Aide Médicale Internationale http://www.amifrance.org/ association humanitaire française apolitique et laïque, créée en 1979, œuvre pour le rétablissement de l'accès aux soins des populations exclues de tout système de santé. AMI forme du personnel de santé local et réhabilite des centres de santé. fr SPIP - www.spip.net Aide Médicale Internationale http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-d64b7.png http://www.amifrance.org/ 144 144 Yémen : promouvoir la santé, construire le développement http://www.amifrance.org/Yemen-promouvoir-la-sante.html http://www.amifrance.org/Yemen-promouvoir-la-sante.html 2010-08-05T14:32:13Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Dans la péninsule arabique, le Yémen est un pays marqué par une très grande pauvreté. Son économie est directement affectée par la baisse continue de sa production de pétrole depuis des années, alors que sa production agricole ne permet pas au pays d'assurer son autosuffisance alimentaire. Le Yémen accuse un important retard en terme de développement humain par rapport au reste de la péninsule. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 47 % de la population vit sous le seuil de (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><strong>Dans la péninsule arabique, le Yémen est un pays marqué par une très grande pauvreté. Son économie est directement affectée par la baisse continue de sa production de pétrole depuis des années, alors que sa production agricole ne permet pas au pays d'assurer son autosuffisance alimentaire. Le Yémen accuse un important retard en terme de développement humain par rapport au reste de la péninsule. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 47 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (2 $ par jour), 34 % de la population n'a pas accès à l'eau potable, tandis que l'illettrisme touche 41 % de la population âgée de plus de 15 ans. Les maladies contagieuses et la malnutrition constituent les premières causes de mortalité et de morbidité, particulièrement dans les zones rurales qui concentrent près de 70 % de la population. </strong> <br /> <br />Alternant activités cliniques en France et missions humanitaires en tant que médecin, Valentine Grangeon, référent médical de retour de sa mission au Yémen, explique comment Aide Médicale Internationale participe à la promotion des soins de santé primaires (SSP) dans le gouvernorat d'Hodeïdah. <br /> <br />Au cours de ses études de médecine généraliste à Grenoble, Valentine participe à une première mission humanitaire en partant soutenir un projet local d'assistance aux camps de réfugiés tibétains situés aux marges nord de l'Inde. Par la suite, elle parvient à développer une expérience clinique de plusieurs mois au sein d'un cabinet médical et d'une structure hospitalière. La mission humanitaire qu'elle mène six mois durant au Libéria en tant que référent médical lui permet ensuite de consolider sa connaissance des programmes de SSP. Elle confirme cette orientation en suivant une spécialisation en médecine tropicale et santé publique internationale à l'Institut de Médecine Tropicale (IMT) d'Anvers et a alors l'opportunité de mettre à profit ses compétences nouvellement acquises dans un contexte de développement en prenant part à la mission d'A.M.I. au Yémen. Dans le gouvernorat d'Hodeïdah, situé sur les rives de la mer Rouge, l'association travaille depuis plusieurs années à améliorer la prise en charge des SSP, de la santé materno-infantile et de la malnutrition. <br /> <br /><span class='spip_document_1713 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH299/IMG_5292-3115f.jpg' width='448' height='299' alt="" style='height:299px;width:448px;' /></span> <br />Valentine a été chargée, dans le cadre de sa mission d'un an, de la supervision du programme de soins de santé primaires. Celui-ci repose sur trois équipes mobiles, comprenant chacune un médecin et une sage-femme locaux, accompagnés parfois d'une technicienne de laboratoire. Les équipes mobiles assurent des consultations hebdomadaires dans treize centres de santé, les activités curatives étant dévolues aux médecins, tandis que les sages-femmes assurent les activités préventives. Valentine note que « la persistance de traditions locales fortes oblige à veiller à une nette séparation des hommes et des femmes dans le cadre des activités et des consultations médicales. C'est la raison pour lesquelles seules des femmes sont habilitées à examiner les femmes yéménites, à réaliser les consultations gynécologiques, de même que la prévention et le traitement des maladies sexuellement transmissibles. Ces affections restent d'ailleurs largement ignorées et passées sous silence au Yémen, ce qui nécessite d'user de patience et de discrétion plus importantes encore concernant ces sujets sensibles. » La technicienne de laboratoire vient en soutien à sept Health Centers, couvrant une zone de 15 000 habitants. <br /> <br />La supervision des structures de santé locales par les personnels yéménites d'A.M.I. passe par le suivi des consultations, l'étude des procédures et la formation continue, afin d'améliorer leurs capacités de diagnostic et de prescription d'un traitement adapté. Valentine souligne que « ce travail de formation prépondérant a pu être progressivement renforcé par la constitution d'un ouvrage de référence répertoriant avec précision les procédures à appliquer en cas de maladie. Ce recueil couvre des sujets aussi larges et essentiels que la définition de la maladie, l'observation des signes cliniques, l'observation des signes biologiques, la gestion des équipes médicales, la mise en place des traitements curatifs et enfin les mesures de prévention à mettre en œuvre pour réduire la fréquence des maladies ». Étant donné le développement relativement récent des activités d'A.M.I. au Yémen, le travail de référent médical englobe aussi de nombreuses composantes comme les relations avec les autorités sanitaires locales, la mise en œuvre et le suivi des programmes, ainsi que la coopération éventuelle avec d'autres organisations humanitaires. » <br /> <br />« Le Yémen reste un pays largement isolé et ignoré sur le plan humanitaire, dominé par la pauvreté et l'insalubrité, fait remarquer Valentine. Ces difficultés structurelles impliquent de se donner suffisamment de temps pour la formation, l'assimilation et l'appropriation des outils par le personnel local. En dépit de capacités de développement économique limitées, la population parvient à s'investir dans des programmes de prévention et de supervision exigeants. En ce sens, les sages-femmes avec lesquelles j'ai été amenée à travailler ont largement démontré leurs capacités d'initiative et d'autonomie dans le cadre de leurs activités, alors qu'une partie importante de mon temps a été consacré à l'encadrement des médecins généralistes. » Valentine s'est efforcée d'instaurer un climat de confiance avec ses équipes, en leur garantissant notamment une autonomie importante dans le cadre de leurs activités de supervision, après qu'elle ait élaboré les formations. Cette expérience au sein d'A.M.I. l'a convaincue de l'importance « d'élargir la gamme des soins dispensés à la population et de contribuer ainsi au développement de la société yéménite ».</div> Yémen : s'ouvrir à l'humanitaire et au monde arabe http://www.amifrance.org/Yemen-s-ouvrir-a-l-humanitaire-et.html http://www.amifrance.org/Yemen-s-ouvrir-a-l-humanitaire-et.html 2010-04-13T13:53:01Z text/html fr administrateur home - flash info Employée administrative dans une entreprise privée, Fabienne Alcaraz a orienté sa carrière pour rejoindre le monde de l'humanitaire, en partant avec Aide Médicale Internationale pour une mission courte au Yémen. Situé à la pointe sud de la péninsule arabique, le Yémen connaît une situation socio-économique plus comparable aux États fragiles de la Corne de l'Afrique qu'aux puissances pétrolifères du monde arabe, en raison de la faiblesse de ses ressources en hydrocarbures et de sa faible productivité. La (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_chapo'>Employée administrative dans une entreprise privée, Fabienne Alcaraz a orienté sa carrière pour rejoindre le monde de l'humanitaire, en partant avec Aide Médicale Internationale pour une mission courte au Yémen.</div> <div class='rss_texte'><br />Situé à la pointe sud de la péninsule arabique, le Yémen connaît une situation socio-économique plus comparable aux États fragiles de la Corne de l'Afrique qu'aux puissances pétrolifères du monde arabe, en raison de la faiblesse de ses ressources en hydrocarbures et de sa faible productivité. La population yéménite, forte de 23 millions d'habitants, se distingue ainsi du reste de la péninsule par un important retard en terme de développement humain. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 47 % de la population vit sous le seuil de pauvreté de 2 $ par jour, 34 % de la population n'a pas accès à l'eau courante, tandis que l'illettrisme touche 41 % de la population âgée de plus de 15 ans. Les maladies contagieuses et la malnutrition constituent les premières causes de mortalité et de morbidité, particulièrement dans les zones rurales qui concentrent près de 70 % de la population. Par ailleurs, le pouvoir central est ébranlé par les velléités sécessionnistes de l'ancien Yémen du Sud et la rébellion houthiste du nord. Une trêve fragile a récemment été trouvée avec les insurgés nordistes, permettant la fin des hostilités qui ont éclaté depuis 2004 et auraient fait plusieurs milliers de victimes et 350 000 déplacés. <br /> <br /><span class='spip_document_1674 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/Mobile_clinic_Al_Marawa_1181_AMI_BD-8ec7f.jpg' width='448' height='336' alt="Clinique mobile dans le district d'Al Marawa" title="Clinique mobile dans le district d'Al Marawa" style='height:336px;width:448px;' /></span> <i>Clinique mobile dans le district d'Al Marawa</i> <br /> <br />Après une formation en secrétariat, Fabienne Alcaraz s'est lancée très tôt dans la vie active, multipliant les expériences professionnelles, avant de devenir responsable administrative et comptable dans une société de transport de voyageurs. Issue d'une mère d'origine malgache, elle souhaite depuis longtemps se consacrer à un projet de développement local à Madagascar. Elle quitte le monde de l'entreprise après 7 années de carrière, pour suivre une formation d'administrateur de 9 mois à l'institut Bioforce. Au terme de nombreuses démarches, Fabienne connaît sa première expérience humanitaire en rejoignant les équipes d'A.M.I. pour 3 mois, en tant qu'administratrice sur la mission Yémen. <br /> <br />Depuis 2007, les équipes d'A.M.I. viennent renforcer les capacités organisationnelles, techniques et matérielles de huit structures de santé gouvernementales, situées dans les districts d'Al Marawa (zone rurale) et d'Al Hali (zone urbaine), dans le gouvernorat d'Hodeïdah (côte ouest). En collaboration avec le ministère de la Santé, A.M.I. concentre ses activités sur la prise en charge des soins de santé materno-infantile, le traitement des épidémies, et la lutte contre l'insécurité alimentaire. Fabienne est venue en soutien aux trois expatriés présents sur la mission – un chef de mission et deux référents médicaux –, pour assurer la gestion des tâches administratives courantes et former un administrateur local. <br /> <br />« Un temps d'adaptation a été nécessaire pour que je parvienne à me familiariser avec le monde de l'humanitaire, le fonctionnement de la mission et le mode de vie au Yémen, reconnaît-elle. Durant un mois et demi, j'ai dû engranger rapidement une somme importante d'informations, concernant les procédures RH appliquées aux expatriés et personnels locaux, la gestion de la trésorerie, la répartition des tâches et l'encadrement des équipes au quotidien. J'ai été amenée à m'adapter au rythme de vie au Yémen, en privilégiant les démarches extérieures et les formalités administratives le matin, puisque banques et administrations sont fermées l'après-midi, en partie en raison du rituel du khat. » (Originaire d'Afrique de l'Est, la culture des feuilles de khat s'est également étendue à la péninsule arabique. Comme chez son voisin somalien, le rituel du khat est un facteur important de sociabilité au Yémen, puisque sa consommation en réunion est propice à de longues heures de discussion et de négociation.) <br /> <br />Un mois durant, Fabienne a aussi été chargée de la formation d'un administrateur local, afin qu'il soit en mesure de lui succéder et d'assumer la responsabilité de l'ensemble des tâches administratives sur la mission. « Travailler avec un jeune homme doté d'une courte expérience et âgé seulement d'une vingtaine d'années passait nécessairement par un important effort de communication, fait-elle remarquer. Cette phase de transmission de compétences, mais aussi d'échange et de partage entre deux personnes issues de cultures différentes, a été particulièrement enrichissante pour moi. Un véritable climat de confiance a d'ailleurs fini par s'instaurer entre nous. De manière générale, le personnel local témoigne d'une grande curiosité concernant les activités et le personnel expatrié de la mission. » <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:right;"><strong>« Cette première mission humanitaire a été une expérience riche d'enseignements à tous les niveaux. »</strong></div> <br />En raison du manque d'accès à l'enseignement et de la faiblesse du niveau d'instruction des langues étrangères, l'arabe demeure la langue de communication prédominante au Yémen. Les personnes anglophones sont rares dans le pays. Fabienne souligne à quel point « les traducteurs sont indispensables aux équipes d'A.M.I., pour permettre aux expatriés de se faire comprendre de la quinzaine de collaborateurs, de l'ensemble de la population et des autorités locales si nécessaire. C'est à l'administrateur que revient la supervision du travail des deux traductrices et l'organisation de leur planning. Celles-ci sont aussi utiles à la traduction des lettres officielles, des plaquettes pédagogiques et d'autres types de documentation, qu'à l'accompagnement d'expatriés lors de sessions de formation. Les traductrices sont incitées à faire preuve de précision et d'attention, notamment dans l'usage du vocabulaire médical, pour ne pas altérer le sens de certaines prescriptions. Lorsque "repas" devient "alimentation", le message véhiculé par les équipes chargées des programmes de nutrition peut devenir plus confus pour les populations. » <br /> <br />En dépit de la durée limitée de sa mission, Fabienne a eu l'opportunité de développer un certain contact avec la population et le travail de terrain, en prenant le temps d'observer les traditions locales : « Il était plus facile pour moi de m'intégrer progressivement à la population d'une ville régionale de taille moyenne comme Hodeïdah, par rapport à la capitale du pays, même si la langue reste une barrière difficilement surmontable en si peu de temps. Il n'est pas forcément évident de trouver sa place lorsque l'on est une femme occidentale qui travaille dans l'humanitaire, au sein d'une société où l'autorité masculine est très marquée. Néanmoins, le fait d'être une femme permet d'estomper en partie la réserve de la population yéménite à son encontre, et des femmes en particulier. J'ai d'autre part eu la chance de sortir de ma bulle quotidienne, en partie éloignée des difficultés rencontrées par la population dans le reste du Yémen, pour me rendre sur un centre de santé d'Al Marawa et découvrir le travail des équipes d'A.M.I. sur le terrain. De manière générale, cette première mission humanitaire a été une expérience riche d'enseignements à tous les niveaux. Et elle me permet maintenant d'envisager d'une manière différente le projet que je souhaite entreprendre à Madagascar. »</div> Première mission avec A.M.I. : administrateur pour la mission Yémen http://www.amifrance.org/Premiere-mission-avec-A-M-I.html http://www.amifrance.org/Premiere-mission-avec-A-M-I.html 2009-12-29T12:23:00Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Après un stage desk au siège d'A.M.I., Alexandre Schwall a fait ses premiers pas sur le terrain en tant qu'administrateur, à Hodeidah. Alexandre Schwall, ancien stagiaire assistant desk au siège d'Aide Médicale Internationale, revient de sa première expérience sur le terrain. Une mission de trois mois en renfort sur le poste d'administrateur au Yémen, où A.M.I. appuie des centres de santé dans le gouvernorat d'Hodeidah, l'un des plus pauvres du pays. Présente depuis 2007, A.M.I. y agit pour l'accès aux (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p><strong>Après un stage desk au siège d'A.M.I., Alexandre Schwall a fait ses premiers pas sur le terrain en tant qu'administrateur, à Hodeidah.</strong> <br /> <br />Alexandre Schwall, ancien stagiaire assistant desk au siège d'Aide Médicale Internationale, revient de sa première expérience sur le terrain. Une mission de trois mois en renfort sur le poste d'administrateur au Yémen, où A.M.I. appuie des centres de santé dans le gouvernorat d'Hodeidah, l'un des plus pauvres du pays. Présente depuis 2007, A.M.I. y agit pour l'accès aux soins de qualité de plus de 142 500 personnes. En trois mois de mission, Alexandre aura pu découvrir tous les volets d'une mission A.M.I. et contribuer concrètement au fonctionnement de celle-ci. <br /></p> <div class="spip" style="text-align:center;"> <dl class='spip_document_1581 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L393xH297/DSC01180BD-bf1c2.jpg' width='393' height='297' alt='JPEG - 67.3 ko' style='height:297px;width:393px;' /></dt> <dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Arrivée d'une clinique mobile pour une séance de consultations</strong></dt> </dl> </div> <br /><strong>Votre stage au sein d'Aide Médicale Internationale était votre premier contact avec le monde de l'humanitaire, d'où vous est venu l'engouement pour ce milieu ?</strong> <br />J'étais étudiant à l'Institut d'Etudes du Développement Economique et Social (IEDES) en Master « Gestion des situations de crise ». Cette formation couvrait l'ensemble des situations de crise qui peut exister (catastrophes naturelles, conflits armés, etc.) et m'a amené à découvrir les problématiques liées à la gestion des conflits armés. Il existe plusieurs manières d'agir dans ce domaine et je savais que l'humanitaire était une porte d'entrée possible pour découvrir l'ensemble des acteurs de l'aide internationale. J'ai donc effectué des recherches sur différentes ONG. Je n'avais pas en tête un domaine d'intervention précis (médical, droits de l'homme, etc.), c'est la démarche opérationnelle d'A.M.I. qui m'a séduit : les programmes répondent aux besoins immédiats des populations, en matière de soins par exemple, tout en posant les bases pour l'après en visant l'autonomie des populations. C'est une position particulière de l'association à laquelle j'ai rapidement adhéré, parce qu'elle s'applique à intégrer « Urgence » et « Développement » dans son approche opérationnelle. <br />L'avantage d'une structure comme A.M.I., quand on découvre le fonctionnement d'une ONG comme moi c'est qu'on a rapidement une vision d'ensemble. La taille de l'association (et les gens qui y travaillent !) en fait un endroit convivial, où il y est plus facile de s'y intégrer professionnellement. <br /> <br /><strong>Vous avez effectué votre stage au sein du desk 2 en charge des missions Soudan, Afghanistan et Haïti. Vous assistiez à la fois la chargée de gestion financière sur le suivi budgétaire des missions, et la responsable des opérations dans la rédaction de propositions d'opérations ou de rapports à remettre aux bailleurs. Votre passage au siège vous a-t-il permis d'avoir une meilleure compréhension des enjeux du terrain ?</strong> <br />Outre mon envie de découvrir le milieu de l'humanitaire, j'espérais également pouvoir compléter mon passage au siège par une expérience de terrain. De ce point de vue, je peux dire que je n'ai pas été déçu : mon passage au siège m'a donné une vision plus nette des différents corps de métiers de l'humanitaire, au-delà de l'opérationnel, comme le travail du service médical ou du service communication. À l'issue de mon stage, je suis parti en renfort sur le terrain pendant trois mois en tant qu'administrateur au Yémen. <br />C'est une mission typique d'A.M.I. puisqu'il s'agit d'appuyer des centres de santé. Dans le gouvernorat d'Hodeidah. A.M.I. est présente dans le district urbain d'Al Hali et dans le district rural d'Al Marawa. Dans le premier, les soins de santé primaires s'accompagnent d'une attention particulière portée à la santé reproductive. Dans le district rural, en consortium avec Triangle GH (qui s'occupe du développement agricole) A.M.I. développe des activités de nutrition en plus des aspects habituels de supervision, d'approvisionnement en médicaments et mobiliers, de formation et de suivi épidémiologique. <br /> <br /><strong>Quel était votre rôle au sein de la mission et comment avez-vous appréhendé les nouvelles responsabilités qui vous étaient confiées ?</strong> <br />Je suis parti en renfort sur le poste d'administrateur, pendant 3 mois pour pallier le départ du précédent administrateur local, en recruter un nouveau et le former. Je suis arrivé trois semaines après le départ de l'administrateur et j'ai dû apprendre vite. Il me fallait à la fois me familiariser avec la mission, comprendre les tâches qui m'étaient confiées, et à la fois me mettre au travail tout de suite : il y avait déjà près d'un mois de comptabilité à mettre à jour. J'ai dû comprendre, apprendre et faire en même temps, ce qui n'est pas forcément évident au début, mais permet de rentrer dans le vif du sujet surtout sur une mission courte comme la mienne. <br />Mon travail quotidien consistait globalement à suivre les dépenses de la mission : assurer le suivi et la validation des factures, entrer toutes ces données dans le logiciel sur lequel j'ai été formé au cours de mon stage. C'est beaucoup de responsabilité car la réalisation des activités repose en grande partie sur une bonne gestion. Il y a également tout un volet ressources humaines avec lequel j'étais le moins familier au départ et qu'il m'a fallu apprendre sur le tas, soutenu par le chef de mission. Je suis notamment arrivé dans une équipe où j'étais le plus jeune et je me suis parfois retrouvé à demander à des professionnels plus âgés et plus expérimentés de me rendre des comptes, ce qui n'est pas forcément évident au début. J'étais par exemple, celui qui tenait la fiche de présence le matin, faisait pointer le personnel et devait rappeler à l'ordre les retardataires. <br />Au-delà de la comptabilité de la mission, l'administrateur est également le garant du règlement intérieur de la mission. C'est à lui qu'incombe la tâche de vérifier la validité des contrats, les salaires du personnel, les demandes de congés et d'être en relation avec les autorités locales pour des questions de sécurité sociale du personnel local, par exemple. Le travail d'administrateur demande beaucoup de rigueur, à la fois personnelle et professionnelle. Apprendre à gérer son temps de travail est essentiel car les petites tâches à faire s'accumulent assez rapidement et l'on a vite fait d'être pris par le quotidien. <br /> <br /><strong>Cette expérience vous a-t-elle donné une vision plus précise du milieu humanitaire et permis de préciser vos perspectives professionnelles ?</strong> <br />C'est une expérience très formatrice que j'aimerais beaucoup renouveler. Le poste d'administrateur m'a donné une vision d'ensemble du projet car la nature des tâches qui m'étaient confiées impliquait de travailler en collaboration étroite avec les autres services. <br />Aujourd'hui, j'aimerais repartir sur ce type de poste car il m'a appris beaucoup en très peu de temps. J'aimerais, à terme, mettre à profit les compétences concrètes acquises grâce à mon expérience de terrain en management ou en suivi budgétaire dans la gestion de projet, en rapport avec la culture de la paix.</div> Yémen : des besoins d'accompagnement importants des personnels de santé http://www.amifrance.org/Yemen-des-besoins-d-accompagnement.html http://www.amifrance.org/Yemen-des-besoins-d-accompagnement.html 2009-12-15T09:03:10Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Au Yémen, Aide Médicale Internationale travaille à renforcer les capacités des structures de santé pour améliorer la qualité de la prise en charge des populations. Valentine Grangeon, médecin diplômée d'un post graduat en médecine tropicale et de santé internationale, est partie sur la mission comme référente médicale. Elle témoigne de l'importance des besoins de support en termes de formation des personnels de santé. Un certain nombre d'activités menées depuis 2007 consistent à appuyer différents centres (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Au Yémen, Aide Médicale Internationale travaille à renforcer les capacités des structures de santé pour améliorer la qualité de la prise en charge des populations. Valentine Grangeon, médecin diplômée d'un post graduat en médecine tropicale et de santé internationale, est partie sur la mission comme référente médicale. Elle témoigne de l'importance des besoins de support en termes de formation des personnels de santé. <br /> <br />Un certain nombre d'activités menées depuis 2007 consistent à appuyer différents centres de santé pour renforcer leurs capacités, et à suivre et évaluer les pratiques du personnel médical. « Des visites dans les structures que nous appuyons sont organisées trois ou quatre fois par semaine, explique Valentine. Le but est d'accompagner le personnel médical. Je supervise une équipe de sept personnes, toutes issues du personnel de santé local, qui effectuent ces visites régulières dans les structures. Il y a trois médecins, trois sages-femmes, et un technicien de laboratoire. » <br /> <br /></p> <div class="spip" style="text-align:center;"> <dl class='spip_document_1572 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L414xH309/DSC01413_BD-0710b.jpg' width='414' height='309' alt='JPEG - 28.6 ko' style='height:309px;width:414px;' /></dt> </dl> </div> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Lors d'une consultation pour nourrissons</i></div> <br />Selon leurs compétences, les membres de cette équipe encadrent, forment, accompagnent certaines catégories de personnel. « Nos médecins supervisent les activités des médecins quand il y en a dans la structure visitée, ou des infirmiers qui assurent des consultations curatives. Nos sages-femmes accompagnent quant à elles les sages-femmes ou les infirmières de la structure pour le suivi de la grossesse, le planning familial, les consultations post-natales et parfois les accouchements qui ont lieu dans le centre de santé. De plus, certains centres de santé ne disposent pas d'infirmières capables de dispenser des soins curatifs aux femmes. La supervision, assurée par le médecin de l'équipe A.M.I., permet alors de former la sage-femme du centre à traiter les maladies générales de la femme. Ainsi ce type de prise en charge peut être assuré au sein même de la structure. » <br /> <br />Certains centres de santé disposent d'un laboratoire, et requièrent donc l'expertise du superviseur technicien de laboratoire A.M.I. « La supervision mise en place vise à s'assurer que les bonnes pratiques dans la réalisation des tests sont respectées », explique Valentine. <br /> <br /><div class="spip" style="text-align:right;"><strong>"Selon leurs compétences, les membres yéménites de l'équipe A.M.I. encadrent, forment et accompagnent certaines catégories de personnel."</strong></div> <br />Le projet mis en place par A.M.I. comprend notamment l'accès aux soins de santé primaires. Dans ce cadre, A.M.I. apporte un appui au programme national de lutte contre le paludisme. Les activités de laboratoire sont ici nécessaires, pour améliorer et contrôler la qualité du diagnostic de la maladie. « Les diagnostics se font par microscope, explique Valentine, et la supervision du technicien de laboratoire permet de s'assurer que ceux-ci sont réalisés dans de bonne conditions. Il faut notamment s'assurer que le laboratoire est maintenu dans un état de propreté satisfaisant, que les réactifs utilisés sont stockés à l'abri de la lumière, et que les produits qui en ont besoin sont conservés au froid. Le rôle des superviseurs consiste notamment à rappeler aux personnels des centres l'importance du respect des règles de base (par exemple, par manque d'argent, les techniciens de laboratoire des structures de santé vont parfois être tentés de conserver les produits au-delà de la date limite). La supervision permet aussi d'effectuer un contrôle de qualité (rigueur dans la lecture de la lame, etc.), d'encadrer, mais aussi de guider et de renforcer les compétences de personnels qui ne bénéficient pas d'une aide technique par ailleurs. » <br /> <br />Le travail de supervision permet également de guider le personnel soignant dans la prescription d'un traitement adapté. « La tendance naturelle du médecin est de vouloir le meilleur pour son patient, analyse Valentine, mais ce qu'il y a de mieux n'est pas toujours d'opter pour le dernier traitement mis sur le marché, souvent plus cher. De même, dans certains cas, il n'est pas nécessaire de recourir à un traitement médicamenteux, pour une simple pharyngite par exemple, qui implique des effets secondaires et un coût complémentaire et inutile chez des patients aux ressources financières limitées. L'accompagnement des médecins dans leur pratique apporte des possibilités d'échanges sur la meilleure façon de traiter une maladie ou de prendre en compte le bien-être des patients, d'un point de vue physiologique, mais aussi psychologique et social. » <br /> <br />Les supervisions s'appuient sur des outils qui sont créés pour les centres de santé. Nous élaborons des guides de diagnostics et de traitements en arabe, sur lesquels les personnels de santé peuvent s'appuyer en cas d'incertitude. Outre le travail réalisé dans les structures de santé, Valentine supervise les activités de clinique mobile, développées depuis juin. « Des consultations gratuites sont ainsi assurées une fois par semaine dans deux villages dépourvus de centres de santé. Un médecin, une sage-femme et un pharmacien, membres de l'équipe locale d'A.M.I., dispensent ainsi des soins préventifs et curatifs pour femmes enceintes, et des dépistages pour le paludisme et la malnutrition chez les enfants. J'accompagne parfois ces visites, qui sont réalisées dans une école ou une maison inhabitée. » <br /> <br />Alors que dans les centres, l'équipe A.M.I. accompagne sans se substituer au personnel soignant, la clinique mobile consiste à assurer directement des consultations. Mais ces activités sont réalisées en attente de l'ouverture de centres de santé dans chaque village. « Ces activités sont temporaires, explique Valentine. L'objectif est de préparer l'installation des centres et de l'équipe médicale nationale. Les populations s'habituent ainsi aux consultations, et elles sont sensibilisées à certaines questions de santé, comme la prise en charge des enfants malnutris. Et puis le principe est d'impliquer dès le départ l'équipe du futur centre de santé. D'ores et déjà, une sage-femme, qui travaillera dans l'un des centres une fois construit, accompagne notre équipe. Elle est ainsi introduite à la communauté et apprend à connaître la population locale. » <br /> <br />Pour Valentine, la nécessité d'accompagner et d'encadrer le personnel soignant est évidente, car « les besoins sont immenses ici dans le secteur de la santé. Quand on travaille dans des conditions difficiles, comme c'est le cas du personnel de santé local, il faut parfois dépenser beaucoup d'énergie, notamment pour respecter les bonnes pratiques, observe Valentine. Les supervisions permettent de guider les compétences du personnel local. Il s'agit d'encadrer mais aussi de former et de motiver en échangeant sur des questions médicales. »</div> Yémen : renforcer les compétences du personnel soignant pour mieux répondre aux enjeux de santé http://www.amifrance.org/Yemen-renforcer-les-competences-du.html http://www.amifrance.org/Yemen-renforcer-les-competences-du.html 2009-12-07T14:56:56Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Sabrina Clément vient d'achever une mission comme référente médicale au Yémen pour Aide Médicale Internationale. Infirmière pédiatrique de formation, elle est intervenue auprès de 11 centres de santé soutenus par A.M.I. dans les districts d'Al Marawa et d'Al Hali. Le Yémen est un pays particulièrement pauvre (40 % de sa population vit au-dessous du seuil de pauvreté) et les yéménites ont difficilement accès à des centres de santé dont les ressources sont insuffisantes. Dans ce contexte, le rôle des deux (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Sabrina Clément vient d'achever une mission comme référente médicale au Yémen pour Aide Médicale Internationale. Infirmière pédiatrique de formation, elle est intervenue auprès de 11 centres de santé soutenus par A.M.I. dans les districts d'Al Marawa et d'Al Hali. <br />Le Yémen est un pays particulièrement pauvre (40 % de sa population vit au-dessous du seuil de pauvreté) et les yéménites ont difficilement accès à des centres de santé dont les ressources sont insuffisantes. Dans ce contexte, le rôle des deux référents médicaux sur le terrain est d'intervenir pour une meilleure prise en charge des populations, en particulier au sein des centres de santé. Sabrina explique les actions qui ont été les siennes afin de répondre à cet objectif. <br /> <br /><strong>Quel a été votre rôle afin d'améliorer la qualité des soins dispensés dans les centres de santé ?</strong> <br /> <br />L'une de mes missions était de promouvoir la décontamination et la stérilisation du matériel médical utilisé pour les soins. Les centres manquent cruellement de moyens, néanmoins quelques mesures d'hygiène essentielles pourraient éviter bon nombre d'infections engendrées par l'utilisation d'un matériel non stérilisé : outils chirurgicaux, aiguilles, etc. Pour cela, un protocole en arabe a notamment été élaboré et affiché dans les centres. Il rappelle la nécessité pour les personnels soignants de s'assurer de quelques gestes simples comme par exemple ne pas laisser le matériel usagé et les déchets sur les tables, jeter les aiguilles ayant servi dans les boîtes prévues à cet effet. <br />Les actions qui ont été menées concernant les règles d'hygiène applicables aux déchets s'inscrivent dans le cadre d'un management plus global. Ainsi, il faut trouver des solutions viables, selon les ressources disponibles, pour savoir quoi faire du matériel à jeter. <br />La mise en place de boîtes à aiguilles fait partie des outils nécessaires à une meilleure hygiène, mais il faut aussi prévoir le moyen de se débarrasser des déchets. Deux des centres ont des incinérateurs qui peuvent être utilisés, mais il a fallu parfois imaginer d'autres solutions, comme l'enfouissement sécurisé. <br />Par ailleurs, en fournissant du matériel médical (notamment des aiguilles), A.M.I. évite que le manque de moyens des centres soit un frein au respect de ces règles d'hygiène. <br /> <br /><strong>L'un des enjeux de santé essentiels au Yémen est la malnutrition dont souffre un grand nombre d'enfants. Un programme de lutte contre l'insécurité alimentaire est ainsi mené par A.M.I. dans le district d'Al Marawa, en partenariat avec l'ONG Triangle Génération Humanitaire. Comment ce problème peut-il être pris en charge ?</strong> <br /> <br />Notre intervention porte sur la prévention de la malnutrition, sur la prise en charge des enfants malnutris ainsi que sur leur traitement. En effet, il est important d'intervenir en amont sur les causes de la malnutrition. Celle-ci est dans un certain nombre de cas liée à la pauvreté dont souffrent les familles, mais pas seulement. Nous avons constaté que dans une partie des cas, les parents composent les repas des enfants avec des aliments inappropriés à l'équilibre nutritionnel : des gâteaux secs et du thé par exemple. Ou bien, au lieu de lait maternisé, il est donné aux enfants en bas âge le même lait qu'aux adultes. Lorsque nous demandons aux parents pourquoi ils ne donnent pas à leurs enfants les mêmes aliments qu'eux-mêmes consomment, comme des œufs, une nourriture équilibrée, certains nous ont répondu « parce qu'ils refusent de les manger ». <br />À ce niveau, le travail de mobilisation communautaire permet de sensibiliser et d'informer les membres de la communauté et les parents à la nutrition, afin d'amener les communautés à détecter les problèmes et les inciter à changer leurs pratiques. Lorsqu'un enfant est repéré comme souffrant de malnutrition, il est référé par les centres de santé ou par les parents afin de bénéficier d'un programme adapté à son état. <br /></p> <dl class='spip_document_1567 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/consultation_Yemen-ccfc8.jpg' width='448' height='336' alt='JPEG - 44.3 ko' style='height:336px;width:448px;' /></dt> </dl> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>L'écoute et le conseil, des étapes importantes dans la lutte contre la malnutrition</i></div> <br /> <br /><strong>Concrètement, comment s'organise la prise en charge mise en place ?</strong> <br /> <br />Le programme de nutrition comporte différents volets afin d'orienter les enfants vers la solution la plus appropriée à chaque cas. Ceux qui présentent des complications médicales sont référés dans un centre pour y être accueillis en continu dans le cadre du TFC (<i>Therapeutic Feeding Center</i>). Les malnutris sévères qui ne présentent pas ces complications sont orientés vers le OTP (<i>Out Patient Therapeutic care program</i>), dans le cadre duquel ils se rendent toutes les semaines dans un centre pour un suivi régulier. <br />Afin d'améliorer les compétences du personnel soignant dans le domaine de la malnutrition, j'ai assuré une formation destiné à quatre assistants médicaux travaillant dans le centre OTP d'Al Marawa soutenu par A.M.I. J'ai formé également 3 sages-femmes et 3 docteurs yéménites ayant intégré l'équipe AMI. L'un des docteurs en particulier est amené à devenir le point de référence en matière de nutrition et à former à son tour d'autres personnels de santé. <br />L'enjeu est que petit à petit les équipes de santé locales soient à même de repérer les cas de malnutrition, dont on a constaté qu'ils n'alertent pas suffisamment leurs entourages.</div> Yémen : agir pour que les communautés s'approprient les projets http://www.amifrance.org/Yemen-agir-pour-que-les.html http://www.amifrance.org/Yemen-agir-pour-que-les.html 2009-10-28T16:58:20Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Ce n'est pas la première fois qu'El Hadji Ba, responsable de développement communautaire au Yémen pour Aide Médicale Internationale, travaille au contact direct des populations. En effet, il avait auparavant travaillé pour une ONG française au Sénégal, et l'appui apporté au système éducatif supposait déjà de mobiliser la communauté. Revenu d'une mission de deux mois au Yémen, il raconte en quoi consiste le développement communautaire, quelles sont les difficultés de la démarche, mais aussi les sources de (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Ce n'est pas la première fois qu'El Hadji Ba, responsable de développement communautaire au Yémen pour Aide Médicale Internationale, travaille au contact direct des populations. En effet, il avait auparavant travaillé pour une ONG française au Sénégal, et l'appui apporté au système éducatif supposait déjà de mobiliser la communauté. Revenu d'une mission de deux mois au Yémen, il raconte en quoi consiste le développement communautaire, quelles sont les difficultés de la démarche, mais aussi les sources de satisfaction. <br /> <br /><strong>Quelle définition peut-on donner du développement communautaire ?</strong> <br /> <br />C'est assez large, car le développement communautaire peut s'appliquer à des activités très diverses : santé, éducation, agriculture… Il peut se définir comme une stratégie d'intervention qui mise sur le potentiel des individus, des réseaux sociaux, des collectivités et des groupes communautaires à trouver des solutions aux difficultés rencontrées par les communautés, en sorte qu'elles pourvoient elles-mêmes à leurs besoins. Cette stratégie suppose de prendre appui sur une dynamique locale, notamment les associations locales (comme les associations de femmes, de jeunes), les collectivités, etc. Cela permet de mieux étudier les attentes des communautés et de les impliquer dans le processus, afin qu'elles s'approprient le projet et qu'elles en deviennent les principaux acteurs. <br /></p> <p><strong>Comment se traduit cette approche au Yémen ?</strong> <br /> <br />Il faut savoir qu'au Yémen A.M.I. apporte un appui au système de santé en soutenant des centres de santé à Al Hali (zone périurbaine d'Hodeidah) et Al Marawa (une zone rurale mais toujours dans le gouvernorat d'Hodeidah). Le travail de développement communautaire doit notamment servir à s'attaquer au problème du faible taux de fréquentation des centres par les populations. Il s'agit de rétablir une confiance réduite dans ces centres aussi bien que dans le système de santé lui-même. Aussi, nous nous efforçons d'apporter un soutien en matériel, en médicament, car les centres manquent cruellement de moyens, et de former les staffs des centres. Le deuxième volet de formation concerne les relais communautaires. Ceux-ci appartiennent à la communauté, ils ont été choisis au sein des villages dans lesquels A.M.I. intervient, et ils se portent volontaires pour intervenir dans le domaine de l'éducation à la santé. <br />L'étape qui a été menée pour le moment a consisté à les sélectionner. Nous avons rencontrés les chefs de village, les « akels », afin qu'ils proposent parmi les villageois des personnes capables de devenir relais, à partir de critères que nous leur avons soumis, et nous avons tous discuté. Aux akels, nous avons expliqué l'importance pour nous de travailler avec la communauté. Ce sont les personnes les plus influentes de la communauté, les représentants, même si leur autorité n'est pas institutionnelle. Ils sont essentiels dans la dynamique locale dont je parlais tout à l'heure, et ils peuvent véritablement mobiliser les communautés. <br /> <br /><strong>Pourquoi faire intervenir des relais communautaires ?</strong> <br /> <br />Par exemple, à Al Marawa où A.M.I. a mis en place un programme de nutrition, certains enfants ne se rendent pas ou pas régulièrement aux rendez-vous fixés dans le centre de santé pour qu'ils reçoivent un suivi nutritionnel. Les enfants du district y reçoivent des compléments nutritionnels et un traitement curatif en fonction du niveau de sévérité de la maladie, du plumpeanut. Le rôle des relais communautaires, au nombre de deux par village, sera d'inciter les parents à les conduire au centre de référencement pour les faire bénéficier de ces soins. Également, ils interviennent en matière de Health Education (éducation à la santé) sur différents sujets liés aux soins de santé primaires et à la nutrition. <br /></p> <p><strong>Quel était ton rôle pendant ces deux mois ? À quelle étape de tous ces projets de développement communautaire a correspondu ta mission ?</strong> <br /> <br />Les activités communautaires sont nouvellement développées par A.M.I. au Yémen. Ma mission principale était la formation d'une superviseur locale pour la mise en œuvre des activités. Avec elle, nous avons conduit diverses activités préparatoires, comme le processus de désignation de relais communautaires par les populations, l'organisation d'une session de formation pour les staffs des centres de santé et des relais communautaires, ou la sensibilisation des populations pour les inciter à fréquenter les centres de soins. Et puis, s'agissant de la formation du staff dans les centres de santé, une évaluation a été menée pour estimer les besoins en formation en matière d'éducation à la santé. En effet, il faut savoir qu'au Yémen cette activité fait partie de leurs responsabilités. A.M.I. pourra intervenir afin de les outiller et d'améliorer leur pratique. <br /> <br /><strong>Quelles difficultés peuvent se poser à l'implication des communautés ?</strong> <br /> <br />Parfois, les populations sont un peu attentistes, c'est à nous de les amener à participer. Par exemple, je peux citer le cas d'un village où les activités d'un centre de santé ne pouvaient commencer en raison d'un problème d'eau. Dans le village, la population se demandait si A.M.I., ou l'État, allait faire l'aménagement nécessaire. L'équipe de développement communautaire ou CBHC (Community Based Health Care) est allée voir le akel du village pour lui exposer le problème et lui expliquer notre souhait de voir la population s'impliquer. Le akel a donné sa promesse que le problème serait résolu, ils ont creusé, mis les tuyaux, etc., et l'eau est arrivée dans le centre. <br /> <br /><strong>Que penses-tu du fait de faire participer les communautés ?</strong> <br /> <br />J'ai trouvé personnellement cette mission très enrichissante. Je suis un « communautaire ». J'aime aller vers les communautés, réfléchir avec elles, cibler des problèmes et chercher les solutions ensemble. Les communautés ont un grand rôle à jouer. Leur participation à la vie des projets est importante et nécessaire pour la continuité des actions entreprises. Car si les populations ne se mobilisent pas en amont, lorsque A.M.I. partira les projets risquent d'être laissés à l'abandon. AMI mise donc sur l'implication des communautés pour rendre les actions entreprises pérennes.</p></div> Yémen : un programme de développement communautaire pour renouveler la confiance des bénéficiaires dans le système de santé http://www.amifrance.org/Yemen-un-programme-de.html http://www.amifrance.org/Yemen-un-programme-de.html 2009-07-27T09:05:52Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Virginie Nadeau a occupé le poste de responsable du programme de développement communautaire. Après des expériences dans le privé comme formatrice et plusieurs missions dans le domaine humanitaire aux Comores, à Madagascar et en Haïti, Virginie a rejoint les équipes d'Aide Médicale Internationale sur la base d'Hodéidah au Yémen. Depuis son ouverture en 2007, la mission d'A.M.I. au Yémen porte sur l'amélioration de l'accès aux soins de santé primaires de la population. L'appui des équipes d'A.M.I. se (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Virginie Nadeau a occupé le poste de responsable du programme de développement communautaire. Après des expériences dans le privé comme formatrice et plusieurs missions dans le domaine humanitaire aux Comores, à Madagascar et en Haïti, Virginie a rejoint les équipes d'Aide Médicale Internationale sur la base d'Hodéidah au Yémen.</p> <p>Depuis son ouverture en 2007, la mission d'A.M.I. au Yémen porte sur l'amélioration de l'accès aux soins de santé primaires de la population. L'appui des équipes d'A.M.I. se concentre essentiellement sur les centres de santé qui ont une forte activité en soins curatifs, mais également en prévention et en vaccination. C'est dans ce cadre que Virginie est intervenue pour faire une évaluation afin de préparer la future mise en place du programme communautaire dans deux districts du gouvernorat d'Hodéidah (neuf zones dans le district d'Al Marawa et quatre zones dans le district d'Al Hali). <br /> <br /><strong>Quel soutien apporte actuellement A.M.I. sur le terrain avant le démarrage prochain du programme communautaire ?</strong> <br /> <br />Il est vrai que la mise en place d'un programme communautaire n'a pas eu lieu dès le démarrage des activités d'A.M.I. à Hodéidah au début de l'année 2007. Il s'est avéré nécessaire de rétablir le niveau de soin dans les centres de santé avant d'inciter les bénéficiaires à revenir les fréquenter. A.M.I. soutient neuf centres de santé en zone rurale et quatre en zone urbaine. Nous soutenons également trois nouvelles localités avec des cliniques mobiles en attendant la construction de centres de santé supplémentaires par le ministère de la Santé. Dans ces cliniques mobiles, nous dispensons des soins curatifs et préventifs (surveillance des femmes enceintes et « supplémentation » en fer, vaccinations, etc.). L'aspect préventif a également été développé avec des séances d'éducation à la santé et un volet de lutte contre la malnutrition. <br /> <br /><strong>Que vise le programme communautaire pour lequel vous avez fait une évaluation ?</strong> <br /> <br />Le but de ce programme communautaire sera de rétablir le lien entre les centres de santé et la communauté et d'introduire des sessions d'éducation à la santé pour prévenir les pathologies les plus courantes et améliorer la prise en charge des malades. <br />Le programme communautaire est conçu directement en collaboration avec les communautés et les centres de santé déjà en place. Il est primordial que les communautés se sentent concernées en tant qu'acteurs de leur santé. Une réelle implication est nécessaire de leur part car les bénéficiaires doivent venir dans le centre de santé, avoir confiance dans le personnel soignant et dans la qualité des soins qui sont proposés, car à l'heure actuelle, les personnes sont souvent méfiantes et critiques à l'égard du système de santé. <br />Il faut aussi comprendre et désamorcer certaines fausses croyances très répandues, comme par exemple que le thé est un fortifiant, alors qu'il est en cause dans de nombreuses carences en fer, notamment chez les femmes enceintes et les enfants. <br />Mon rôle par rapport à ce programme communautaire a donc été de le préparer en amont et d'analyser les retombées possibles pour assurer que les activités mises en place par A.M.I. soit pérennes et aient des bases solides pour perdurer après le départ des équipes. <br /></p> <dl class='spip_document_1464 spip_documents spip_documents_center'> <dt><img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L448xH336/une_salle_de_consultation_a_Koshoba-38a4b.jpg' width='448' height='336' alt='JPEG - 23.1 ko' style='height:336px;width:448px;' /></dt> </dl> <p><i></p> <div class="spip" style="text-align:center;">Une salle de consultation à Koshoba</div></i> <br /><strong>Concrètement, comment évaluez-vous un programme communautaire ?</strong> <br /> <br />Ma mission d'évaluation a débuté par la collecte d'informations pour faire un état des lieux et avoir une idée précise de ce qui avait été fait avant. Cela a permis de bien connaître la situation existante et de savoir ce qu'il est possible de faire ou non avec les communautés. J'ai donc été attentive à tout ce qui avait d'ores et déjà été mis en place par l'équipe d'A.M.I., les associations locales et les autorités sanitaires locales. Je me suis aussi informée sur d'autres projets en termes d'éducation à la santé et d'approche communautaire. <br />Le travail de sensibilisation sera assuré par des bénévoles issus des communautés. Le processus de recrutement de ces bénévoles sera appuyé par la coordinatrice locale A.M.I. du projet. Le rôle de chaque acteur dans le programme communautaire, ainsi que la stratégie et les étapes du programme sont en cours de définition. <br />Le plus important pour s'assurer de la pérennité du programme, de l'implication et de la motivation des acteurs sur le long terme (pour une partie à titre bénévole) est de leur demander une contribution raisonnable, et de créer des interdépendances, afin que ces acteurs aient besoin et un intérêt dans le travail des uns et des autres pour une motivation mutuelle. <br />Le déroulement du programme communautaire sera basé sur une approche participative. Il faut donc que nous mobilisions des agents sensibilisateurs légitimes aux yeux de la population. Ils seront donc choisis si possible via un processus d'élection. <br />Quant au contenu des messages de sensibilisation, nous les définirons avec le ministère de la Santé, tout en impliquant la communauté pour identifier ses propres besoins. <br />Peu de temps après le démarrage proprement dit du programme communautaire, nous envisageons de conduire une première évaluation des résultats pour analyser de quelle manière passe le message auprès de la population dans une zone pilote parmi les 13 que couvre la mission d'A.M.I. Nous allons commencer le projet par une phase de test dans une zone pilote (parmi les 13 zones cibles de la mission A.M.I.), qui bénéficiera d'un suivi-évaluation rigoureux avant l'extension du programme à toutes les zones concernées. <br /> Ce programme communautaire vise à redonner confiance aux bénéficiaires dans leur système de santé, les inciter à adopter certains comportements préventifs et à se rendre rapidement dans un centre de santé, peu de temps après la déclaration d'une maladie pour y recevoir à temps un traitement efficace et adéquat.</div> Yémen : une mission en pleine expansion http://www.amifrance.org/Yemen-une-mission-en-pleine.html http://www.amifrance.org/Yemen-une-mission-en-pleine.html 2009-05-14T15:40:26Z text/html fr administrateur A lister à droite comme Témoignages home - flash info Karine Betemps, de passage à Paris, est chef de mission au Yémen pour Aide Médicale Internationale. Après avoir travaillé pendant 6 ans en France dans le secteur social, puis au Soudan et une première fois au Yémen, elle a effectué, pour A.M.I., des missions en Afghanistan et en République Démocratique du Congo. Elle livre son regard sur les programmes de l'ONG dans ce pays oublié de la péninsule arabique. La mission au Yémen est une des dernières nées d'A.M.I. Ouverte depuis environ deux ans, elle (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-A-lister-a-droite-comme-+.html" rel="tag">A lister à droite comme Témoignages</a>, <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><strong>Karine Betemps, de passage à Paris, est chef de mission au Yémen pour Aide Médicale Internationale. Après avoir travaillé pendant 6 ans en France dans le secteur social, puis au Soudan et une première fois au Yémen, elle a effectué, pour A.M.I., des missions en Afghanistan et en République Démocratique du Congo. Elle livre son regard sur les programmes de l'ONG dans ce pays oublié de la péninsule arabique.</strong> <br /> <br />La mission au Yémen est une des dernières nées d'A.M.I. Ouverte depuis environ deux ans, elle commence à s'ancrer dans le paysage local. « Je suis arrivée en septembre 2008, raconte Karine. Le volet opérationnel avait déjà été mis en place depuis le mois de février 2007. Il y a eu un délai d'un an entre la mission exploratoire et l'ouverture. On peut dire que le programme est effectif depuis deux ans. Je suis la deuxième chef de mission. C'est celui qui m'a précédé, Cédric Fleury, qui en a fait l'ouverture. ». Les équipes d'A.M.I. sont basées dans le gouvernorat d'Hodeïda, bordé par la Mer Rouge. « C'est une petite mission. Nous avons deux programmes, l'un en zone urbaine, à Al Hali, dans lequel nous soutenons quatre centres de santé, et l'autre en zone rurale, à Al Marawa, où nous avons prévu, au total, de soutenir neuf centres de santé, et d'installer une clinque mobile. En plus de ces activités traditionnelles d'A.M.I., ce deuxième programme comprend un volet sur la nutrition. Nous travaillons en consortium avec l'ONG française Triangle sur ce projet, qui s'occupe de tout ce qui touche à l'agriculture et l'élevage, tandis que nous nous attelons à la dimension sanitaire du programme, avec le soutien d'UNICEF, axée sur une approche communautaire du traitement de la malnutrition. ». L'équipe expatriée est assez réduite : « L'équipe au complet comprend un chef de mission et deux référents médicaux. À ceux-là, on peut ajouter la venue d'expatriés en missions d'appui ponctuelles. La dernière à être venue, Florence Tonnoir, est nutritionniste. Elle est restée pendant six mois. La mission fonctionne surtout avec les équipes locales. Une quinzaine de personnes sont employées par A.M.I. Il est nécessaire de bien former ces équipes, pour qu'elles puissent transmettre à leur tour ces connaissances dans les centres de santé. ». La formation de personnel médical permet que cette transmission soit étendue le plus possible, avec une sorte d'effet boule de neige. <br /> <br />A.M.I. est présente dans la région en soutien aux centres de santé, ainsi que pour l'établissement d'une clinique mobile. « Ces actions de soutien sont ce que j'appelle le "paquet A.M.I". Dans un premier temps, avant de débuter notre soutien à un centre de santé, nous organisons, avec le représentant du ministère de la Santé sur le district et le directeur du centre en question, une réunion d'information auprès des chefs de communautés. Cette réunion a pour but d'expliquer la démarche AMI et de délimiter ce que nous pouvons faire et ne pas faire. Elle a également pour objectif d'obtenir l'adhésion des chefs de communauté au soutien d'A.M.I., la participation des habitants à certains travaux de réhabilitation, et surtout d'encourager les habitants à utiliser les services de santé, notamment ceux délivrés en direction des femmes enceintes et des enfants. <br />Dans un second temps, nous faisons un état des lieux du centre à soutenir, en matière de réhabilitation et d'équipements (médicaux et non médicaux). <br />Une fois les travaux de réhabilitation exécutés et les équipements installés, nous commençons alors le soutien régulier A.M.I., à savoir l'approvisionnement mensuel en médicaments essentiels et consommables médicaux, la supervision et la formation des personnels médicaux, ainsi que la collecte et l'analyse des informations sanitaires du centre. <br />L'objectif de ce soutient est d'améliorer les compétences du personnel soignant, qui permettrait une augmentation de la fréquentation de ces centres de santé par les bénéficiaires. Au milieu de tout cela, mon rôle se situe tant sur le plan opérationnel, avec un soutien au staff local A.M.I., que sur le plan des relations avec les bailleurs et les autorités. » <br /> <br />Les deux programmes se font en collaboration avec les autorités sanitaires locales, et en soutien au ministère de la Santé yéménite. La mission n'a pas connu un démarrage des plus faciles, notamment en raison de son implantation : « Il n'y a pas de réelle culture des ONG au Yémen. ». Aller là où les autres ne vont pas nécessite un temps d'adaptation, quand les ONG sont assimilées par les populations locales à des organismes de don pur qu'à un véritable travail en partenariat. Les programmes ont été un peu freinés par l'ancrage de ces représentations. Aujourd'hui, les choses rentrent dans l'ordre. Les contacts avec les différents interlocuteurs sont établis, et portent leurs fruits. « On arrive à travailler avec le ministère de la Santé, pour soutenir les centres. Si on veut arriver à une pérennité des actions menées, une réelle implication du Ministère et des communautés est indispensable, pour accompagner les programmes, et pour que la mission obtienne de réels résultats. Par ailleurs, plus le temps passe, plus nous avons une connaissance fine de l'environnement dans lequel nous travaillons, les compréhensions mutuelles s'améliorent, et nous discernons les limites de la mission, ce qui est essentiel pour son bon déroulement : cela ne sert à rien de tenter de faire telle ou telle action qui ne peut pas marcher. Il y a, maintenant, un réel intérêt à travailler ensemble. ». <br /> <br />La pertinence de la mission se situe dans l'idée, à terme, d'une passation avec le ministère de la Santé. L'accent est donc mis sur la transmission des compétences et des connaissances. « La formation est, dans le programme, ce que je trouve le plus pertinent. C'est ce qui permet de pérenniser les avancées. C'est pourquoi je pense qu'elle est à renforcer de plus en plus. Nos actions se déroulent toujours dans un but d'autonomisation et de durabilité. Il en va de même pour la clinique mobile. Bien qu'elle semble être de l'ordre de l'éphémère, elle est installée à un endroit où le Ministère prévoit de construire un centre de santé dans un futur proche. ». <br /> <br />Les projets à venir sont dans la continuité de ce qui a débuté depuis deux ans. « On arrive en ce moment à une période d'aboutissement effectif de pas mal de choses. Il nous reste quatre centres de santé à soutenir sur les neuf, en zone rurale. La clinique mobile devrait être opérationnelle fin avril début mai. Le programme sur la nutrition prend de plus en plus d'importance. Nous réfléchissons à l'avenir, pour voir comment transformer et pérenniser le plus possible ce qui a déjà été fait. » <br /> <br /><a href='http://www.amifrance.org/Entretien-video-avec-Karine.html' class='spip_in'>Retrouvez Karine Betemps en interview vidéo</a></div> Yémen : mise en place d'un nouveau programme de nutrition destiné aux enfants de moins de cinq ans http://www.amifrance.org/Yemen-mise-en-place-d-un-nouveau.html http://www.amifrance.org/Yemen-mise-en-place-d-un-nouveau.html 2009-04-22T13:57:52Z text/html fr administrateur home - flash info Au Yémen, la situation sanitaire est bien plus grave qu'elle n'y paraît à première vue. Si la plupart des enfants ne présentent pas les symptômes les plus flagrants de la malnutrition (œdèmes et maigreur), beaucoup d'entre eux souffrent de carences sévères. C'est sur la base de ce constat que Florence Tonnoir est partie en mission au Yémen avec Aide Médicale Internationale (A.M.I.) pendant six mois, pour assurer la mise en place d'un programme de nutrition pour les enfants du district d'Al Marawa dans le (...) - <a href="http://www.amifrance.org/-Temoignages,192-.html" rel="directory">Témoignages</a> / <a href="http://www.amifrance.org/+-home-flash-info-+.html" rel="tag">home - flash info</a> <div class='rss_texte'><p>Au Yémen, la situation sanitaire est bien plus grave qu'elle n'y paraît à première vue. Si la plupart des enfants ne présentent pas les symptômes les plus flagrants de la malnutrition (œdèmes et maigreur), beaucoup d'entre eux souffrent de carences sévères. C'est sur la base de ce constat que Florence Tonnoir est partie en mission au Yémen avec Aide Médicale Internationale (A.M.I.) pendant six mois, pour assurer la mise en place d'un programme de nutrition pour les enfants du district d'Al Marawa dans le gouvernorat d'Hodeidah, dans lequel A.M.I. assure un appui à neuf centres de santé. Ingénieur agroalimentaire et santé depuis 2007, c'est en qualité de nutritionniste que Florence a assuré cette enrichissante première mission. <br /> <br />Les équipes d'A.M.I. fournissent des médicaments, supervisent le personnel de santé et ont commencé à initier un programme communautaire dans le cadre duquel s'insère le programme nutritionnel (programme de sécurité alimentaire pour lequel A.M.I. travaille en consortium avec Triangle Génération Humanitaire). <br /> <br /></p> <div class="spip" style="text-align:center;"><span class='spip_document_1406 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L396xH312/photo_enfants_yemen_recadree-91695.jpg' width='396' height='312' alt="" style='height:312px;width:396px;' /></span></div> <div class="spip" style="text-align:center;"><i>Enfants du gouvernorat d'Hodeidah</i></div> <br />La première activité de Florence a consisté à réaliser une enquête sur 17 jours pour évaluer le taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans dans la région. Les données recueillies ont permis d'identifier les besoins des enfants et de rassembler les éléments matériels destinés à appuyer les recommandations qui ont accompagné la remise du rapport. Ce document de synthèse, élaboré avec les éléments relevés par Florence, a donc permis de poser les jalons du nouveau programme A.M.I. Celui-ci, appelé le « Community Therapeutic Care » programme (CTC), se décline en quatre volets : <br /><img src="http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1d287.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> le TFC (Therapeutic Feeding Center), destiné aux enfants malnutris avec des complications médicales. <br /><img src="http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1d287.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> le OTP (Out Patient Therapeutic care program), destiné aux enfants sévèrement malnutris sans complication. <br /><img src="http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1d287.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> le SFP (Supplementary Feeding Program) pour la malnutrition modérée sans complication. <br /><img src="http://www.amifrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1d287.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> la mobilisation communautaire, très importante pour sensibiliser les membres des communautés et villages. L'objectif étant d'identifier des mobilisateurs communautaires dont le rôle est de vérifier que les enfants malnutris sont pris en charge et, dans le cas contraire, les diriger vers le centre de santé le plus proche. Ce dernier volet de l'activité implique une mobilisation sur le long terme. <p>A.M.I. a, dès le début du programme, recruté des superviseurs, médecins et sages-femmes, dont la mission est de s'assurer que le travail du personnel médical des cliniques respecte les procédures établies pour le suivi des enfants malnutris. Pour cela, ces professionnels s'appuient sur des checklists préétablies par A.M.I. Florence rappelle combien « il est important de vérifier que les consultations sont bien menées dans les cliniques, c'est-à-dire que les mesures anthropométriques des enfants sont bien effectuées (poids, taille et circonférence brachiale). Dans le cadre de leur travail routinier de supervision, les équipes assurent ce travail et vérifient également la bonne gestion des approvisionnements en médicaments, la préservation de leur qualité par de bonnes conditions matérielles de conservation, etc. ». L'importance de ce ces activités a conduit l'équipe d'A.M.I. à former les superviseurs au programme CTC. Florence précise : « le but de cette sensibilisation était de transmettre de manière claire et précise l'information pour que le message soit ensuite relayé aux personnels des cliniques et aux communautés. » <br /> <br />S'agissant de ces dernières et de leur participation aux activités de lutte contre la malnutrition, Florence commente : « la population est sympathique, accueillante et en demande de soins. Il n'y a pas eu de problème pour effectuer les mesures anthropométriques sur les enfants, même s'il était délicat de s'isoler avec les mamans et leurs enfants sans heurter les sensibilités. Cela étant, les gens acceptaient très bien l'équipe d'A.M.I. et étaient contents de notre venue ». <br /> <br />Grâce à la mise en œuvre de ce nouveau programme nutritionnel, dans lequel Florence s'est fortement impliquée, la prise en charge des enfants du district d'Al Marawa souffrant de malnutrition pourra être, dans les prochains mois, menée au plus près de leurs besoins.</p></div>