Aide Médicale Internationale http://www.amifrance.org/ association humanitaire française apolitique et laïque, créée en 1979, œuvre pour le rétablissement de l'accès aux soins des populations exclues de tout système de santé. AMI forme du personnel de santé local et réhabilite des centres de santé. fr SPIP - www.spip.net Aide Médicale Internationale http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-d64b7.png http://www.amifrance.org/ 144 144 RDC : renforcer les capacités du système de santé pour préparer la transition http://www.amifrance.org/RDC-renforcer-les-capacites-du.html http://www.amifrance.org/RDC-renforcer-les-capacites-du.html 2010-05-26T15:41:56Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info La mission d'Aide Médicale Internationale au Sud-Kivu a pour objectifs principaux l'accès des populations les plus vulnérables aux soins de santé primaires, le renforcement des capacités des acteurs de santé locaux, l'amélioration de l'accès aux soins de santé de référence ou spécifiques (pédiatrie, maternité, etc.) et la lutte contre la propagation du VIH/Sida. Anthropologue de formation, Pierre Assenmaker a toujours été très sensible à la différence culturelle. Après avoir travaillé sur un programme de (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'>La mission d'Aide Médicale Internationale au Sud-Kivu a pour objectifs principaux l'accès des populations les plus vulnérables aux soins de santé primaires, le renforcement des capacités des acteurs de santé locaux, l'amélioration de l'accès aux soins de santé de référence ou spécifiques (pédiatrie, maternité, etc.) et la lutte contre la propagation du VIH/Sida. <br /> <br />Anthropologue de formation, Pierre Assenmaker a toujours été très sensible à la différence culturelle. Après avoir travaillé sur un programme de recherche intitulé « gestion environnementale participative en Afrique centrale » (GEPAC) à l'Université Libre de Bruxelles, il a ouvert une mission de lutte contre le VIH/Sida à Maroua, au nord du Cameroun, en tant que coordinateur pour l'association Actions de Solidarité Internationale. Pierre a rejoint les équipes d'A.M.I. en octobre 2009 en tant que responsable de projet en République démocratique du Congo. De passage à Paris après 6 mois passés sur la base opérationnelle de Baraka (Sud-Kivu), il nous livre son regard sur la mission. <br /> <br /><strong>En tant que responsable de projet, quel est votre rôle dans les activités d'A.M.I. ?</strong> <br /> <br />Mon rôle est de superviser les services administratif et logistique de la base ainsi que le travail qui est fait dans les centres de santé. J'évalue, en collaboration avec le ministère de la Santé, les pratiques du personnel de santé formé. Je m'assure ainsi que les activités qui ont été prévues sont bien mises en œuvre et veille à leur bon déroulement. <br /> <br /><strong>L'une des perspectives d'A.M.I. en RDC est de poursuivre le renforcement des capacités du personnel local en vue de permettre sa passation progressive. Qu'en est-il aujourd'hui ?</strong> <br /> <br />Pour assurer la pérennité de ses actions, A.M.I. fait le choix de travailler en étroite collaboration avec les autorités sanitaires locales, et notamment le bureau central de la zone de santé (BCZ), émanation locale du ministère de la Santé. L'ensemble des centres de santé appuyés par notre organisation étant sous la responsabilité de ce bureau central, nous nous devons de réfléchir avec eux à des moyens efficaces pour assurer la transition et entamer un processus de reprise progressif. Le gros défi aujourd'hui est de mettre en place un système sanitaire qui fonctionne sur le long terme. <br /> <br />Depuis 2008, A.M.I. a amorcé un processus de désengagement des centres de santé qui ont acquis une autonomie suffisante pour poursuivre seuls les actions amorcées avec notre soutien. Cette démarche doit cependant être organisée par étape. Seul expatrié sur la base de Baraka, j'ai repris le travail initié par mes prédécesseurs afin de préparer la transmission progressive des structures de santé aux acteurs locaux. <br /> <br />Dans cette optique, de nouveaux outils opérationnels sont peu à peu établis. Parmi eux, la mise en place d'une nouvelle grille d'évaluation du personnel de santé plus exigeante doit encourager les acteurs locaux à s'impliquer davantage. Ensuite, un système de recouvrement partiel des coûts permet d'assurer l'autonomisation de l'approvisionnement en médicaments. Pour cela, la gratuité des médicaments assurée jusqu'à présent laissera place à une tarification minime qui s'élève à 20 % de leur prix réel, excepté pour les indigents qui seront pris en charge gratuitement. A.M.I. veille à ce que cette tarification soit adaptée pour conserver les avancées en termes d'accès aux soins. Enfin, le circuit d'approvisionnement des médicaments dans les zones de santé est révisé. L'objectif est que les agents des structures viennent s'approvisionner en médicament auprès de la pharmacie zonale, qui deviendrait le seul maillon d'approvisionnement de chaque zone de santé, et se chargent du transport. <br /> <br /> <span class='spip_document_1687 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/RDC_reception_d_une_donation_en_medicaments-982d6.jpg' width='448' height='336' alt="" style='height:336px;width:448px;' /></span> <CENTER>Réception d'une donation en médicaments</CENTER> <br /> <br /><strong>Quelles seront les priorités lors de votre retour à Baraka ?</strong> <br /> <br />Tout d'abord, il est nécessaire de lancer les négociations avec le BCZ pour la signature d'un nouveau protocole d'accord qui redéfinirait les modalités d'attribution de la prime de performance allouée au personnel local. Selon les nouvelles modalités, le versement de cette prime sera subordonné à la qualité du travail et à l'implication de chacun. Ce nouveau système de prime a pour but de créer une motivation supplémentaire pour que les collaborateurs locaux donnent le meilleur d'eux-mêmes et qu'ils soient incités à assimiler des automatismes, en particulier au niveau de l'hygiène. <br /> <br />Ensuite, l'une des priorités est d'assurer la pérennité de l'acheminement des médicaments et du matériel médical sur la presqu'île d'Ubwari. Actuellement, assuré par les équipes d'A.M.I. via une pirogue, cet acheminement devra être géré directement par les centres de santé. Un système de transport en pirogues a été mis en place par l'association pour permettre au comité de gestion local d'orienter les femmes présentant une grossesse à risque vers des centres de soins adaptés situés hors de la presqu'île. À terme, ce réseau de pirogues devra également supporter l'acheminement des médicaments. Pour cela, il faut amorcer des réflexions avec le BCZ, la communauté et le personnel des centres de santé afin de les sensibiliser et de les impliquer dans la gestion opérationnelle et financière de ces pirogues. <br /> <br /><strong>En tant qu'anthropologue, avez-vous réfléchi à des moyens plus particuliers pour renforcer l'impact des actions d'A.M.I. sur les communautés ?</strong> <br /> <br />Les activités de prévention et de sensibilisation portant sur la propagation du VIH/Sida et sur la santé materno-infantile (santé génésique, consultations pré et post-natales, etc.) représentent un volet important des actions développées par A.M.I. <br /> <br />En tant qu'anthropologue, je cherche aussi à appréhender de nouvelles méthodes de communication plus adaptées à la culture locale afin de renforcer l'impact de nos actions de sensibilisation. J'ai notamment réfléchi, avec un infirmier du personnel A.M.I., à une méthode d'enquête sur les rites d'initiations qui marquent l'accession des femmes à la maturité (le mariage par exemple). Lors de ces rites de passage, plusieurs informations concernant le comportement sanitaire des femmes sont transmises entre les générations. On pourrait donc envisager d'intégrer à ces rituels des messages de sensibilisation sur les enjeux de la santé publique. <br /> <br />Pour Pierre, cette démarche s'inscrit dans la volonté de voir les activités d'A.M.I. s'implanter durablement dans les habitudes de la communauté et ainsi permettre, à terme, la passation aux acteurs locaux.</div> RDC : un effort d'adaptation permanent pour promouvoir l'accès aux soins http://www.amifrance.org/RDC-Un-effort-d-adaptation.html http://www.amifrance.org/RDC-Un-effort-d-adaptation.html 2010-05-10T09:37:40Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le contexte sécuritaire est toujours instable malgré la présence des 20 000 casques bleus et policiers de la MONUC (Mission des Nations unies en République démocratique du Congo). Les affrontements qui éclatent dans le cadre des opérations militaires menées par les forces régulières congolaises (FARDC) s'accompagnent de déplacements de populations. Dans les zones rurales du Sud-Kivu, les acteurs sanitaires se font rares et l'accès aux soins difficile, (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'>Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le contexte sécuritaire est toujours instable malgré la présence des 20 000 casques bleus et policiers de la MONUC (Mission des Nations unies en République démocratique du Congo). Les affrontements qui éclatent dans le cadre des opérations militaires menées par les forces régulières congolaises (FARDC) s'accompagnent de déplacements de populations. Dans les zones rurales du Sud-Kivu, les acteurs sanitaires se font rares et l'accès aux soins difficile, alors que les populations vivent dans une situation d'urgence chronique. <br /> <br />De retour en France après une mission de dix-sept mois en République Démocratique du Congo (RDC), Romain Cliquet revient ici sur la nécessité d'adapter de façon permanente les activités sanitaires au contexte de la province du Sud-Kivu. <br /> <br />Infirmier de formation, Romain Cliquet, a participé à quelques programmes de solidarité en Afrique du Nord, avant d'effectuer une spécialisation en médecine tropicale à Anvers et un perfectionnement aux soins obstétriques. C'est en 2008 qu'il rejoint la mission d'Aide Médicale Internationale au Sud-Kivu, où l'association travaille depuis juillet 2001 au renforcement du système de santé de la province. <br /> <br />En tant que référent médical sur la base d'Uvira, une des trois bases opérationnelles d'A.M.I., Romain a été partie prenante durant 17 mois des activités de soins de santé primaires, de l'approvisionnement en médicaments des infrastructures de santé et de la formation continue du personnel de santé local, activités menées en lien avec les Bureaux centraux des zones de santé (BCZ) soutenus par A.M.I. Référent médical, il était aussi en charge de l'évaluation des besoins sanitaires en cas d'urgence (épidémie de choléra ou affrontements par exemple) et participait au plaidoyer auprès des bailleurs internationaux pour que puissent être rapidement déployés des dispositifs nouveaux, comme ce fut le cas à la mi-juillet 2009. « En pleine saison sèche, les opérations militaires "Kimia 2" lancées par les forces congolaises (FARDC) contre les rebelles rwandais (FDLR) réfugiés dans l'est du pays ont entraîné d'importants affrontements au cœur de la ville et de la zone de santé de Lemera, relate Romain. Les combats ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes (entre 35 000 et 50 000) privées d'assistance médicale, dans des régions relativement accessibles. Les équipes d'A.M.I. se sont rapidement mobilisées pour identifier les besoins de santé en menant sur place une mission d'évaluation conjointe avec les autorités sanitaires et d'autres ONG, en interpellant les bailleurs internationaux sur l'urgence de la situation, tout en assurant un approvisionnement en médicaments des centres de santé éloignés. Le soutien en kits de médicaments apporté par les agences des Nations unies (OMS et UNICEF) et l'organisation d'aide aux réfugiés International Rescue Committee (IRC) a ainsi permis d'apporter un appui médical aux populations déplacées souhaitant retourner chez elles. » A.M.I. avait la responsabilité de superviser la prise en charge médicale gratuite des réfugiés dans les centres de santé identifiés, et de surveiller l'émergence d'épidémies éventuelles. Pour Romain, « la forte réactivité d'A.M.I. » a contribué de manière décisive à la mise en œuvre de ce programme, « qui a permis de venir rapidement en aide à des populations soumises aux aléas des affrontements armés ». <br /> <br /><span class='spip_document_1684 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/RDC_-_La_pharmacie_sur_la_base_d_A-M-I-_a_Uvira-6f20e.jpg' width='448' height='336' alt="" style='height:336px;width:448px;' /></span> <CENTER>La pharmacie sur la base d'A.M.I. à Uvira</CENTER> <br />Plus généralement, un des enseignements majeurs qu'il tire de son expérience est la nécessité d'adapter régulièrement le travail à l'évolution du contexte local. Cela passe par exemple, comme il le rappelle, par « une réunion de supervision organisée tous les mois par le BCZ, dans lequel A.M.I. appuie l'analyse des activités médicales récemment menées et la lecture des indicateurs de santé et des données épidémiologiques obtenus sur la zone de santé. Les priorités d'action sont ensuite fixées en collaboration avec les infirmiers titulaires responsables des centres de santé ». <br /> <br />Romain souligne que « sans le travail des ONG comme A.M.I., les populations doivent assumer la totalité de la prise en charge (locaux, médicaments, transports, salaires du personnel soignant, etc.) en cas de maladie. Parallèlement, les équipes médicales locales sont amenées à s'adapter à l'insuffisance des dépenses de santé de l'État central, à la pauvreté endémique de la population ainsi qu'à d'autres contingences plus techniques ou logistiques, comme l'absence de centrale d'achat de médicaments. Pour pallier ces difficultés, le renforcement des compétences du personnel local et le fort engagement de la communauté constituent des éléments déterminants, l'un comme l'autre nécessitant un effort soutenu de coordination. » Dans un tel contexte, la notion de confiance est, comme le rappelle Romain, au cœur des activités : « la bonne implémentation des activités de formation du personnel et de supervision des centres de santé passe par une attention toute particulière accordée au dialogue avec les équipes sur le terrain, souvent éloignées de leur famille ou conduites à travailler dans des régions isolées et soumises à des conditions climatiques rigoureuses, comme sur les Hauts Plateaux ». Pour Romain, cette démarche, faite de respect et d'écoute mutuels, « s'intègre à la nécessité d'une vision à long terme, pour préparer suffisamment en amont le désengagement des équipes médicales des ONG, et ne pas cultiver l'assistanat ».</div> RDC : renforcer les capacités du système de santé http://www.amifrance.org/RDC-A-l-oppose-de-la-substitution.html http://www.amifrance.org/RDC-A-l-oppose-de-la-substitution.html 2009-11-03T15:22:15Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Damien Chevillard achève sa mission en République Démocratique du Congo, où il était référent médical depuis septembre 2008 sur la base de Kilembwe. En juin dernier, il avait témoigné sur les besoins sanitaires de sa zone d'intervention (la zone de santé du Kimbi-Lulenge), sur les enjeux et l'organisation de sa mission (voir : Dans le Kimbi-Lulenge, les ressources naturelles ont (aussi) un impact sur les besoins sanitaires). Damien revient aujourd'hui sur la manière dont il est possible de favoriser (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Damien Chevillard achève sa mission en République Démocratique du Congo, où il était référent médical depuis septembre 2008 sur la base de Kilembwe. En juin dernier, il avait témoigné sur les besoins sanitaires de sa zone d'intervention (la zone de santé du Kimbi-Lulenge), sur les enjeux et l'organisation de sa mission (voir : <a href='http://www.amifrance.org/RDC-dans-le-Kimbi-Lulenge-les.html' class='spip_in'>Dans le Kimbi-Lulenge, les ressources naturelles ont (aussi) un impact sur les besoins sanitaires</a>). Damien revient aujourd'hui sur la manière dont il est possible de favoriser l'accès aux soins de santé primaires sans se substituer au personnel de santé local. <br /> <br /><strong>Lors de notre précédent entretien, vous expliquiez que votre rôle n'était pas de dispenser directement les soins, mais de venir en appui aux centres de santé locaux. Comment cette démarche se traduit-elle dans les faits ?</strong> <br /> <br />Sur la zone de santé du Kimbi-Lulenge, A.M.I. intervient pour renforcer les centres de santé de la zone ainsi que l'hôpital de référence. Pour cela, l'intervention s'effectue en collaboration avec le BCZ (Bureau Central de Zone, autorité sanitaire locale). Mon rôle est notamment d'organiser la supervision et le compagnonnage des centres, en collaboration avec le Bureau Central de la Zone de santé. <br />La supervision est mise en œuvre par des agents expérimentés, appelés Infirmiers superviseurs. Ceux-ci se rendent régulièrement dans les structures de santé pour travailler en compagnonnage avec le personnel soignant, notamment afin de renforcer les capacités des Infirmiers Titulaires, qui sont responsables des centres de santé. Le travail s'effectue sur des points précis, et afin de définir ensemble les problématiques qui feront l'objet des visites à venir, une réunion se tient tous les mois. À cette occasion, nous préparons des objectifs prioritaires selon les structures visitées, en fonction des indicateurs de santé établis pour la zone. Par exemple, il sera décidé d'intervenir ici pour améliorer le déroulement des consultations prénatales, et ailleurs d'intervenir spécifiquement sur un autre enjeu de santé primaire, comme la gestion des médicaments. <br /></p> <dl class='spip_document_1545 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L345xH336/chevillard-9a09c.jpg' width='345' height='336' alt='JPEG - 35 ko' style='height:336px;width:345px;' /></dt> </dl> <p><i></p> <div class="spip" style="text-align:center;">Soins dispensés par un membre du personnel local</div></i> <br /> Le déroulement d'une séance de supervision peut par exemple prévoir dans un premier temps un briefing à tout le personnel de santé du centre, avant que des échanges individuels soient menés avec les agents les plus concernés par l'objectif de la visite. Il s'agit avant tout pour les superviseurs de privilégier la mise en pratique et de « faire avec », plutôt que de dispenser simplement des conseils. <br /> <dl class='spip_document_1544 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L336xH343/damien-6527c.jpg' width='336' height='343' alt='JPEG - 24.9 ko' style='height:343px;width:336px;' /></dt> </dl> <p><i></p> <div class="spip" style="text-align:center;">Une consultation dans un centre de santé</div></i> <br /> <br /><strong>Pour définir les objectifs des visites avec les superviseurs, quels sont les indicateurs disponibles ?</strong> <br /> <br />Le BCZ est chargé tous les mois de collecter pour sa zone des indicateurs qui alimentent le SNIS (système national d'information sanitaire) : taux de fréquentation des centres, nombre de médicaments distribués, données épidémiologiques, etc. Le recueil de ces données sanitaires fait également l'objet d'un appui par les équipes A.M.I. Nous vérifions les données par le biais des superviseurs, et nous les analysons. Ce travail participe de l'appui apporté au BCZ, en même temps que l'information collectée est indispensable à notre travail. <br /> <br /><strong>A.M.I. appuie parallèlement les structures de santé communautaires constituées pour chaque aire de santé d'un CODESA (comité de développement sanitaire), et de plusieurs structures bénévoles chapeautées par ce comité. Quel est votre rôle à ce niveau et quel est l'enjeu de l'appui apporté à ces structures ?</strong> <br /> <br />Mon rôle est d'assurer le développement de la santé communautaire. En effet, A.M.I. aide à l'organisation des élections qui ont lieu tous les trois ans dans les CODESA et en forme les membres. Les CODESA, composés d'une quinzaine de volontaires issus de la communauté, assurent une mission de promotion de la santé et de sensibilisation, et sont chargés de la gestion des centres de santé. L'objectif est qu'ils participent à la gestion administrative et financière des centres en collaboration avec le BCZ. <br />En effet, les membres des structures communautaires locales sont très actives pour certaines missions d'appui aux centres, en particulier pour aller chercher les donations en médicaments qu'A.M.I. assure tous les mois, afin d'éviter que le personnel de santé des centres soit mobilisé à cette tâche souvent longue. Plus profondément, les CODESA sont destinés à veiller aux intérêts communautaires pour la santé (par exemple, en matière d'assainissement du milieu, lorsqu'il s'agit d'effectuer la chloration d'un puits d'eau pour lutter contre le choléra). Ils sont amenés, en se développant, à devenir les partenaires essentiels de l'administration sanitaire congolaise, en permettant de créer un relais entre les populations et les structures de santé.</div> RDC : les communautés au soutien des centres de santé http://www.amifrance.org/RDC-la-communaute-au-soutien-des.html http://www.amifrance.org/RDC-la-communaute-au-soutien-des.html 2009-10-22T08:38:40Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Après une formation d'infirmière en France et une licence en sciences de l'éducation, Caroline Antoine a accumulé différentes expériences dans le milieu associatif parallèlement à sa pratique d'infirmière en milieu hospitalier. Caroline a effectué un stage dans un dispensaire au Sénégal avant de partir en mission pour Aide Médicale Internationale en tant que référente médicale. Dans quel contexte se déroule la mission d'A.M.I. à Baraka ? Baraka est une des trois bases opérationnelles avec Uvira et Kilembwe. (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Après une formation d'infirmière en France et une licence en sciences de l'éducation, Caroline Antoine a accumulé différentes expériences dans le milieu associatif parallèlement à sa pratique d'infirmière en milieu hospitalier. Caroline a effectué un stage dans un dispensaire au Sénégal avant de partir en mission pour Aide Médicale Internationale en tant que référente médicale. <br /> <br /><strong>Dans quel contexte se déroule la mission d'A.M.I. à Baraka ?</strong> <br />Baraka est une des trois bases opérationnelles avec Uvira et Kilembwe. Bukavu est la base de coordination mais nous n'y soutenons pas de centres de santé. La totalité des centres de santé d'A.M.I. sont situés sur ces trois bases et à Baraka, Aide Médicale Internationale prend en charge l'appui de 24 centres. <br />Comme dans toutes les missions d'A.M.I., nous apportons notre appui et notre expertise pour aider les centres de santé à procurer des soins de santé primaires de qualité à l'ensemble de la population couverte. Nous fournissons aussi les centres de santé en médicaments, car chaque centre de santé a sa propre pharmacie. <br />Sur la base de Baraka, il y a également un programme de prévention de la transmission du VIH avec des possibilités de dépistage et le suivi des femmes enceintes séropositives est mis en place. A.M.I. appuie également les centres de transfusion sanguine dont un médecin assure un suivi spécifique. <br /></p> <div class="spip" style="text-align:center;"> <dl class='spip_document_1530 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L388xH321/100_0092_BD-4d506.jpg' width='388' height='321' alt='JPEG - 49.1 ko' style='height:321px;width:388px;' /></dt> </dl> </div> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Dans un centre PTME à Baraka</i></div> <br /><strong>Quel est votre rôle dans l'organisation des ces activités ?</strong> <br />AMI a pour objectif que la population ait accès à des soins de santé primaires de qualité, pour ce faire je travaille à deux niveaux : le centre de santé et la communauté. <br />En effet, je gère une équipe d'infirmiers superviseurs qui se rendent mensuellement dans les centres de santé de la zone pour s'assurer, par exemple, que les médicaments sont utilisés à bon escient, conseiller les agents de santé dans leur pratique et leurs gestes, et assurer une formation continue par l'intermédiaire du compagnonnage. <br /> <br />L'autre aspect important est le travail en collaboration avec les CODESA (Comités de développement sanitaire). Ce sont des personnes élues par la population. Ce comité est un partenaire du centre de santé, il a un rôle d'interface entre les services de santé et la communauté, c'est-à-dire qu'il amène la population vers les services de santé et les services de santé vers la population. <br />Dans le cadre de cette activité, je gère une équipe de superviseurs de santé communautaires. Ils accompagnent le CODESA dans leurs activités de sensibilisation et vérifie que la gestion financière du centre de santé est saine selon les normes régies par le pays. <br />D'autre part, j'organise le travail de l'équipe pharmacie qui est chargée de l'approvisionnement en médicaments des centres de santé. <br />De plus, sur Baraka AMI est point focal pour le choléra : nous recevons des intrants de l'UNICEF et de l'OMS et les répartissons en cas d'épidémie. <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"> <dl class='spip_document_1539 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH323/100_4248-cd4db.jpg' width='448' height='323' alt='JPEG - 36.1 ko' style='height:323px;width:448px;' /></dt> </dl> </div> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Livraison de médicaments à la base de Baraka</i></div> <br />Je suis également en charge de l'analyse sanitaire de nos deux zones d'intervention. Le but est de suivre les indicateurs et d'en tirer des conclusions quant aux orientations de notre action sur le terrain. <br />Par exemple, lorsqu'on observe un très faible taux d'accouchement assisté, nous allons, en collaboration avec le CODESA, orienter les thèmes de sensibilisation en rapport avec ce sujet. <br />Au préalable, un travail d'investigation est nécessaire pour comprendre pour quelles raisons les femmes ne viennent pas accoucher au centre de santé et ensuite nous réfléchissons avec les services de santé et le CODESA aux réponses appropriées que nous pouvons mettre en place. <br /> <br /><strong>En ce moment, il y a beaucoup de déplacements de populations dans Sud-Kivu, où A.M.I. a ses activités. Avez-vous prévu des procédures spéciales pour accueillir ces personnes ?</strong> <br />Il est vrai qu'en ce moment il y a beaucoup de déplacements de populations dans les deux provinces du Kivu (le nord et le sud). Nous avons déjà pris en charge les soins des personnes rapatriées de Tanzanie. Ce sont des personnes de nationalité congolaise qui ont fui en Tanzanie. Un programme du Haut Commissariat aux réfugiés les aide à rentrer en RDC. Dans ces cas là, ils peuvent se présenter aux centres de santé soutenus par A.M.I. et se faire soigner gratuitement. Le CODESA nous transmet au préalable la liste des rapatriés identifiés sur l'aire de santé et nous remboursons aux centres les frais engagés. <br />Nous menons aussi des opérations de sensibilisation auprès de ces personnes pour qu'elles soient au courant de cette possibilité de se faire soigner gratuitement. Ensuite, nous travaillons à transmettre les mesures d'hygiène habituelles : se laver les mains, utiliser les latrines, mettre en place des règles spéciales de prise en charge des malades en cas d'épidémie de choléra, etc. <br />Si le flux de déplacés augmente dans la zone de santé suite aux violences entre les forces armées et les rebelles, nous avons établi un plan de contingence en concertation avec d'autres ONG pour prévoir et répondre le plus rapidement possible aux situations d'urgence. Le plan prévoit en outre, quels acteurs de la zone de santé interviendront dans quelle partie du territoire, le nombre de personnes que nous sommes en mesure de prendre en charge, ainsi que l'organisation des soins. <br /> <br />Les activités d'A.M.I. dans la zone de santé, et en particulier à Baraka, sont un soutien précieux pour apporter une solution à des problématiques rencontrées dans la région : la difficulté de s'approvisionner en médicaments, l'insuffisance de personnels de santé qualifiés, la transmission des consignes d'hygiène et certainement la prise en charge médicales de l'afflux de personnes déplacées dans la région. Les équipes d'A.M.I. interviennent dans un contexte d'isolement où l'ONG est souvent la seule à approvisionner en médicaments des centres de santé parfois situés à plus de six heures de marche en montagne.</div> RDC : soins de santé primaires et lutte contre le VIH/Sida au Sud-Kivu http://www.amifrance.org/RDC-soins-de-sante-primaires-et,948.html http://www.amifrance.org/RDC-soins-de-sante-primaires-et,948.html 2009-10-16T10:24:29Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Depuis juillet 2001, A.M.I. participe à la reconstruction du système de santé dans le Sud-Kivu (RDC), totalement détruit par six années de guerre (1996-2002). A.M.I. œuvre à améliorer l'accès aux soins des populations par un programme de réhabilitation et de formation. Comment s'organise la mission pour mettre en œuvre les objectifs d'A.M.I. en RDC ? Sara Caillère, responsable de projet à Kilembwé (Sud Kivu), et Cécile Maurer, Administratrice à Bukavu, la « capitale » provinciale, apportent des éclairages (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Depuis juillet 2001, A.M.I. participe à la reconstruction du système de santé dans le Sud-Kivu (RDC), totalement détruit par six années de guerre (1996-2002). A.M.I. œuvre à améliorer l'accès aux soins des populations par un programme de réhabilitation et de formation. Comment s'organise la mission pour mettre en œuvre les objectifs d'A.M.I. en RDC ? Sara Caillère, responsable de projet à Kilembwé (Sud Kivu), et Cécile Maurer, Administratrice à Bukavu, la « capitale » provinciale, apportent des éclairages croisés. <br /> <br />Sara est en poste sur une des bases opérationnelles reculées, au plus proche du terrain, tandis que Cécile intervient en base de coordination. « Etre en coordination sur les questions administratives et financières, cela signifie être en appui aux bases opérationnelles (Uvira, Baraka, Kilembwé) », explique-t-elle. À travers ses activités de support, en matière de ressources humaines notamment, elle a joui d'une vision globale de l'organisation de la mission. <br />Ainsi explique-t-elle comment se déroule l'appui apporté par A.M.I. aux centres de santé : « Des infirmiers superviseurs recrutés par A.M.I. interviennent dans les centres du système de soins congolais, auprès des infirmiers titulaires. Le travail de supervision qu'a mis en place A.M.I. consiste à se rendre dans les différents centres de santé, observer le fonctionnement de ces structures et identifier les problèmes éventuels, et assurer un compagnonnage des personnels. Cela porte sur la qualité des soins rendus, par exemple en matière de protocoles de soin à respecter, ou d'hygiène. Si l'un des aspects de la prise en charge des patients peut être amélioré, les superviseurs apportent leur soutien et leur expertise aux infirmiers titulaires. Voilà l'un des aspects par lesquels A.M.I. participe à l'amélioration du système de santé congolais. » Cécile participe aux recrutements de personnel médical local nécessaires à ces activités. Elle raconte comment sont organisées les ressources humaines mobilisées par A.M.I. : « En coordination, nous recrutons du personnel local, notamment des médecins et des infirmiers. Recruter du personnel médical n'est pas difficile en RDC, compte tenu du système éducatif relativement bon. Dans les trois bases opérationnelles, il y a à chaque fois un référent médical expatrié et un médecin congolais. Le référent expatrié est en charge des questions de soins de santé primaires. Il a sous sa hiérarchie une équipe d'infirmiers superviseurs, lesquels vont intervenir dans les centres. Le médecin congolais, lui, est en charge d'activités spécifiques, correspondant à divers programmes menés par A.M.I. : lutte contre le VIH/Sida ou contre le choléra, soutien aux victimes d'agression sexuelles… Il est également le supérieur hiérarchique d'infirmiers superviseurs travaillant sur ces questions spécifiques. » <br />L'appui aux centres de santé passe également par l'approvisionnement en matériel et médicaments. À terme, il est prévu que cet approvisionnement soit assuré par des acteurs locaux. Sara Caillère, responsable de projet à Kilembwé, l'une des trois bases opérationnelles, raconte : « L'objectif est que l'approvisionnement soit repris par une pharmacie zonale créée à cet effet, gérée par le bureau central de la zone de santé (BCZ), émanation locale du ministère de la Santé. Dans ce processus d'autonomisation de l'approvisionnement, la gratuité des médicaments assurée jusqu'à présent fera place à une tarification. A.M.I. veille à ce que cette tarification soit adaptée pour conserver les avancées en termes d'accès aux soins ; certains médicaments doivent par exemple être mis hors tarification pour les personnes vulnérables (déplacés, rapatriés, indigents, etc.). » <br />En ce moment, l'opération « Kimia 2 » déclenchée à l'encontre des FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) constitue un contexte particulier. À Kilembwé, où les FDLR sont très présents, Sara et le référent médical de la base, tous deux expatriés, ont quitté temporairement la base, ainsi que certains membres du staff local, par mesure de précaution. En attendant, l'approvisionnement des centres de santé est assuré par une équipe restreinte restée sur le terrain, constituée d'une partie staff local essentielle au fonctionnement minimum de la base (superviseur logisticien, médecin, chauffeurs, etc.). « Nous avons préparé un stock de médicaments en prévision de deux mois, raconte Sara. Au cas où la situation se dégraderait, l'équipe restreinte restée sur place, responsable de ces stocks, pourra faire une donation aux centres. » <br /></p> <div class="spip" style="text-align:center;"> <dl class='spip_document_1536 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L428xH336/Pharmacie_Mudindi-2-47e25.jpg' width='428' height='336' alt='JPEG - 37.2 ko' style='height:336px;width:428px;' /></dt> </dl> </div> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><i>Pharmacie du centre de santé de Mudindi</i></div> <br /> <br />Outre l'appui aux centres de santé, favoriser l'accès des populations aux soins de santé primaires implique aussi de porter une attention particulière aux grossesses et aux accouchements. Des structures spécifiques sont conçues pour intervenir sur la problématique de la santé materno-infantile, un enjeu essentiel dans la région. La construction d'une maternité d'attente est en cours à proximité de l'hôpital de Kilembwé, raconte Sara : « Ce projet s'inscrit dans le cadre du programme de lutte contre la mortalité maternelle et les risques liés à la maternité. Les femmes présentant des difficultés dans leur grossesse pourront être prises en charge en attente de l'accouchement tout près de l'hôpital. » Des maternités de ce type sont en train d'être construites à proximité de plusieurs centres hospitaliers des zones où intervient A.M.I. Bientôt, elles pourront accueillir des femmes qui bénéficieront d'un suivi avant leur accouchement dans un lieu médicalisé et à proximité de l'hôpital, plutôt que d'accoucher dans de mauvaises conditions chez elles ou d'être transportées en urgence, souvent trop tard, à la suite de complications. <br />Sara et Cécile rendent compte également de la mise en œuvre du programme concernant le VIH/Sida : « la lutte contre le VIH au Sud-Kivu passe par la mise en place d'un certain nombre de structures, dit Cécile : 14 centres de PTME d'une part (Prévention de la Transmission de la Mère à l'Enfant), 4 CDV d'autre part (Centres de Dépistage Volontaire). » Elle décrit les aspects positifs du fonctionnement mis en place : « on observe qu'à partir du moment où les femmes ont fait la démarche du dépistage dans un centre PTME, et qu'elles viennent chercher des résultats qui s'avèrent positifs, celles-ci souhaitent recevoir la prise en charge que leur propose A.M.I. au sein des centres PTME. C'est-à-dire que dès lors que les femmes sont au courant de leur séropositivité, elles osent aller au bout de la démarche pour recevoir un suivi pendant leur grossesse. » Or la prise en charge des femmes enceintes est essentielle, car il existe des solutions pour les femmes enceintes afin de réduire les risques de transmission de la maladie à l'enfant. Notamment, en mettant en place un accouchement médicalisé avec ARV (antirétroviraux). Puis, après l'accouchement, en donnant des conseils aux femmes sur l'allaitement afin de réduire les risques de transmission du VIH par le lait maternel, comme le sevrage brutal de l'enfant à 6 mois. A.M.I. fournit aux mères du lait maternisé pour remplacer le lait maternel. Pour assurer un tel suivi, les équipes se mobilisent pour inciter les femmes à continuer de fréquenter les centres de santé après l'accouchement, certaines souhaitant quitter le programme à ce stade pour éviter les soupçons de leur entourage. <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"> <dl class='spip_document_1535 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L336xH402/lait_maternel-2-63b3c.jpg' width='336' height='402' alt='JPEG - 20.7 ko' style='height:402px;width:336px;' /></dt> </dl> </div> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><i>Campagne nationale de prévention sur l'allaitement maternel</i></div> <br /> <br />Ainsi, qu'il s'agisse des structures dédiées à la lutte contre le VIH/Sida, des maternités d'attente, ou de l'ensemble des activités mises en place par A.M.I. (appui aux centres de santé mais aussi lutte contre le choléra, prise en charge des victimes de violences sexuelles, etc.), l'objectif défendu par les équipes sur place est d'organiser les conditions d'une prise en charge sur le long terme des populations, et d'assurer une continuité et un suivi, en préparant la passation à des acteurs locaux.</div> RDC : responsable de projet, de la mise en place au suivi des activités http://www.amifrance.org/RDC-responsable-de-projet-de-la.html http://www.amifrance.org/RDC-responsable-de-projet-de-la.html 2009-09-21T16:41:27Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Aurélie Baumel a fait une école de commerce à Marseille, puis une spécialisation en école supérieure de publicité. Après une expérience dans le secteur de la publicité, Aurélie a décidé de mettre ses compétences en communication et en information en Équateur au service de l'UNESCO, puis en Indonésie pour la publication du Health Messenger d'Aide Médicale Internationale. Aurélie a été, de novembre 2008 à juillet 2009, responsable de projet sur la base d'Uvira pour la mission d'Aide Médicale Internationale en (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Aurélie Baumel a fait une école de commerce à Marseille, puis une spécialisation en école supérieure de publicité. Après une expérience dans le secteur de la publicité, Aurélie a décidé de mettre ses compétences en communication et en information en Équateur au service de l'UNESCO, puis en Indonésie pour la publication du Health Messenger d'Aide Médicale Internationale.</p> <p>Aurélie a été, de novembre 2008 à juillet 2009, responsable de projet sur la base d'Uvira pour la mission d'Aide Médicale Internationale en République Démocratique du Congo. <br /> <br /><strong>Pouvez-vous nous parler des activités en cours de réalisation sur la base d'Uvira ?</strong> <br /> <br />Différentes activités sont en cours depuis la base d'Uvira. Parmi celles-ci, nous mettons en œuvre des programmes de prise en charge des maternités à haut risque ainsi qu'un projet de lutte contre le VIH. S'agissant de la prise en charge des maternités à risque, il faut savoir que le taux de mortalité est très élevé en ce qui concerne les nouveaux nés. Le taux de césarienne avoisine 20 % des accouchements qui ont lieu à la maternité de Katanga, car les grossesses à risque ne sont pas décelées à temps. <br />C'est pourquoi les équipes d'A.M.I. sur les Hauts Plateaux organisent des formations sur la maternité à moindre risque. Ces formations sont destinées au personnel soignant des centres de santé, c'est-à-dire aux infirmiers, aux infirmiers assistants et aux matrones (ce sont des accoucheuses traditionnelles). <br />Nos équipes forment aussi des leaders de villages qui font partie des Codesa (comités de développement des aires de santé) et des relais communautaires pour sensibiliser le plus grand nombre de personnes possible afin que les mères se rendent au centre de consultation pré-natal et qu'elles puissent être référencées en cas de besoin. Les distances sont très grandes et les futures mamans peuvent avoir besoin de deux jours de marche pour se rendre à la maternité. L'idée est donc de mettre à la disposition des femmes des maternités d'attente pour qu'elles puissent y vivre le dernier mois de leur grossesse (voir également le témoignage de Cécile sur les maternités d'attente). <br /> <br />Le projet VIH concerne la formation des médecins de l'hôpital général de référence de Lemera pour les traitements antirétroviraux et la prise en charge des infections opportunistes, pour que le traitement soit opérationnel. C'est le centre de dépistage qui fait le counselling et réfère directement à l'hôpital. Nous avons aussi mis l'accent sur la prise en charge psychosociale des personnes qui vivent avec le VIH en proposant une formation à toutes les personnes qui s'occupent des PTME (programmes de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant) et des associations locales qui travaillent dans ce secteur. <br /></p> <dl class='spip_document_1506 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH299/Aurelie_Baumel_1-ff1cc.jpg' width='448' height='299' alt='JPEG - 35.7 ko' style='height:299px;width:448px;' /></dt> </dl> <p><i>Ouverture d'un centre PTME (prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant)</i> <br /> <br /><strong>Quel est votre rôle dans ces activités en tant que responsable de projet ?</strong> <br /> <br />Les projets sont rédigés sur le terrain suite à une veille régulière des besoins et au gré des possibilités de financement. Après avoir été validé par le siège et accepté par le bailleur, nous mettons en œuvre les activités qui ont été décidées et nous veillons à leur bon déroulement. Outre l'aspect projet, mon rôle comprend également la gestion et l'animation des équipes, le suivi financier, le côté administratif et la supervision des aspects logistiques et sécuritaires. La base d'Uvira compte le responsable de projet, un logisticien expatrié et un référent médical ainsi que 35 personnes de l'équipe d'A.M.I. locale et des travailleurs journaliers. De plus, nous servons de base de transit et d'achat pour d'autres bases d'A.M.I. qui sont moins faciles d'accès. <br /> <br /><strong>Vous êtes également impliquée sur le suivi des activités et des projets. Comment cela prend-il forme ?</strong> <br /> <br />Il s'agit ici de la mise en place des activités par rapport aux objectifs qui ont été préalablement définis. Il faut aussi analyser les résultats et assurer le suivi des indicateurs. <br />Pour mettre en place une nouvelle activité, nous commençons par recruter des personnes qualifiées pour assurer la formation des personnels locaux. Par exemple, dans les équipes d'A.M.I., l'infirmier superviseur accoucheur forme le personnel de santé sur des aspects très techniques, tandis que le superviseur de santé communautaire forme les leaders de communauté qui sensibiliseront ensuite les villageois (Codesa, relais communautaires, communauté villageoise). Ensuite nous prévoyons les dates de déroulement des sessions et allons sur le terrain pour lancer les invitations, réserver les salles où auront lieu les formations, préparer le matériel et les outils de sensibilisation. <br />L'étape suivante est le suivi, à savoir comment s'est passée la formation : nous organisons des tests avant et après la formation. Il est important de disposer d'indicateurs pour évaluer les retombées de la formation, mais cela prend du temps et il est difficile de mesurer l'influence directe de ces formations sur le taux de mortalité materno-infantile par exemple. <br /> <br />Évaluer les retombées de nos activités de formation et de sensibilisation dès le début des activités n'est pas chose aisée. Cependant, le rôle de responsable de projet permet d'accompagner le cycle de vie du projet de sa mise en place sur le terrain en collaboration avec la communauté, au suivi des retombées et des indicateurs sur l'amélioration de la prise en charge notamment des grossesses à risque sur les Hauts Plateaux.</p></div> RDC : prise en charge psychosociale des personnes vivant avec le VIH http://www.amifrance.org/RDC-prise-en-charge-psychosociale.html http://www.amifrance.org/RDC-prise-en-charge-psychosociale.html 2009-08-25T15:35:49Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Amina N'GOM est référente psychosociale pour le programme de lutte contre le VIH d'Aide Médicale Internationale en RDC. Amina a complété des études en travail social par un master en économie sociale et solidaire spécialisé dans le management de projet et de compétences et un diplôme inter-universitaire en santé humanitaire avant de travailler en France (MDM mission France, Conseil Général des Bouches-du-Rhône) et à l'étranger pour des missions avec des associations locales en Inde (réhabilitation, abris (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Amina N'GOM est référente psychosociale pour le programme de lutte contre le VIH d'Aide Médicale Internationale en RDC. Amina a complété des études en travail social par un master en économie sociale et solidaire spécialisé dans le management de projet et de compétences et un diplôme inter-universitaire en santé humanitaire avant de travailler en France (MDM mission France, Conseil Général des Bouches-du-Rhône) et à l'étranger pour des missions avec des associations locales en Inde (réhabilitation, abris temporaires et éducation à la santé), au Kenya (éducation à la santé), et pour des projets culturels en Croatie et en Belgique. <br /> <br /><strong>Ce poste de référente psychosociale pour le programme de lutte contre le VIH est récent. Pour quelles raisons a-t-il été créé ?</strong> <br /> <br />C'est un nouveau projet qui a été mis en place en janvier 2009, suite à une évaluation qui avait été menée en 2007 par une assistante sociale.Le constat était que la prise en charge médicale était bien présente mais que la prise en charge psychologique (santé mentale) et sociale étaient souvent oubliées. <br /> <br />Ce poste est basé à Bukavu, mais il est destiné à couvrir l'ensemble des trois bases dans lesquelles A.M.I. intervient dans le Sud Kivu, c'est-à-dire Kilembwe, Uvira et Baraka. <br />En arrivant, je me suis rendue dans ces trois bases pour évaluer les besoins et tenter de comprendre comment obtenir l'adhésion des populations au projet. Ce qui est valable dans une ville ne l'est pas forcément dans une autre et les messages, quels qu'ils soient doivent être adaptés au contexte. <br /> <br />Le VIH est un fléau sur le continent africain et la RDC n'y échappe malheureusement pas. Le travail le plus important à mon sens est la sensibilisation communautaire. Il faut expliquer aux populations ce qu'est le VIH, ses modes de transmission et ses modes de préventions. <br />Il est parfois difficile de faire comprendre aux gens que c'est une maladie sexuellement transmissible mais pas seulement, que l'on peut aussi contracter le virus par voies sanguines mais qu'il peut également être transmis de la mère à l'enfant pendant la grossesse et que donc par conséquent il faut se protéger et protéger les autres. D'où l'importance de la prévention, du dépistage précoce et de la prise en charge médicale, sans oublier la prise en charge psychosociale. <br /> <br />Certaines ethnies du Sud-Kivu sont polygames, d'autres nient la maladie, parfois il y a même des transfusions sanguines qui sont faites hors des lieux de santé sans que le sang soit testé préalablement. Ces trois situations sont des facteurs de risque très important dans la propagation de la maladie. Au-delà de l'information préalable, nous sommes attentifs à la situation des personnes malades dans leur environnement social. <br />Ces personnes sont prises en charge au niveau du dépistage et du traitement, mais il a semblé important qu'elles fassent aussi l'objet d'une prise en charge au niveau social et psychologique. Le VIH est une maladie qui conduit parfois à la discrimination, la stigmatisation et au rejet, il faut donc prendre en compte ces facteurs pour pouvoir proposer une aide globale aux personnes vivant avec le VIH (PVV). <br /></p> <dl class='spip_document_1488 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH335/photo_amina-89052.jpg' width='448' height='335' alt='JPEG - 20.5 ko' style='height:335px;width:448px;' /></dt> </dl> <p><i></p> <div class="spip" style="text-align:center;">Une affiche de la campagne nationale de prévention contre le sida</div></i> <br /> <br /><strong>Avec qui travaillez-vous pour ce projet ?</strong> <p>Le programme s'appuie sur trois intervenants principaux : les associations locales, les centres PTME (prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant) et les CCDV (centres de conseil et de dépistage volontaire). <br />A.M.I. soutient ces trois partenaires à plusieurs niveaux. Nous leur fournissons du matériel de bureau, ainsi que des outils de communication et de sensibilisation. Nous les formons à la structuration associative, mais aussi à l'accompagnement psychosocial avec comme outils les différents types de counselling (individuel, de groupe, familial) ainsi qu'aux visites à domicile et à la médiation familiale. Nous leur apportons des notions théoriques sur le traumatisme, l'autonomisation et la hiérarchisation des besoins. Cette formation est organisée par un organisme de formation Burundais HealthNet TPO en collaboration avec A.M.I. <br />Nous travaillons également en collaboration avec des organismes congolais comme les Bureau Centraux de Zone (BCZ) mais aussi avec le Programme National Multi-sectoriel de Lutte contre le SIDA (PNMLS) qui s'occupe de la coordination des associations locales oeuvrant dans le domaine du VIH/SIDA <br /> <br /><strong>Quels sont les activités et les outils que vous avez imaginé pour ce programme de prise en charge psychosociale du VIH ?</strong> <br /> <br />J'ai pensé à mettre en place de 4 outils pour mener à bien ce projet. <br /> <br />- Le premier est une cellule d'évaluation des besoins, elle est composée de personnes qui travaillent autour ou avec les PVV, c'est-à-dire, une PVV, le chargé de projet VIH d'A.M.I., un représentant de chaque association, ainsi que des représentants des PTME et des CCDV. Les membres de cette cellule se retrouvent tous les mois pour échanger et essayer d'apporter des réponses aux demandes des PVV. La cellule peut proposer aux personnes des orientations ou bien des référencements ou leur proposer occasionnellement une aide financière, cette dernière demeurant exceptionnelle car nous pensons qu'il est préférable de résoudre les problèmes autrement que par l'argent pour ne pas générer une forme d'assistance. Cette enveloppe financière a surtout vocation à aider les personnes pour qu'elles puissent se déplacer pour suivre leur traitement, pour s'alimenter, pour payer l'hospitalisation ou pour aider les orphelins du VIH à financer leur scolarité (le budget est d'environ 200 $ par base et par mois). <br />- Le deuxième outil est une réunion d'analyse de la pratique. À cette occasion, les trois partenaires se rencontrent tous les mois pour parler des difficultés rencontrées dans leur prise en charge quotidienne avec les PVV. Cette réunion est distincte de la réunion de la cellule, car ici les personnes qui interviennent dans la prise en charge des PVV se retrouvent pour parler d'elles-mêmes (ressentis, affects…). Il nous a paru nécessaire de mettre en place ce groupe de parole pour les assistants psychosociaux qui assistent les autres, et nous pensons qu'une personne qui écoute doit aussi pouvoir être écoutée. C'est une condition sinéquanone pour la pérennité de ce type de prise en charge. <br />- Le troisième outil de travail est la création d'une rencontre entre les associations de PVV du Sud-Kivu ainsi que le PVV qui souhaitent se regrouper en association. Cela permet aux personnes malades qui ne savent pas forcément vers qui se tourner de recevoir des informations et de disposer d'un lieu d'échange. Nous sommes partis du principe que les PVV doivent aussi être des acteurs de leur prise en charge. En RDC, la séropositivité est souvent un tabou. Il s'agit donc d'aider ces personnes à accepter leur maladie et comme on dit ici, à « sortir de la clandestinité ». <br />- Enfin, des permanences d'associations locales sont désormais organisées (ou en cours d'implantation, selon les bases) dans les centres de santé qui accueillent l'activité PTME ainsi qu'au sein des CCDV. <br /> <br />D'un point de vue général, le problème est que les personnes ne reviennent pas au centre de santé systématiquement après avoir fait le test de dépistage. Nous tentons de dédramatiser la prise en charge psychosociale et de l'enclencher dès que les personnes se présentent pour la première fois au dépistage, pour qu'en cas de résultat positif, elles sachent vers qui se tourner et comment agir. <br /> <br /><strong>D'un point de vue fonctionnel, comment gérez-vous les activités ?</strong> <br /> <br />En plus de la création et de la mise en place des outils que je viens de citer, je m'occupe du suivi, de l'accompagnement, des supervisions et du compagnonnage. En effet, j'ai la chance de travailler avec des chargés de projet très compétents, qui pour la plupart travaillent avec A.M.I. depuis de nombreuses années. Ces chargés de projet VIH sont sur le terrain (à raison d'un au sein de chaque base) et ils sont chargés de l'accompagnement au quotidien. <br /> <br />Pour ce qui est de mon poste, je vais recruter une personne sur place avec laquelle je vais travailler pour peut-être, dans un futur proche lui laisser la gestion du projet, c'est-à-dire nationaliser le poste.</p></div> RDC : Dans le Kimbi-Lulenge, les ressources naturelles ont (aussi) un impact sur les besoins sanitaires. http://www.amifrance.org/RDC-dans-le-Kimbi-Lulenge-les.html http://www.amifrance.org/RDC-dans-le-Kimbi-Lulenge-les.html 2009-06-12T10:32:14Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Damien Chevillard travaille en République Démocratique du Congo depuis septembre 2008 sur la base de Kilembwe. Infirmier de formation, il est parti en mission avec Aide Médicale Internationale en tant que référent médical. De passage à Paris, il nous explique les différences de contexte d'intervention au sein d'une même zone de santé. Dans le Kimbi-Lulenge, trois programmes principaux sont en cours : le programme d'accès aux soins de santé primaires, le programme de prévention contre le VIH et le (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Damien Chevillard travaille en République Démocratique du Congo depuis septembre 2008 sur la base de Kilembwe. Infirmier de formation, il est parti en mission avec Aide Médicale Internationale en tant que référent médical. De passage à Paris, il nous explique les différences de contexte d'intervention au sein d'une même zone de santé. Dans le Kimbi-Lulenge, trois programmes principaux sont en cours : le programme d'accès aux soins de santé primaires, le programme de prévention contre le VIH et le programme de prévention de la santé materno-infantile. <br /> <br /> <strong> Pouvez vous expliquer votre travail au sein de la base de Kilembwe ?</strong> <br /> <br />Dans le Sud-Kivu, A.M.I. compte trois bases opérationnelles qui gèrent sept zones de santé et des dizaines de centres de santé. La zone de santé du Kimbi-Lulenge est une zone de santé entièrement rurale située à l'Ouest de Baraka au cœur de la forêt. En tant que référent médical, je suis responsable des soins de santé primaires (il s'agit d'un paquet minimum d'activités, c'est-à-dire les soins curatifs et préventifs sur les 16 centres de santé appuyés), de la gestion de la pharmacie (gestion des médicaments et du matériel médical pour toutes les structures, c'est-à-dire les 16 centres de santé et l'hôpital général de référence), et de la santé communautaire (la sensibilisation et la promotion à la santé, la gestion administrative et le financement des centres de santé, par l'intermédiaire des structures communautaires locales). En fait, mon travail n'est pas de dispenser les soins directement, mais d'encadrer des superviseurs qui appuient et renforcent les superviseurs fonctionnaires de la zone dans le contrôle des structures de soins. Les superviseurs sont en quelque sorte des inspecteurs de la santé. Je décide de priorités, soutiens les demandes de financement, et suis en charge de l'évaluation des formations et de la supervision des projets d'un point de vue médical. Je suis en relation directe avec le médecin de base local, qui assure le suivi des autres activités médicales. La réussite des activités tient avant tout au travail d'équipe qui est mené au sein d'A.M.I. entre les expatriés et les personnels locaux. Nous essayons de créer des relais pour communiquer nos savoirs aux acteurs locaux. Nous tentons de toujours maintenir un lien et une collaboration avec nos partenaires étatiques et la population. <br /> <br /><strong>Comment se répartissent les besoins sanitaires des populations de la zone de santé ?</strong> <br /> <br />La situation de la RDC est paradoxale car c'est un pays très riche au niveau des ressources du sol et du sous-sol, mais il souffre quand même de malnutrition. L'agriculture est très peu développée, alors que la RDC jouit de 80 millions d'hectares de terres arables, dont à peine 10 % sont mises en valeur. (La RDC occupe la deuxième place mondiale après le Brésil en terme de terres cultivables). La population pâtit notablement d'une insuffisance de moyens (les structures, le personnel qualifié, les transports et axes routiers font souvent défaut). Les populations manquent aussi d'éducation à la santé et en conséquence, elles ne sont pas conscientes de leurs besoins. <br />D'une manière générale dans le Kimbi-Lulenge, le paludisme est le problème le plus préoccupant : il concerne 60 % de tous les diagnostics qui sont faits sur l'ensemble de la zone. Il faut noter que cette zone est caractérisée par trois particularités : elle s'étend sur un territoire extrêmement vaste, elle est très isolée (du fait de sa situation géographique et de l'état désastreux des axes routiers), et sa population représente une très grande diversité. Pour mieux comprendre on peut diviser schématiquement cette zone de santé en deux parties selon les problèmes sanitaires auxquels sont confrontées les populations. <br />La partie du Kimbi (appuyée par la sous-base A.M.I. à Lulimba) est une zone de prospection aurifère habitée par un grand nombre de gens jeunes, riches, mais aussi de passage. Il y a donc une plus grande propension des jeunes personnes à être infectées par le virus du VIH à cause de la prostitution et des comportements à risque des chercheurs d'or. Ces personnes souvent très mobiles sont susceptibles de véhiculer le virus partout dans la région. Il y a plus de problèmes de santé dans les villes de ce secteur et les freins à l'éducation à la santé sont nombreux bien que la population ait davantage de moyens financiers. Cette partie de la zone de santé est la plus concernée par le programme VIH. Il y a un programme PTME (programme de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant) et CDV (centre de dépistage volontaire) qui voit le jour.</p> <dl class='spip_document_1445 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH252/hautsplateaux_00801-284fd.jpg' width='448' height='252' alt='JPEG - 29 ko' style='height:252px;width:448px;' /></dt> </dl> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Acheminement de médicaments vers le centre de santé</i></div> <br /> La partie du Lulenge (appuyée par la base de Kilembwe) regroupe une population encore plus isolée, plus pauvre, mais un peu plus sensibilisée et mieux prise en charge au niveau de la santé car A.M.I. a débuté dans ce secteur il y a six ans. La proximité de l'hôpital général de référence améliore aussi le potentiel curatif. La priorité de nos interventions porte sur la santé materno-infantile. <br />Dans l'ensemble de la zone de santé, il est très difficile de sensibiliser les gens car l'accès à l'éducation est restreint et les us et coutumes culturelles et tribales sont fortement ancrées et vont souvent à l'encontre de la médecine scientifique moderne. De fait, toutes les activités qui n'ont pas de rendement direct pour la population et les acteurs de la santé locaux, c'est-à-dire dont les gens ne tirent pas un bénéfice mesurable immédiatement comme un soin ou des médicaments ou de l'argent (une prime pour les agents de santé), sont acceptées avec plus de réticence. Etant donné la grande pauvreté des familles, les gens pensent à l'amélioration de leurs conditions de vie actuelles et non à leur avenir sur le moyen et long terme. Il faut donc savoir convaincre les gens pour qu'ils s'impliquent. Heureusement, nous avons de bons rapports avec la population qui est reconnaissante du travail que les équipes d'A.M.I. assurent, ce qui nous aide dans nos efforts de mobilisation. <br /> <br /><strong>Comment vous organisez vous pour vous adapter aux spécificités de la zone ?</strong> <br /> <br />A.M.I. travaille en étroite collaboration avec le bureau central de la zone de santé (BCZ) qui est notre principal partenaire institutionnel, après avoir contribué à sa mise en place depuis 2003. Nous opérons une collaboration étroite. Une fois par mois a lieu la réunion dite « de soins de santé primaires », à cette occasion se rencontrent les équipes médicales du BCZ (notamment les infirmiers superviseurs) et les équipes d'A.M.I. La réunion porte sur les soins de santé primaires mais englobe aussi toutes les préoccupations sanitaires de la zone. Nous analysons ensemble les problématiques et définissons les priorités pour la mise en place des activités. Depuis peu, nous avons décidé de faire deux réunions « soins de santé primaires », c'est-à-dire une pour les infirmiers qui travaillent dans le Kimbi (dont la sous-base opérationnelle est Lulimba), et une pour ceux qui sont du côté du Lulenge (dont la base opérationnelle est Kilembwe) pour que les infirmiers les plus éloignés qui mettent plusieurs jours à se rendre aux réunions, souvent à pied ou à vélo, ne soient plus obligés d'être absents trop longtemps de leurs centres de santé. Nous préférons organiser plusieurs réunions pour lesquelles nous nous déplaçons plutôt que de demander aux personnels locaux de parcourir de grandes distances. Il faut savoir que pour se rendre de Kilembwe à la sous-base de Lulimba, qui se situe à 120 km, en empruntant la route en 4X4, nous devons parfois compter jusqu'à 12 heures de voyage ! Les routes de la zone n'ont jamais été entretenues et sont maintenant impraticables. Nous devons donc nous inscrire dans une démarche permanente d'adaptation de nos actions aux réalités des contextes locaux.</div> RDC : entre urgence et développement, l'appui aux structures locales au coeur du dispositif d'A.M.I. http://www.amifrance.org/RDC-entre-urgence-et-developpement.html http://www.amifrance.org/RDC-entre-urgence-et-developpement.html 2009-06-05T15:59:31Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Jean Baptiste Guyomar est à mi-chemin de sa mission de coordinateur logistique en République Démocratique du Congo pour Aide Médicale Internationale. Présent sur le terrain depuis plus de six mois, il fait part de son expérience sur la base de coordination de Bukavu. Dans quel contexte se déroule votre mission au Sud-Kivu ? Les besoins humanitaires sont très importants. Il semble que l'on soit dans une période de transition entre l'urgence et le développement. L'urgence reste une réalité forte dans (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p><i>Jean Baptiste Guyomar est à mi-chemin de sa mission de coordinateur logistique en République Démocratique du Congo pour Aide Médicale Internationale. Présent sur le terrain depuis plus de six mois, il fait part de son expérience sur la base de coordination de Bukavu.</i> <br /> <br /><strong>Dans quel contexte se déroule votre mission au Sud-Kivu ?</strong> <br />Les besoins humanitaires sont très importants. Il semble que l'on soit dans une période de transition entre l'urgence et le développement. L'urgence reste une réalité forte dans certains endroits marqués par des mouvements de populations, qui fuient des combats. Cela étant, la relative stabilité que l'on observe en d'autres lieux laisse espérer – si elle se prolonge – que l'on puisse à l'avenir s'engager sur des actions de développement. <br /> <br /><strong>Comment peut s'opérer, justement, cette transition ?</strong> <br />La transition ne peut s'effectuer qu'à la faveur de la conjonction d'éléments contextuels favorables et de volontarisme des acteurs présents. Le concours que peut apporter A.M.I. à cette dynamique est le renforcement des qualifications du personnel local et de l'implication des populations dans les dispositifs d'accès aux soins pour que ceux-ci deviennent pérennes. A.M.I. manifeste une réelle volonté d'autonomisation et d'appui, par un travail en collaboration avec les ONG locales. La transition peut donc signifier pour partie la gestion autonome de certaines structures après un retrait progressif d'A.M.I. C'est ainsi que depuis quelques mois, le désengagement de certains centres de santé qui ont acquis une certaine autonomie s'amorce. L'objectif est de pouvoir mobiliser les équipes et les moyens de notre organisation pour appuyer d'autres centres dans des zones plus difficiles d'accès, comme celle des Hauts Plateaux. <br /></p> <dl class='spip_document_1425 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH248/hpmiss04_035_BD_recadree-f8132.jpg' width='448' height='248' alt='JPEG - 64 ko' style='height:248px;width:448px;' /></dt> </dl> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Travaux de construction d'un centre de santé dans les Hauts Plateaux, janvier 2009</i></div> <br /> <br /><strong>Quel est votre rôle de coordinateur logistique au sein de la mission ?</strong> <br />La gestion de la sécurité est une part importante de cette fonction. Outre ce volet, la partie logistique consiste à s'assurer que les approvisionnements répondent le plus possible aux besoins du terrain, dans des temps respectables, qu'il s'agisse de médicaments, de matériels, de nourriture, etc. En résumé, mon travail consiste à faire en sorte que tout se passe pour le mieux en amont, pour que la mission de l'ensemble de l'équipe puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Beaucoup d'échanges ont lieu avec le terrain, en particuliers avec les responsables de projets, des briefs pour les nouveaux arrivants, etc. <br /> <br /><strong>Vous évoquiez l'importance de la gestion de la sécurité au sein de votre mission. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />Il faut être à l'écoute en permanence des différentes sources d'informations : celles qui remontent des terrains, des autres ONG, des Nations Unies, etc. Des rumeurs aussi, sans pour autant s'alarmer, mais il est fondamental de rester attentifs. Je pense que le danger le plus important est la routine qui pousse à ne plus faire attention. La tension est latente, toujours. Fin 2008-début 2009, des tensions se sont ravivées au Nord-Kivu et des mouvements de troupes ont été observés jusqu'au Sud-Kivu. Dans ce type de contexte, plusieurs scénarios sont possibles, qu'il convient d'envisager pour prévoir les conduites à tenir. Ces derniers temps, les tensions qui se sont faites sentir étaient consécutives à des conflits pour des enjeux locaux. Nous devons prendre les précautions nécessaires lorsque des équipes sont envoyées dans des zones très isolées, et être à l'écoute des différentes informations qui remontent du terrain. Cette photographie de l'environnement sécuritaire ne doit pourtant pas être dramatisée. Généralement, les choses se passent plutôt bien. Tout est fait en amont pour que cela soit le cas. <br /> <br /><strong>Autre volet important du programme, dans la démarche d'A.M.I., la formation. Quelle part prenez-vous dans cette transmission des compétences ?</strong> <br />Je pense que la formation est particulièrement importante, surtout dans un but de pérennité. Je participe à la formation des assistants des responsables de projets sur le volet logistique. Il s'agit de compagnonnage. Entretenir de bonnes relations avec l'autre est nécessaire : la formation peut être de bonne qualité si l'on comprend la manière de penser et de travailler de la personne à qui l'on apprend. L'idéal serait que ces conseils soient rassemblés de manière synthétique dans des guides théoriques écrits, afin de l'homogénéiser. Un de mes objectifs au retour de mon « break » est de rassembler l'ensemble des logisticiens pour discuter et débattre de leur manière d'envisager leur travail, dans un but de formation continue. <br /> <br /><strong>Quels sont vos autres projets à votre retour à Bukavu ?</strong> <br />Un atelier sur la sécurité m'attend, ainsi qu'une remise à jour du plan de sécurité : de nouvelles personnes sont présentes et, de fait, les risques sont différents, et les règles à revoir. De plus, il me semble que le côté supervision de la mission va prendre plus d'ampleur, ce qui demandera de prendre plus de temps pour réfléchir à d'autres formations, plus techniques, afin de la perfectionner.</div> RDC : sur les Hauts Plateaux, Aide Médicale Internationale s'investit dans le suivi des grossesses à risque http://www.amifrance.org/RDC-sur-les-Hauts-Plateaux-Aide.html http://www.amifrance.org/RDC-sur-les-Hauts-Plateaux-Aide.html 2009-05-26T16:20:54Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info La mission en République Démocratique du Congo compte trois bases opérationnelles sur lesquelles est répartie soixante centres de santé appuyés par Aide Médicale Internationale. Le principal programme porte sur l'amélioration de l'accès aux soins de santé primaires (formation, compagnonnage du personnel dans les centres de santé et approvisionnement gratuit en médicaments). A cela s'ajoute un volet consacré à la lutte contre le VIH/SIDA, et un dernier volet est consacré spécifiquement à la réduction des (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignage,143-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>La mission en République Démocratique du Congo compte trois bases opérationnelles sur lesquelles est répartie soixante centres de santé appuyés par Aide Médicale Internationale. Le principal programme porte sur l'amélioration de l'accès aux soins de santé primaires (formation, compagnonnage du personnel dans les centres de santé et approvisionnement gratuit en médicaments). A cela s'ajoute un volet consacré à la lutte contre le VIH/SIDA, et un dernier volet est consacré spécifiquement à la réduction des risques liés à la maternité. <br /> <br />Cécile est assistante chef de mission en RDC dans le Sud-Kivu. Après deux expériences en mission courte au Togo et au Sénégal, elle est partie en septembre 2008 rejoindre les équipes d'A.M.I. sur la base de coordination de Bukavu. Elle s'occupe des relations avec les bailleurs de fonds et en particulier, de s'assurer que leurs exigences en termes de rapports et de procédures sont respectées. « Mon travail consiste à rédiger les rapports pour les bailleurs. Ceci nécessite d'être en contact régulier avec les bases afin de recueillir les informations sur le déroulement des missions pour rédiger des rapports narratifs sur l'évolution des projets, et parfois de les visiter. J'ai aussi eu à organiser des audits externes de nos projets en fin de réalisation. Ces audits sont exigés par les bailleurs de fonds, mais nous permettent aussi de montrer la transparence de nos opérations. » <br /> <br />Toutes les activités d'A.M.I. sont orientées pour améliorer l'accès aux soins de santé primaires de santé de la population couverte par une zone de santé. Dans ce cadre, d'autres programmes plus spécifiques sont élaborés en concertation avec les autorités sanitaires locales. <br /> <br />Cécile relate ici la réalisation d'un projet d'A.M.I. : la mise en place de lieux d'accueil à proximité de certains hôpitaux, pour les femmes enceintes vivant une grossesse à risques qui habitent trop loin pour s'y rendre rapidement en cas de problème. <br />A.M.I. met en place dans 4 zones de santé (Fizi, Lemera, Kimbi Lulenge et les Hauts Plateaux d'Uvira), des maternités d'attente pour que les femmes disposent d'un espace pour se reposer et attendre sereinement le jour de l'accouchement. Cela permet de réduire les risques liés à un accouchement à domicile, ou les fatigues qui résultent de longues journées de marche lorsque les femmes décident tardivement de se rendre à l'hôpital. Enfin, cela permet surtout aux femmes d'être déjà à proximité de l'hôpital au moment de l'accouchement, pour le cas où celui-ci se présenterait mal. Les contraintes du terrain sont importantes : « La région des Hauts Plateaux est particulièrement difficile d'accès en raison du relief, du climat, et du peu de routes praticables. Les matériaux pour la construction des maternités d'attente sont transportés par des porteurs à pieds ». <br /> <br />Cécile explique la particularité de ces structures : « Ces maternités d'attente sont destinées aux femmes qui présentent une grossesse à haut risque. Des consultations pré natales ont lieu dans tous les centres de santé dirigés par des infirmiers. Lorsqu'ils détectent une grossesse à haut risque qu'ils ne pourront prendre en charge dans leur centre en raison des complications éventuelles, ils réfèrent la patiente vers l'hôpital où elle sera traitée par un médecin. Seulement lorsque la distance à parcourir est trop importante pour qu'elle puisse s'y rendre au moment de l'accouchement, elle renonce souvent à s'y rendre en avance, faute d'endroit où loger. C'est pourquoi des maternités d'attente ont été créées pour permettre d'accueillir les femmes enceintes un ou deux mois avant le terme de leur grossesse et de leur assurer un accès à l'hôpital. Pour les femmes dont la grossesse se déroule bien, elles sont accueillies pour l'accouchement au centre de santé. » <br /></p> <dl class='spip_document_1426 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L421xH322/DSCN1975_recadree_BD-03bae.jpg' width='421' height='322' alt='JPEG - 35 ko' style='height:322px;width:421px;' /></dt> </dl> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Séance d'information sur l'allaitement, Kilembwe, RDC</i></div> <br />Sur les Hauts Plateaux d'Uvira, l'acceptation de ces structures nécessite des explications préalables. En effet, certaines croyances traditionnelles incitent les femmes à cacher leur grossesse, et à ne plus sortir une fois que celle-ci devient visible. En conséquence, si elles viennent à la première consultation prénatale, en tout début de grossesse, il est rare qu'elles acceptent un suivi jusqu'à leur terme. De plus, la médecine traditionnelle a une très grande influence dans cette région, et il n'est pas rare que les femmes fassent plus confiance aux maisons de prières qu'aux centres de santé. Mais ces maisons ne présentent pas les compétences médicales nécessaires pour un accouchement qui présenterait des complications. Pour remédier à cela, A.M.I. tente d'agir au niveau de la connaissance des villageois : « On met en place une sensibilisation au niveau communautaire par les CODESA (les comités de développement sanitaire). A.M.I. forme ces comités ainsi que les infirmiers des centres de santé à la sensibilisation et à la maternité à moindre risque. Les CODESA sont des relais communautaires qui sensibilisent à leur tour la population ». <br /> <br />La prise en charge des grossesses à risques par les équipes d'A.M.I. ne se limite pas à la seule période de l'accouchement. Elle s'accompagne aussi d'une action de lutte contre le VIH/Sida. Pour les femmes qui présentent des risques de séropositivité, A.M.I. met en place des programmes de prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME) : « On gère en tout 14 centres de PTME sur toutes les zones de santé. Les femmes sont sensibilisées au moment des consultations prénatales (avec un infirmier formé dans ce but), la finalité de cette démarche étant qu'elles acceptent le counselling et un dépistage si elle est séropositive. La femme est suivie pendant toute sa grossesse : on soigne les maladies opportunistes afin que la mère soit en meilleure santé possible durant sa grossesse, ainsi que les infections sexuellement transmissibles et toutes les lésions qui pourraient causer la transmission du virus de la mère à l'enfant lors de l'accouchement. La femme est mise sous antirétroviraux (traitements contre le VIH). On lui conseille également d'allaiter (un allaitement exclusif, qui n'est associé à aucune autre nourriture) pendant six mois, puis de sevrer l'enfant. Ensuite on lui fournit du lait de substitution pour les mois suivants. » <br />Lorsque les femmes, à l'issue de la consultation prénatale acceptent le counselling sur le VIH, il y a de fortes probabilités qu'elles acceptent aussi le dépistage, mais il y a un gros risque qu'elles ne viennent pas chercher le résultat. Le nouveau protocole de dépistage mis en place permet de réduire ce risque, car il rend les résultats accessibles dans la journée. Une fois que les femmes ont accompli le trajet pour venir jusqu'au centre de santé, elles obtiennent leurs résultats dans la journée et ne sont pas contraintes de revenir. Cela limite le risque qu'elles ignorent leur statut sérologique et permet aux équipes d'A.M.I. d'envisager un suivi. Par la suite, le nouveau né sera dépisté à neuf et dix-huit mois. <br /> <br />Sur les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, A.M.I. assure le suivi de la grossesse des femmes en facilitant leur accès aux structures de santé. Les équipes surmontent les obstacles qui se présentent à l'accomplissement du programme les uns après les autres, en s'adaptant aux particularités géographiques, aux difficultés de déplacement des femmes et à la diversité culturelle de la région.</div>