages pour soigner principalement les femmes, les enfants. Des équipes mobilisent les communautés locales pour sensibiliser les populations à l’hygiène et aux moyens de limiter la propagation de maladies. Enfin 500 maisons en brique sont en cours de construction, dans des zones non-inondables mais le plus près des villages d’origine, pour fournir un logement à ceux dont la maison a été détruite par cette catastrophe naturelle.

Des besoins et des risques encore trop importants

Aujourd’hui, les camps de déplacés sont fermés et les populations sont rentrées dans leur village, mais dans quelles conditions ? Un an après les inondations, des équipes de PU-AMI ont encore découvert, en juillet dernier, des villages qui n’avaient reçu aucune aide depuis un an. Les populations ne se sont pas encore remises de la catastrophe de l’année dernière et les infrastructures n’ont pas toutes été réparées et renforcées pour faire face à une nouvelle montée des eaux. Bien que les organisations humanitaires comme PU-AMI travaillent à améliorer la situation des victimes des inondations, l’aide promise par la communauté internationale au lendemain de la catastrophe n’a pas été versée en totalité. Or il est nécessaire aujourd’hui de poursuivre des programmes d’urgence mais aussi de développer des projets de préparation aux désastres.

Chiffre clés de notre réponse

Une équipe de 234 collaborateurs nationaux et internationaux Plus de 3.5 millions d’euros d’activité Près de 250 000 personnes affectées ont reçu une aide directe

  • 100 consultations médicales / jour soit 20 000 personnes prises en charge
  • 95 000 personnes ont suivi des formations à l’hygiène et à la santé
  • 16 000 personnes malnutries suivies ou traitées
  • Distribution d’eau potable à 30 000 personnes
  • 300 points d’eau construits
  • 30 000 kits d’urgence et de réinstallation distribués (abris, matelas, couverture, savons, lessive, ustensile de cuisine…)
  • Construction de logements pour 35 000 personnes
Posté le 7 septembre 2011