Premières observations de l’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar après le passage du cyclone Nargis

Premières observations de l’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar après le passage du cyclone Nargis


L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar s’est rendue lundi 5 et mardi 6 mai dans certaines des zones les plus touchées par le cyclone Nargis. La région du delta de l’Irrawaddy, par laquelle le cyclone s’est engouffré sur le territoire birman, a subi d’énormes dégâts. Plusieurs zones proches de la ville de Yangon, parmi lesquelles le township de Maputa, mais également Dala (où AMI travaille depuis 2001) et Twantay ont été considérées comme prioritaires pour l’accès aux opérations humanitaires.

À Dala, et Twantay, l’équipe d’Aide Médicale Internationale a pu observer les importants dégâts occasionnés par le cyclone. Eau et électricité n’étaient pas rétablies sur toutes les zones. Les pertes humaines, nombreuses, restent difficiles à évaluer avec précision.

De nombreux Birmans ont perdu leurs habitations, et des familles entières ne disposent pas d’abri. Quelques « camps de sans domicile » se sont spontanément formés, rassemblant autour d’écoles, ou d’autres bâtiments collectifs des centaines, ou milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

Les besoins essentiels portent aujourd’hui sur la distribution de nourriture, d’eau, de tentes, sur la mise en place de latrines et la prévention des épidémies. Des mouvements spontanés de solidarité ont été observés : ainsi, des familles riches et des moines ont donné de la nourriture aux personnes rassemblées dans les camps. Cependant, cette aide est sporadique et non durable, alors que les besoins sont très importants et nécessitent la coordination des actions des acteurs en présence.

L’aide humanitaire aux victimes du cyclone Nargis est indispensable. Depuis maintenant plus de trois jours, l’équipe d’Aide Médicale Internationale travaille, en coordination avec les organisations internationales présentes sur place, et les organisations et autorités locales, à la définition et la mise en œuvre d’un plan d’action cohérent et efficace. La réponse à la catastrophe qui frappe la Birmanie/Myanmar devra être rapide, adaptée, et coordonnée pour éviter que son ampleur s’aggrave.

Les programmes mis en œuvre par Aide Médicale Internationale couvrent jusqu’à présent une population de plus de 500 000 personnes particulièrement vulnérables : minorités (Karens, ethnies montagnardes de l’Etat Shan, les Lahu, Akha, Wa, Royingas dans l’Etat du Rakhine), ainsi que déplacés ou « relocalisés ». AMI est présente sur trois terrains d’intervention :
  • la région Wa : accès aux soins des populations Was. Depuis 2003, AMI travaille à la frontière birmano-chinoise, dans la partie Nord de l’Etat Shan.
  • la région de Buthidaung : accès aux soins des populations Royingas. (AMI est présente dans le Township de Buthidaung (État de l’Arakan au nord-ouest du pays) où vit une importante minorité musulmane, les Royingas).
  • Yangon : depuis juillet 2001, AMI est présente dans le Township de Dala (banlieue de Yangon), “dortoir-marécage” où vivent plus de 100 000 personnes. Depuis 2005, AMI travaille également dans les townships adjacents de Twantay et de Seikgyi sur deux principaux volets d’intervention : distribution d’eau et programme HIV.

Sur les trois zones d’intervention, les activités en œuvre portent sur :

  • les soins de santé primaire,
  • la prévention et l’éducation à la santé,
  • le développement communautaire,
  • la santé materno-infantile.

D’autres programmes spécifiques (lutte contre le VIH/SIDA, formation d’agents de santé communautaire, construction et réhabilitation d’infrastructures d’eau et d’assainissement, etc.) sont développés dans chacune des zones d’intervention : plus d’informations sur nos programmes au Myanmar.

Soutenez-nos programmes auprès des populations vulnérables.

Posté le 7 mai 2008