Aide Médicale Internationale http://www.amifrance.org/ association humanitaire française apolitique et laïque, créée en 1979, œuvre pour le rétablissement de l'accès aux soins des populations exclues de tout système de santé. AMI forme du personnel de santé local et réhabilite des centres de santé. fr SPIP - www.spip.net Aide Médicale Internationale http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-d64b7.png http://www.amifrance.org/ 144 144 Lutte contre le VIH/sida http://www.amifrance.org/Lutte-contre-le-VIH-sida.html http://www.amifrance.org/Lutte-contre-le-VIH-sida.html 2009-04-27T11:29:36Z text/html fr administrateur En 2007, l'épidémie de VIH/sida touchait 33 millions de personnes dans le monde, dont 22 millions en Afrique subsaharienne, selon l'OMS. L'Organisation estime à 2,7 millions le nombre de personnes nouvellement infectées, et à 2 millions le nombre de décès liés à la maladie. Le VIH, virus responsable du sida, infecte les cellules du système de défense immunitaire, dont il détruit et détériore les fonctions. Le sida est le stade avancé de la maladie, qui survient dix à quinze ans après l'infection. La (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-VIH-SIDA-.html" rel="directory">VIH / SIDA</a> <div class='rss_texte'>En 2007, l'épidémie de VIH/sida touchait 33 millions de personnes dans le monde, dont 22 millions en Afrique subsaharienne, selon l'OMS. L'Organisation estime à 2,7 millions le nombre de personnes nouvellement infectées, et à 2 millions le nombre de décès liés à la maladie. Le VIH, virus responsable du sida, infecte les cellules du système de défense immunitaire, dont il détruit et détériore les fonctions. Le sida est le stade avancé de la maladie, qui survient dix à quinze ans après l'infection. La transmission se fait principalement par le biais de rapports sexuels non protégés, par voie sanguine et par transmission de la mère à l'enfant. <br /> <br />Il n'y a pas une épidémie de VIH/sida au niveau mondiale, mais plusieurs. En effet, selon les régions du monde, les stades d'avancement sont différents, et les stratégies de lutte face à la maladie sont inégales, en terme d'informations diffusées, de prise en charge et d'accès aux traitements. Aucun vaccin n'a encore été trouvé. <br /> <br />L'OMS, ainsi qu'un certain nombre d'États membres de l'ONU, ont défini, comme objectif à l'horizon 2010, le concept de l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins concernant le VIH/sida. <br /> <br />La lutte contre le VIH/sida fait partie intégrante des programmes d'A.M.I., qui met ce combat au centre de ces missions. Dans 6 des 7 pays où elle intervient, en Haïti, Afghanistan, République Centrafricaine et République démocratique du Congo, en Birmanie/Myanmar et en Thaïlande, des programmes dits « intégrés », de lutte contre la pandémie sont mis en place, conformément aux politiques nationales et aux recommandations de l'OMS. <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><span class='spip_document_1411 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/Conference_a_Kiliba_ZS_Ruziziweb-7b42f.jpg' width='448' height='336' alt="Conférence à Kibala, RDC, le 1er décembre 2008" title="Conférence à Kibala, RDC, le 1er décembre 2008" style='height:336px;width:448px;' /></span></div> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><i>Conférence à Kibala, RDC, le 1<sup>er</sup> décembre 2008</i></div> <br />Les objectifs des programmes d'A.M.I concernent la lutte contre la propagation du virus et l'intégration du combat contre le VIH/sida aux soins de santé primaires. Une vision sur le long terme est également prise en compte, avec une approche communautaire, afin que les stratégies mises en œuvre collent le plus possible aux spécificités locales, pour une plus grande efficacité. Cette volonté de pérennité passe également par le développement des structures locales, avec un accent mis sur le renforcement des compétences ainsi que sur l'autonomisation des personnels locaux, et des systèmes nationaux de santé. Les stratégies associent activités préventives, curatives et pédagogiques, mais aussi l'accompagnement psychosocial des malades. Ces programmes touchent la totalité des bénéficiaires, mais un accent est mis sur les populations considérées comme les plus exposées : professionnelles du sexe, usagers de drogues, et les plus vulnérables : enfants de moins de cinq ans et femmes enceintes. <br /> <br />L'éducation à la santé et la formation ont donc une importance particulière face à une épidémie qui pourrait être réduite avec le changement de certains comportements et la diffusion d'informations allant à l'encontre de préjugés sur les modes de transmission et plus généralement sur la maladie. Les équipes d'A.M.I. organisent des sessions d'information grand public, sur des modes pédagogiques et ludiques, ainsi que des campagnes de sensibilisation de grande ampleur, concernant la généralisation et la banalisation de l'usage du préservatif, un des seuls remparts efficace contre la transmission du virus. Ces sensibilisations vont de paire avec des campagnes de déstigmatisation de la maladie et des personnes touchées, et de lutte contre les discriminations. Autre outil de formation, le Health Messenger, magazine destiné principalement aux personnels de santé, diffusé en Afghanistan et en Thaïlande, reprend dans ses pages des rappels, des mises à jour théoriques, des aides au diagnostic ou encore des informations générales sur la maladie. <br /> <br />La prise en charge des malades fait partie intégrante des programmes. Elle va de l'organisation de sessions de dépistage et conseil à la prise en charge médicale, avec un accès aux traitements gratuit ainsi qu'un suivi thérapeutique qui prend en compte la surveillance d'éventuelles infections opportunistes et le suivi de l'évolution de la maladie. <br /> <br /><a href='http://www.amifrance.org/Thailande-entretien-avec-Gay-Doh.html' class='spip_out'>> Thaïlande : entretien avec Gay Doh Htoo, volontaire du programme VIH au camp de Mae La</a> <br /><a href='http://www.amifrance.org/RDC-Les-femmes-leaders-dans-la.html' class='spip_out'>> RDC : les femmes, leaders dans la lutte contre le VIH/sida</a></div> Lutte contre le paludisme http://www.amifrance.org/Lutte-contre-le-paludisme.html http://www.amifrance.org/Lutte-contre-le-paludisme.html 2009-04-27T11:03:40Z text/html fr administrateur Le paludisme, ou malaria, est une maladie parasitaire transmise d'homme à homme par la piqûre d'un moustique vecteur. Maladie quasi ignorée au Nord, elle tue, dans un silence assourdissant, plus de 900 000 personnes chaque année. Selon l'OMS, en 2006, les cas de paludisme s'élevaient à 247 millions, principalement en Afrique (qui regroupe 86 % des infections), Amérique latine et en Asie. Deuxième cause mondiale de mortalité due à une maladie infectieuse après le VIH/sida, le paludisme se manifeste par (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Paludisme-.html" rel="directory">Paludisme</a> <div class='rss_texte'>Le paludisme, ou malaria, est une maladie parasitaire transmise d'homme à homme par la piqûre d'un moustique vecteur. Maladie quasi ignorée au Nord, elle tue, dans un silence assourdissant, plus de 900 000 personnes chaque année. Selon l'OMS, en 2006, les cas de paludisme s'élevaient à 247 millions, principalement en Afrique (qui regroupe 86 % des infections), Amérique latine et en Asie. Deuxième cause mondiale de mortalité due à une maladie infectieuse après le VIH/sida, le paludisme se manifeste par des fièvres importantes, des frissons, des douleurs articulaires, des nausées et des courbatures. Il peut entraîner des troubles neurologiques, des œdèmes pulmonaires, ou encore de anémies, souvent fatals. Le paludisme reste une maladie de la pauvreté et affecte les populations qui vivent principalement dans des régions rurales et qui ont peu ou pas accès aux dispositifs de prévention. Aujourd'hui, les groupes les plus vulnérables restent les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. <br />S'il n'existe pas de vaccin contre cette parasitose à l'heure actuelle, c'est une maladie dont on guérit, et contre laquelle on peut lutter. Les principales mesures de lutte contre le paludisme sont constituées, d'une part, d'actions préventives : utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide ou pulvérisation d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs. D'autre part, elles sont constituées d'actions thérapeutiques, avec un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine. <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><span class='spip_document_1410 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/Observation_CsBBweb-132d6.jpg' width='448' height='336' alt="" style='height:336px;width:448px;' /></span></div> <br /> <br />A.M.I. participe à la lutte contre le paludisme dans chacune de ses missions, en Afghanistan, Birmanie/Myanmar, Haïti, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Thaïlande et Yémen. Que ce soit en zone d'endémie ou de prolifération saisonnière, des programmes contre cette maladie sont mis en œuvre. Le travail se fait en collaboration avec les autorités sanitaires locales, dans le respect des protocoles nationaux. A.M.I. se situe dans une démarche tant prophylactique que curative. Ses objectifs sont axés sur la réduction des formes sévères de paludisme, toujours avec un souci de pérennité, qui passe par la formation des personnels de santé locaux mais aussi des séances de sensibilisation des populations et d'éducation à la santé. Le Health Messenger, magazine destiné aux personnels de santé et au reste de la population, diffusé en Afghanistan et en Thaïlande, comporte régulièrement des articles sur le paludisme dans ses pages. L'atteinte de ces objectifs est permise par la mise en œuvre de différentes actions, qui vont de la prise en charge des cas avérés à la supervision et l'évaluation des personnels de santé, ainsi que la surveillance épidémiologique. Deux types d'actions préventives sont mises en place : distribution de moustiquaires imprégnées d'une part et pulvérisation d'insecticide d'autre part. <br /> <br /> <br /><div class="texteencadre-spip spip">En outre, depuis 2008, A.M.I. fait partie de la Coalition française contre le paludisme, dont l'objectif est de coordonner les actions des différentes organisations qui en font partie afin d'optimiser le plus possible les réponses apportées au combat contre la maladie.</div> <br /><a href='http://www.amifrance.org/Le-25-avril-2009-Journee.html' class='spip_out'>> 25 avril 2009 : Journée internationale du paludisme</a></div> Soins de santé primaires http://www.amifrance.org/Soins-de-sante-primaires.html http://www.amifrance.org/Soins-de-sante-primaires.html 2009-04-27T09:07:31Z text/html fr administrateur L'accent mis à l'échelle mondiale, dans le domaine de la santé, sur l'accès aux soins de santé primaires date d'une trentaine d'années. C'est à l'occasion de la conférence d'Alma-Alta, organisée à l'initiative de l'OMS et de l'UNICEF en septembre 1978 que cette notion a été définie et théorisée. Contrairement à ce que cette expression pourrait laisser entendre, il ne s'agit pas de soins basiques, simples et compartimentés, mais de réponses aux besoins immédiats - qui priment sur les autres - des individus. Les soins (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Soins-de-sante-primaire-.html" rel="directory">Soins de santé primaires</a> <div class='rss_texte'>L'accent mis à l'échelle mondiale, dans le domaine de la santé, sur l'accès aux soins de santé primaires date d'une trentaine d'années. C'est à l'occasion de la <a href='http://www.s2d-ccvs.fr/datas/presentation/chartes/Declaration%20Alma-Ata.doc' class='spip_out' rel='external'>conférence d'Alma-Alta</a>, organisée à l'initiative de l'OMS et de l'UNICEF en septembre 1978 que cette notion a été définie et théorisée. Contrairement à ce que cette expression pourrait laisser entendre, il ne s'agit pas de soins basiques, simples et compartimentés, mais de réponses aux besoins immédiats - qui priment sur les autres - des individus. Les soins de santé primaires y sont définis en tant que « soins de santé essentiels, fondés sur des méthodes et une technologie pratiques, scientifiquement viables et socialement acceptables, rendus universellement accessibles aux individus et aux familles dans la communauté par leur pleine participation et à un coût que la communauté et le pays puissent assumer à chaque stade de leur développement dans un esprit d'autoresponsabilité et d'autodétermination. ». L'individu est mis au centre des soins de santé : le système santé est pris en compte, mais aussi la structuration économique et sociale. Le tout est envisagé dans son ensemble, avec la conscience que ces différentes dimensions ne peuvent pas être compartimentées : la santé prend en compte le bien être physique, mental et social. Le droit à la santé, droit fondamental de l'être humain, est érigé en condition sine qua non du progrès économique et social. <br /> <br />Les soins de santé primaires comprennent des programmes d'éducation à la santé, des actions de prévention et de lutte contre les maladies, des programmes d'accès à l'eau et à l'assainissement et de promotion de la nutrition, des travaux sur la protection maternelle et infantile, qui comprend la planification familiale, des campagnes de vaccination contre les maladies infectieuses, des préventions et contrôles des endémies, et l'approvisionnement en médicaments essentiels. À cela s'ajoutent des interventions dans des domaines connexes, en lien avec les développements national et communautaire. Ces actions tendent à aboutir à une certaine autonomisation des collectivités et des individus. <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><span class='spip_document_1409 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L399xH257/DSCN4769web-7f0fa.jpg' width='399' height='257' alt="" style='height:257px;width:399px;' /></span></div> <br /><div class="spip" style="text-align:center;"><i>Soins de santé primaires en Afghanistan</i></div> <br />Ces dernières années, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, réaffirmait la primauté de l'approche des soins de santé primaires, en s'efforçant de fournir des réponses rationnelles, fondées sur des données factuelles et anticipatives aux besoins de santé et aux attentes sociales. La référence aux soins de santé primaires constitue une base. Certes, la mondialisation en cours depuis 30 ans a eu un impact fort sur les problématiques sanitaires, économiques et sociales. La démarche reste néanmoins proche de celle énoncée en 1978, avec cette volonté de « mettre les gens au cœur des soins de santé, harmonisant l'esprit et le corps, les individus et les systèmes ». <br /> <br />D'une manière générale, les programmes d'A.M.I., dans les sept pays où elle intervient, s'inscrivent dans la logique des soins de santé primaires : formation des personnels de santé, prévention par des actions de sensibilisation et des campagnes de vaccination, actions de lutte contre le VIH/sida et le paludisme, soins curatifs, etc. Ces actions, menées plus en soutien qu'en substitution aux structures sanitaires locales, tentent de coller le plus possible aux spécificités culturelles et sociales des régions où elles sont menées. Ce travail en collaboration tend, à terme, à une réelle autonomisation des populations aidées. <br /> <br />Dans la plupart des programmes, un volet prend en compte les dimensions psychosociales de certaines maladies ou situations, avec la conscience que la santé ne peut être limité à ces secteurs, mais touche à l'entièreté des individus, des groupes et des sociétés auxquels ils appartiennent. Avec ce positionnement, à mi-chemin entre l'urgence et le développement, A.M.I. s'applique à répondre à des besoins tout en cherchant à pérenniser ses actions.</div>